Qu'est-ce que la lithotripsie et quand y a-t-on recours ?

La lithotripsie est une procédure qui permet de fragmenter les calculs rénaux et de les éliminer dans les urines. Voici comment se déroule cette procédure en détails.
Qu'est-ce que la lithotripsie et quand y a-t-on recours ?

Dernière mise à jour : 05 juillet, 2021

La lithotripsie est une opération très fréquente. C’est l’une des méthodes de traitement des calculs rénaux. Les calculs rénaux sont des dépôts de minéraux et de sels durs qui se forment à l’intérieur des reins. On parle également de lithiases.

Le problème est que lorsque ces calculs se déplacent dans les voies urinaires et les déforment, ils provoquent alors de fortes douleurs. Ils peuvent également obstruer les voies urinaires. La lithotripsie a pour but de fragmenter ces calculs.

L’idée est que le patient puisse les évacuer plus facilement. Il existe différentes façons de réaliser cette technique. Il faut aussi tenir compte de certains aspects importants avant de la pratiquer. C’est pourquoi, dans cet article, nous vous expliquons tout ce que vous devez savoir à ce propos.

Comment fonctionne la lithotripsie ?

Comme nous l’avons mentionné dans l’introduction, la lithotripsie est une procédure chirurgicale utilisée pour traiter les calculs rénaux. Comme expliqué dans un article de l’Institut d’urologie Serrate & Ribal, le mot lithotripsie vient du grec et du latin. Lithos signifie en effet “pierre” et terere signifie “broyer”.

Les calculs rénaux sont fréquents au sein de la population. Par conséquent, la lithotripsie est devenue une technique très utile et largement utilisée. Elle consiste à fragmenter les calculs dans le rein ou le long des voies urinaires pour les rendre plus faciles à écouler dans les urines.

Pour ce faire, on a recourt à des ondes de choc ultrasonores ou un laser. Et ce, de manière extracorporelle et non invasive. L’appareil utilisé est appelé un lithotripteur dans le cas des ondes de choc. Il s’agit d’une procédure indolore qui ne requiert pas la manipulation du patient.

À tel point qu’elle est généralement réalisée en chirurgie ambulatoire et sans anesthésie. On utilise d’autres examens complémentaires afin de localiser la position exacte des calculs. Il s’agit notamment de l’échographie et de la radiographie.

Un douleur due à des calculs rénaux.

Les différents types de lithotripsie

Il existe différents types de lithotripsie. Les deux principaux types sont la lithotripsie extracorporelle par ondes de choc ultrasonores (ESWL) et la lithotripsie au laser (FURSL).

Ces deux techniques permettent de broyer les calculs dans les voies rénales. Cependant, il est important de savoir laquelle est la plus adaptée à l’état de santé du patient. Le nombre et le type de calculs à traiter doivent être également considéré.

La lithotripsie par ondes de choc extracorporelles

Comme son nom l’indique, la lithotripsie extracorporelle par ondes de choc utilise des ondes de choc pour fragmenter les calculs. La machine utilisée s’appelle un lithotripteur. Il permet de concentrer les ondes sur le point où se trouvent les calculs.

Ce qui est bien c’est que ces ondes n’agissent que sur les calculs. En d’autres termes, ils n’endommagent pas la peau, les muscles ou tout autre tissu. La procédure dure environ une heure.

La lithotripsie au laser

La lithotripsie au laser implique l’insertion d’un petit tube flexible, appelé un endoscope, dans les voies urinaires. L’endoscope est muni d’une caméra à son extrémité qui permet de voir l’intérieur des conduits.

Lorsque le calcul est localisé, un laser se dirige directement sur le calcul et le brise en plusieurs fragments. Cette technique est plus courte que la lithotripsie extracorporelle à ondes de choc. En effet, elle ne dure qu’une demi-heure.

Cependant, le fait de devoir introduire des instruments dans le corps du patient peut générer plus d’inconfort ou de gêne. Comme pour l’intervention précédente, le patient peut rentrer chez lui le jour même de l’intervention.

Quelle est l’efficacité de la lithotripsie ?

La lithotripsie est une technique largement utilisée et elle est considérée comme sûre et efficace. Selon une étude publiée dans l’Oman Medical Journal, le taux de réussite est d’environ 88 % des cas dans l’uretère. Dans le cas des calculs rénaux, le pourcentage est un peu plus faible, mais il reste également très élevé (74%).

En outre, très peu d’entre eux présentent des complications, telles que des infections des voies urinaires. Un autre article de la National Kidney Foundation indique que 70 à 90 % des personnes qui subissent une lithotripsie n’ont plus de calculs dans les mois qui suivent.

Cependant, il arrive que certains fragments restent trop gros pour passer. Dans ces cas, on peut répéter la procédure si nécessaire.

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Préparation de la procédure

Avant d’effectuer une lithotripsie, il est important pour le médecin de connaître les antécédents du patient, ses traitements et son passif. En outre, on effectue généralement une série de tests complémentaires. L’idée est d’essayer de localiser les calculs et de connaître leurs dimensions avant de les morceler.

Pour ce faire, on peut réaliser un pyélogramme intraveineux. Il s’agit d’un test similaire à une radiographie. On utilise ainsi un colorant pour localiser les calculs. On peut également prescrire une échographie.

Dans les jours qui précèdent la lithotripsie, il peut être nécessaire d’arrêter de prendre certains médicaments. En particulier, les médicaments anticoagulants. En effet, ces derniers, augmentent le risque d’hémorragie lors de l’expulsion des calculs.

L’anesthésie générale n’est pas toujours indispensable. En fait, il arrive souvent de réaliser cette procédure sous anesthésie locale en ambulatoire. Cependant, certains patients restent hospitalisés pour surveiller d’éventuelles complications.

Comment se déroule la procédure ?

Les deux types de lithotripsie sont similaires, mais elles présentent des différences importantes. Dans les deux cas, le patient est généralement allongé. Et ce, avec ou sans anesthésie. La procédure en elle-même n’est pas douloureuse, mais l’expulsion des calculs en revanche peut l’être.

Il est parfois possible que certains des fragments puissent provoquer un blocage des voies urinaires. Dans ces cas, il devient nécessaire d’effectuer une endoscopie à travers l’uretère pour les retirer. En outre, il convient de mentionner que des saignements, de la fièvre ou même une infection peuvent survenir. Cependant, cela est assez rare.

En résumé, la principale différence que nous pouvons garder en tête est que dans le cas de la lithotripsie par ondes de choc, il est nécessaire d’introduire un endoscope dans les voies urinaires du patient. Cela peut donc être plus inconfortable et désagréable.

Des chirurgiens au travail.

La récupération après la lithotripsie

Après l’intervention, il est généralement nécessaire que le patient se repose à l’hôpital pendant au moins une heure. Ce délai peut être plus long en cas d’anesthésie. Il est aussi nécessaire de s’assurer que la personne soit stable et qu’il ne présente pas de complications.

Dans les jours qui suivent une lithotritie extracorporelle par ondes de choc, le patient peut reprendre ses activités professionnelles. En cas de lithotripsie au laser, la récupération est par contre plus lente. C’est normal en cas de procédure endoscopique invasive.

Comme nous l’avons déjà mentionné, des douleurs ou du sang dans les urines peuvent apparaître après l’intervention. Il y a également de fréquentes ecchymoses sur la peau, dans la zone où les ondes de choc ont été affectées. C’est pourquoi on recommande au patient de se reposer, de prendre des antalgiques et de consulter en cas de problème ou de signe inquiétant.

Style de vie et prévention

En réalité, les calculs rénaux peuvent avoir des causes multiples. Il existe cependant certains facteurs qui influencent leur apparition.

L’une des habitudes qui peut généralement aider à réduire leur apparition consiste à boire davantage. Il faut aussi faire attention à son alimentation pour les personnes qui souffrent fréquemment de calculs rénaux.

Ainsi, on vous recommande de consommer moins de protéines animales et de limiter vos apports de sodium. Dans tous les cas, il revient à votre médecin de faire une préconisation en fonction de votre état de santé et des causes de vos calculs.

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