6 types d'accouchement et leurs caractéristiques

Y a-t-il plus d'un type d'accouchement ? Bien sûr. Il existe différentes manières d'accoucher. Cela dépendra des situations cliniques, de la décision de la mère et des conditions du système de santé. Découvrez ici les caractéristiques les plus pertinentes.
6 types d'accouchement et leurs caractéristiques
Leonardo Biolatto

Rédigé et vérifié par le médecin Leonardo Biolatto.

Dernière mise à jour : 27 octobre, 2022

Penser qu’il existe différents types d’accouchement peut ne pas sembler logique au premier abord, mais la réalité est qu’il existe différentes manières d’accoucher. Les progrès de la médecine ont également contribué à la diversité et à la compréhension des possibilités qui existent dans ce processus.

De même, une plus grande prise de conscience de ce que signifient la gestation et le corps de la femme, d’un point de vue philosophique, a modifié à l’extrême les interventions médicalisées. Cela a donné lieu à l’apparition de variantes basées sur le naturel et avec le moins d’incidence possible d’individus externes, tels que les médecins.

6 types d’accouchement

Nous allons nous concentrer sur 6 types d’accouchement pour les expliquer. Cette classification est quelque peu artificielle à certains égards, car à proprement parler, l’accouchement du bébé ne peut se faire que par deux voies : vaginale ou abdominale (césarienne).

Dans tous les cas, la forme vaginale n’a pas de modalité unique, pas plus que la césarienne. Voyons donc les caractéristiques de chaque forme.

1. Accouchement vaginal avec intervention médicale

Comme son nom l’indique, ce type d’accouchement se produit lorsque le bébé sort du vagin de la mère. C’est la voie naturelle d’expulsion, à la fois de l’enfant et des structures adjacentes, comme le placenta. Rappelez-vous que l’incision faite pour la césarienne est une intervention chirurgicale.

L’intervention médicale concerne certaines thérapies et protocoles qui sont appliqués pour réduire le risque de complications. C’est quelque chose que les associations médicales de chaque pays et les ministères de la santé doivent réduire la mortalité maternelle et néonatale.

L’accouchement a lieu dans un environnement hospitalier contrôlé, avec une équipe d’intervenants généralement composée d’un médecin, d’une sage-femme ou d’un obstétricien, d’infirmières et de néonatologistes. Une série d’étapes établies sont suivies et les paramètres sont souvent surveillés, avec la possibilité d’appliquer une anesthésie régionale, par exemple.

Accouchement vaginal avec intervention médicale
Bien que six types d’accouchement aient été définis, l’accouchement du bébé n’est possible que par deux voies : vaginale et abdominale (césarienne).

2. Accouchement naturel

L’accouchement naturel est un type d’accouchement qui suit la voie vaginale, mais basé sur un principe d’intervention minimale d’agents extérieurs au processus, comme l’équipe médicale. Cela ne signifie pas que la sécurité est réduite, mais plutôt que l’on cherche à ne pas l’influencer délibérément.

Il est habituel qu’une figure appelée doula participe. Ce sont des personnes qui ont été formées pour accompagner le processus de manière particulière. Ils assistent la mère dans ses mobilisations, sans recourir à des médicaments antalgiques ou anesthésiants, évitent à la femme de rester allongée tout le temps et lui laissent la liberté de décision.

Plusieurs pays ont légiféré ces soins dans le cadre d’une loi sur l’accouchement humanisé. Là, les droits des mères sont établis pour opter pour cette méthode d’approche qui se concentre sur elles, et qui n’est pas basée sur des impositions médicales qui constituent une certaine forme de violence obstétricale.

3. Naissance dans l’eau

Une modalité qui a gagné du terrain ces derniers temps est la naissance dans l’eau. Elle consiste à expulser le bébé par le vagin dans un milieu liquide. Pour ce faire, la mère reste immergée dans un bassin prévu à cet effet.

La base scientifique est valide et corroborée. L’enfant passe d’un liquide à l’autre et la femme bénéficie également d’une hydrothérapie qui réduit la douleur des contractions, ainsi que l’effort de la phase expulsive, en contrecarrant la gravité des autres positions.

Ce type d’accouchement peut se faire à domicile ou dans des cliniques adaptées, avec des salles disposant de piscines pour cette modalité. Cela n’annule pas la surveillance médicale ni l’accompagnement par des doulas.

4. Travail par induction

L’accouchement peut être réalisé par voie vaginale après une induction, qui consiste en l’application de médicaments destinés à stimuler les contractions et l’accouchement du bébé. La situation la plus courante pour laquelle il est décidé d’induire est la gestation qui dépasse le temps prévu pour la date probable.

La femme est hospitalisée et l’équipe médicale insère, par voie intraveineuse, vaginale ou orale, des substances pharmacologiques qui provoquent des contractions. En même temps, la dynamique de l’utérus, la fréquence cardiaque du bébé et la tension artérielle de la mère sont surveillées et contrôlées. Si l’induction est réussie, l’accouchement se déroule normalement.

Si certaines heures passent et qu’il n’y a pas assez de dilatation, que les contractions n’atteignent pas l’expulsion ou que le bébé est à risque, une césarienne est pratiquée.

5. Césarienne planifiée

L’accouchement par césarienne est l’accouchement du bébé à travers la région abdominale de la mère grâce à une intervention chirurgicale. Cette chirurgie peut être programmée en connaissant la date probable de l’accouchement et les conditions obstétriques de la grossesse.

Les indications d’une césarienne sont nombreuses, et elle est même précisée chez les femmes qui prennent la décision de ne pas passer par un accouchement par voie basse. Les sociétés médicales insistent pour que l’intervention soit réservée aux situations cliniques qui la justifient et qu’elle ne soit synonyme de confort, ni pour la femme ni pour le médecin.

césarienne programmée
La césarienne implique une intervention chirurgicale. Elle peut être programmée en estimant la date possible de livraison.

6. Césarienne d’urgence

Il peut arriver que la grossesse se complique et débouche sur un tableau clinique d’urgence, qui nécessiterait d’enlever le bébé pour lui sauver la vie et aussi pour éviter des complications chez la mère. Dans le cas où le travail ne démarre pas ou s’il est dangereux de le réaliser dans cette perspective, une césarienne d’urgence sera pratiquée.

Les situations qui conduisent à cette intervention sont, par exemple, des infections maternelles graves avec une forte fièvre, une rupture spontanée prématurée des membranes qui ne s’accompagne pas de contractions ou une éclampsie. La décision de la réaliser est délicate, car il s’agit tout de même d’une chirurgie avec ses facteurs de risque.

Chaque type d’accouchement a ses particularités

Différents types d’accouchement présentent des avantages et des risques. Le choix, ou le fait que l’un se produise au lieu d’un autre, n’implique pas qu’il existe une meilleure voie. Les césariennes ne sont pas naturelles, mais elles représentent souvent le seul moyen d’obtenir un résultat simple.

Si vous êtes enceinte, il est essentiel que vous discutiez de votre travail et de votre césarienne avec votre obstétricien chaque fois que vous le pouvez. Dès le début de la grossesse, les intentions de la mère et les options qui s’offrent à elle doivent être clarifiées.

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