7 techniques pour faciliter le travail durant l’accouchement

· 2 novembre 2018
Être guidée par les médecins traitants au moment de l'accouchement est essentiel. Mais vous devez également décider activement du processus, des ressources et des techniques qui sont disponibles pour faciliter votre travail. Les voici.

Il est essentiel de se laisser guider par les médecins traitants au moment de l’accouchement. Cependant vous devez également décider activement du processus, des ressources et des techniques disponibles pour faciliter votre travail. Découvrez-les ci-après.

Après avoir passé des semaines à attendre et à rêver de l’arrivée de votre bébé, il faut savoir que le travail peut commencer à partir de la 37e semaine. Le premier stade du travail commence lorsque vous avez des contractions régulières et douloureuses, et que le col de l’utérus se dilate à 4 centimètres. Il est temps de faciliter le travail durant l’accouchement !

Il est probable que vous ressentiez pendant quelques heures des contractions avant d’atteindre ce point, et que vous passiez peut-être même la nuit sans dormir et en ayant l’impression que le travail a déjà commencé depuis longtemps. Tout cela est normal et fait partie des stades du travail de l’accouchement.

Pour les nouvelles mères, cette première étape peut durer plus de 18 heures. Pour les femmes ayant déjà eu un bébé, cette phase initiale peut être raccourcie à 6 et 12 heures en moyenne. Cependant, il peut aussi être plus lent. Si chaque grossesse est unique, chaque naissance l’est également.

Pourquoi un accouchement est-il lent ?

une femme enceinte se fait examiner pour l'accouchement

Les 5 premiers centimètres de dilatation du col prennent beaucoup plus de temps que les autres. On considère qu’un accouchement n’avance pas à un bon rythme si, au cours de la première étape, le col de l’utérus ne se dilate pas d’au moins un demi-centimètre toutes les heures. Les raisons de ceci peuvent être :

  • Vous êtes déshydratée ou épuisée
  • Votre bébé n’est pas dans la bonne position
  • Vous vous sentez anxieuse, effrayée ou très tendue
  • Les contractions sont peu fréquentes, elles ne sont pas fortes ou au lieu de s’intensifier, elles restent stables
  • Votre bassin est étroit et long, ce qui amène le bébé à s’allonger dos à dos avec le votre

Ce qui provoque la dilatation du col de l’utérus est précisément l’intensification des contractions. Si cela ne se produit pas, votre médecin vous proposera des solutions pour faciliter le travail de l’accouchement.

Lire aussi : Les bienfaits de la préparation à l’accouchement

Quelles mesures le médecin peut-il proposer ?

Si la dilatation du col prend trop de temps au stade initial du travail, les options disponibles pour le médecin afin de faciliter le travail sont essentiellement: de rompre le sac amniotique (que l’on connait sous l’expression « perdre les os »), et de faire une perfusion intraveineuse de médicaments qui accélèreront l’accouchement et l’anesthésie péridurale.

Rompre le sac amniotique accélère le travail en une heure. Ceci est plus inconfortable que douloureux. Cependant, cette procédure ne doit pas être faite au début du travail, car l’accouchement pourrait ne pas avoir lieu, et vous courriez le risque d’une infection.

Le pitocin est un médicament qui contient une version artificielle de l’hormone de naissance : l’ocytocine. Si votre médecin vous recommande cette perfusion, il est important de savoir que cela provoquera des contractions très fortes pouvant affecter le cœur de votre bébé.

Pour faire face à la douleur intense causée par le pitocin, votre médecin vous proposera sûrement de faire une anesthésie péridurale. Toutes ces procédures sont aujourd’hui très routinières. Cependant, elles vous empêchent d’avoir un accouchement naturel et de garder le contrôle de votre corps au moment nécessaire.

Comment pouvez-vous faciliter le travail de l’accouchement ?

femme enceinte assise sur un canapé avant son accouchement

  • Si vous êtes couchée, levez-vous. Marcher et se déplacer peut accélérer les contractions
  • Changez de position chaque fois que vous en ressentez le besoin. Tout en faisant cela, gardez une respiration profonde et rythmée
  • Allez à la salle de bain et urinez. Une vessie pleine obstrue le canal d’accouchement
  • Prenez un bain chaud ou plongez-vous dans une baignoire de dilatation
  • Prenez un moment seule avec votre partenaire. Éteignez ou baissez les lumières et blottissez-vous pendant un moment
  • Un massage doux de votre partenaire sur vos seins aide votre corps à produire de l’ocytocine. En outre, il peut aussi vous masser le bas du dos
  • Demandez à votre médecin ou sage-femme les explications dont vous avez besoin sur ce qui est en train de se passer. Se sentir impliquée et maîtriser la situation vous aidera à réduire l’anxiété et la peur

Quelles sont les positions qui peuvent faciliter le travail ?

  • Allongez-vous sur le côté avec un oreiller entre vos jambes. Cette position est bonne pour stimuler la circulation vers les jambes et le bas du dos. Faites-le vers la gauche pour que plus de sang atteigne le placenta.
  • Agenouillez-vous sur le lit et appuyez-vous sur un coussin. Ouvrez le genou et croisez les orteils, autant que vous le pouvez.
  • Mettez vos genoux et vos mains sur le sol. Balancez-vous lentement d’avant en arrière et, si vous le pouvez, faites des cercles avec vos hanches. Cela aidera à dilater plus rapidement et à atténuer les douleurs.
  • Asseyez-vous sur une chaise face au dossier. De cette façon, vous soulagerez le poids sur les reins, diminuerez la pression du bébé sur le bassin et détendrez les muscles de vos épaules et de vos cervicales.
  • Si votre bébé est en position « accouchement par les reins », vous pouvez faire des estocades. De cette façon, il adoptera une meilleure position.

L’importance d’être en bonne compagnie

Avoir quelqu’un qui vous soutient pendant le travail facilite le processus entier. Il peut s’agir de votre partenaire, de votre mère, d’une sœur ou de toute personne en qui vous avez confiance. Assurez-vous que c’est une personne qui peut vous garantir sécurité et tranquillité. En outre, vous pouvez compter sur le soutien d’une doula.

Parlez-en à votre médecin ou votre sage-femme afin qu’elle soit au courant de votre demande. Le travail de l’accouchement est un processus qui vous appartient en tant que femme et en tant que mère. Sans tomber dans le fanatisme, essayez de faire en sorte que celui-ci ne devienne pas une décision exclusivement médicale. Cela garantira un meilleur post-partum.