Auto examen : 7 astuces pour apprécier votre propre santé mentale

8 avril 2017

Prendre soin de notre santé mentale et éviter tout ce qui pourrait lui nuire est indispensable pour pouvoir vivre une vie épanouie dont nous sommes les protagonistes.

Lorsque nous parlons de santé mentale nous pensons presque instinctivement à ces troubles cliniques qui altèrent complètement la qualité de vie d’une personne et de son entourage.

Mais en réalité, nombreuses sont les personnes qui affrontent leur quotidien avec des problèmes émotionnels qui donnent corps à des maladies sous-jacentes.

C’est le cas des dépressions cachées ou des crises d’angoisse qui affectent directement le calme et l’équilibre psychologique.

Personne n’est immunisé contre cette réalité, dans laquelle ce sont souvent nos propres pensées et actes qui agissent comme de vrais ennemis.

Il est donc nécessaire de les prendre en compte, de les identifier, de les examiner de près et de réinterpréter ces mondes intérieurs.

Nous arriverons ainsi à affronter notre vie avec plus de fermeté, avec une meilleure estime de nous-même et une volonté certaine à prendre les reines de notre bien-être.

Ci-dessous, nous vous proposons de mettre en pratique cet « auto-examen ». Il s’agit seulement d’apprécier certaines dimensions pour savoir si nous sommes en forme ou s’il nous manque quelque chose.

  1. Je suis obsédé-e par des aspects qui ne sont pas encore arrivés

Anticiper des faits négatifs affecte directement notre santé mentale. Il ne s’agit pas seulement de « penser au pire », d’imaginer que, quoique l’on fasse, tout finira par mal tourner.

On peut également voir ces dimensions :

  • Penser tellement les choses qu’au final, nous sommes épuisé-e-s et nous n’avons plus envie d’agir.
  • Etre obsédé-e-s par certains détails, mots ou faits en les analysant dans les moindres détails. Accorder trop d’importance à certains aspects qui, en réalité, ne sont pas si importants.

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2. Dépendance au passé

Celleux qui focalisent toute leur attention, leurs pensées et illusions sur des choses qui sont déjà arrivées perdent les opportunités du présent.

  • Vivre dans la nostalgie n’est ni bon ni sain. Nous tombons dans un état de vulnérabilité totale, jusqu’à perdre tout espoir dans le présent.
  • Comprenez qu’hier est en réalité cette boîte dont nous devons tirer un apprentissage ponctuel pour pouvoir l’appliquer dans le présent. C’est là que se trouve la réelle opportunité pour être heureux.

3. Trop nous focaliser sur ce que disent et font les autres

Nous sommes conscient-e-s que nous ne vivons pas sur des îles de solitude. Nous sommes obligé-e-s d’avoir des relations, de cohabiter, de travailler les un-e-s avec les autres et de partager des choses avec des ami-e-s, des voisin-e-s et la famille.

  • Mais cohabiter ne signifie pas être dépendant-e, esclave des opinions des autres et des jugements de valeur.
  • Ce que disent et font les autres ne doit pas nous affecter au point de changer notre manière de voir la vie ou de changer notre manière d’être.
  • Plus vous baisserez « l’intensité » de ce mal être dû aux critiques reçues ou aux commentaires hors de propos, plus vous gagnerez en qualité de vie.

4. Je suis toujours de mauvaise humeur, tout me dérange

Parfois nous traversons des phases marquées par un mal être continu, par un inconfort où tout nous déplaît, où rien ne nous fait rire et où peu de choses attirent notre attention.

Sachez que si votre état émotionnel se caractérise par cela pendant plus de deux mois continus, nous pourrions déjà parler d’une dépression.

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5. Ne pas focaliser notre attention sur des choses importantes affecte notre santé mentale

Passer par une longue période marquée par le stress a une conséquence essentielle : nous cessons d’accorder de l’importance à nos priorités ou plus encore, nous les oublions.
  • Si vous oubliez ce qui vous rend heureux-se, si vous mettez de côté ce qui est réellement important, votre boussole intérieure ne fonctionne pas comme elle le devrait.
  • Le stress et l’anxiété provoque que nous soyons concentrés sur des aspects comme les objectifs professionnels, ce-tte patron-ne qui nous tourmente, ces collègues de travail qui nous dérangent.
  • Notre esprit se sent saturé et est incapable de se détendre et de se concentrer sur l’essentiel : nous-mêmes, notre famille.

6. Quand j’ai un problème, je m’évade, je le cache

Voici une autre stratégie commune. Quand quelque chose nous dérange, nous préoccupe ou altère notre équilibre intérieur, nous choisissons de « nous évader » ou de porter le masque de la tranquillité comme si rien ne se passait.

  • Si je suis malheureux-se à la maison, j’essaie de passer le plus de temps dehors.
  • Si j’ai un problème avec quelqu’un, j’évite de la croiser.

Tous ces comportements ne solutionnent rien. La seule chose que nous obtenons c’est d’intensifier le mal être ou de reporter ce moment où vous n’aurez d’autre choix que d’apporter une réponse au problème en question.

7. Je suis incapable de dire « NON »

Pratiquer l’assertion au quotidien favorise et prend soin de notre santé mentale. En revanche, si nous ne sommes pas capables de dire « oui » sans nous sentir coupable et « non » sans peur, nous naviguerons sur l’océan de la frustration et du malheur.

  • Quiconque ne sait pas ou n’ose pas mettre des limites, laissera entrer dans son champ personnel les flèches du mépris, de la manipulation et la vulnérabilité de celui/celle qui verra en vous quelqu’un de facile à contrôler.
  • Ne laissez pas cela arriver. Apprenez à gérer vos limites avec assertion et prenez soin de votre santé mentale.

Enfin, n’oubliez pas. Réfléchissez sur ces 7 dimensions et accordez de l’importance à ce que vous devriez changer, à ce que vous devriez améliorer pour trouver cet équilibre intérieur sur lequel construire votre bonheur réel et satisfaisant.

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