Boutons de graisse dans le dos : quelles sont les causes ?

15 mai 2020
L'apparition de boutons de graisse dans le dos est commune et source de préoccupation pour les personnes affectées. Il convient de faire la différence entre un bouton de graisse et d'autres affections cutanées d'apparence similaire afin de suivre un traitement adéquat.

L’apparition de boutons de graisse dans le dos est généralement source de préoccupation. De plus, le bouton de graisse vient généralement accompagné d’autres boutons plus petits, ce qui est d’autant plus préoccupant.

Dans tous les cas, il est important d’établir un diagnostic différentiel de la lésion. Le bouton de graisse peut être confondu avec une autre lésion cutanée, telle qu’un kyste sébacé ou un furoncle.

Même s’il est assez facile d’identifier un bouton de graisse, il est toujours bon de consulter un médecin pour établir un diagnostic précis. Il n’est pas forcément nécessaire de passer plusieurs examens : un examen clinique peut suffire à déterminer le type de la protubérance.

Une accumulation de graisse sur la peau est connue sous le terme médical de “lipome”. Ce nom fait référence à sa composition : ce bouton de graisse est constitué d’adipocytes, des cellules contenant des lipides.

Les lipomes sont bénins et, généralement, leur taille n’affecte pas les autres structures du corps. Néanmoins, il existe des cas particuliers comme le lipome géant et le lipome interne qui peuvent, eux, déboucher sur des complications inattendues et provoquer l’interruption du fonctionnement d’autres organes.

Boutons de graisse : diagnostic différentiel

L’apparition d’un bouton de graisse rend nécessaire l’établissement d’un diagnostic différentiel. Il faut évaluer s’il s’agit d’un lipome ou d’une autre lésion cutanée d’apparence similaire. Dans la suite de cet article, nous vous présentons les trois lésions les plus fréquentes.

Une femme ayant des boutons de graisse dans le dos

1. Lipome

Le terme lipome désigne un bouton de graisse classique. Sa croissance est lente et progressive, et généralement la personne le détecte par hasard. Ce bouton n’est pas douloureux et il cesse de croître au bout d’un certain temps, sauf quelques exceptions comme commenté précédemment.

Si le lipome est petit, les médecins recommandent généralement de ne pas y toucher. En revanche, s’il est grand ou désagréable d’un point de vue esthétique, il est possible d’avoir recours à une chirurgie locale pour l’extirper.

2. Furoncle

Un furoncle désigne un follicule pileux infecté. Il peut apparaître dans le dos, notamment dans la zone basse du dos, là où il y a plus de duvet. Ce bouton est parfois douloureux. La douleur est généralement associée à l’infection.

En cas de complication, du pus qui coule vers l’extérieur apparaît. Ainsi, contrairement au lipome, le furoncle peut présenter des sécrétions. Le traitement d’un furoncle consiste en la prise d’antibiotiques s’il y a infection, en un drainage s’il y a du pus et en un lavement local avec un antiseptique.

3. Kyste sébacé

Cette lésion est très similaire au lipome de par sa composition : le kyste sébacé contient lui aussi de la graisse. La différence entre un lipome et un kyste sébacé est que le kyste sébacé contient également du liquide et possède un revêtement de kyste. Ce bouton n’est presque jamais douloureux, mais il peut s’infecter, comme le furoncle.

Au toucher, le bouton n’est pas très résistant : il est possible de l’enfoncer en exerçant une pression dessus. Tout comme le lipome, le traitement dépendra de la taille du bouton et du désagrément causé. Il est possible de l’extirper via une chirurgie locale.

Cet article peut également vous intéresser : Traitements utilisés pour combattre les kystes des seins

Symptômes et facteurs de risque

Le lipome apparaît généralement dans le dos, mais il peut aussi apparaître au niveau des membres supérieurs et au niveau du cou. Au niveau des membres inférieurs, c’est plus rare.

Au toucher, le lipome est plus ou moins mou. Il est possible de l’enfoncer légèrement en exerçant une pression dessus, mais le bouton ne contient pas de liquide comme le kyste, raison pour laquelle il est plutôt résistant au toucher. Généralement, un médecin identifie facilement un lipome, car le toucher est caractéristique.

La taille des boutons de graisse ne dépasse généralement pas les 4-5 centimètres. Comme commenté précédemment, si le bouton est de plus grande taille, on est en présence d’un lipome géant qui représente une affection en soi. Le lipome géant requiert une approche différente, car il pénètre des structures plus profondes, et il n’est pas aussi facile de l’extirper.

On ne sait pas encore avec certitude quelle est la cause à l’origine des lipomes. On suppose que la génétique y est pour quelque chose, car les boutons de graisse apparaissent généralement chez plusieurs membres d’une même famille. Mais il n’y a aucune étude concluante sur le sujet pour le moment.

Les personnes les plus affectées sont les adultes âgés entre 30 et 60 ans. La raison pour laquelle il en est ainsi est aussi méconnue.

Le lipome géant fait partie des boules de graisse pouvant apparaître dans le dos

Cet article peut également vous intéresser : Graisse sous les aisselles ? 5 conseils pour l’éliminer

Boutons de graisse : quand consulter ?

Il convient de consulter un médecin après détection de boutons de graisse afin d’établir un diagnostic différentiel. Le médecin saura rapidement s’il s’agit d’un lipome, d’un furoncle ou encore d’un kyste sébacé.

L’observation de certains symptômes doit vous pousser à consulter rapidement un médecin :

  • Augmentation de la taille de la protubérance
  • Présence de pus qui coule vers l’extérieur
  • Durcissement du prétendu lipome qui a donc perdu en résistance et en douceur
  • Inflammation des ganglions proches de la zone affectée

N’ignorez pas les boutons de graisse

Bien qu’ils soient bénins, les lipomes requièrent notre attention. Il est préférable de consulter un médecin afin d’établir un diagnostic différentiel. Cela est d’autant plus nécessaire si certains symptômes semblent indiquer une infection ou si la protubérance augmente de taille et comprime les structures voisines.

 

  • Laín, Alberto Lozano, and José Alberto Codina Silva. « Enucleación quirúrgica de quiste sebáceo en la región mandibular. » Revista Mexicana de Estomatología 4.1 (2017): 37.
  • Monsel, G., V. Pourcher, and E. Caumes. « Infección cutánea bacteriana. » EMC-Tratado de Medicina 22.2 (2018): 1-7.
  • Michal, Michael, et al. « Dysplastic Lipoma. » The American journal of surgical pathology 42.11 (2018): 1530-1540.
  • Lipoma, Endobronchial. « Endobronchial lipoma. » Singapore Med J 58.8 (2017): 510-511.
  • Shanks, John A., W. Paranchych, and J. Tuba. « Familial multiple lipomatosis. » Canadian Medical Association Journal 77.9 (1957): 881.