L’accouchement vaginal est-il possible après une césarienne ?

· 7 avril 2019
L'accouchement vaginal après une césarienne (AVAC) présente à la fois des avantages et des risques. Pour qu'il se déroule sans oblème, la mère doit avoir un certain profil. Apprenez-en davantage sur cette procédure dans cet article.

L’accouchement vaginal après une césarienne est connu sous le nom de AVAC ( ou en anglais, VBAC, Vaginal Birth After Cesarean). Cette procédure ne peut être effectuée qu’à la condition qu’il n’y ait aucun risque pour la mère ou le bébé. Avant de parler de l’AVAC, il est nécessaire de définir les termes césarienne et accouchement vaginal.

La césarienne est une opération chirurgicale visant à retirer le fœtus et le placenta en ouvrant l’abdomen et l’utérus de la maman. C’est une procédure très courante. Elle est utilisée pour prévenir les complications de l’accouchement vaginal et pour assurer le bien-être du fœtus et de la mère.

L’accouchement vaginal correspond au mode d’accouchement traditionnel sous lequel le bébé quitte l’utérus et passe par le vagin. C’est également la forme d’accouchement traditionnel lorsqu’il n’y a pas de complications prévues lors de l’accouchement.

Les chances de succès augmentent si la mère a déjà accouché par voie vaginale. Mais elles diminuent si elle a eu des complications pendant l’accouchement dans le passé.

Accouchement vaginal : les complications 

accouchement

1. Travail prolongé

Il se caractérise par des contractions faibles et irrégulières qui retardent la dilatation du col de l’utérus et la progression du travail.

Des facteurs tels que la disproportion entre le bassin de la mère et la tête du bébé, l‘induction du travail avec le cou trop fermé ou une anomalie chez le bébé peuvent aussi représenter une complication pour ce type d’accouchement.

2. Naissance prématurée

Une naissance est dite prématurée si elle survient avant la 37ème semaine de gestation.

Cela peut être dû à une rupture prématurée des membranes, d’anomalies utérines, d’une maladie de la mère, de malnutrition, d’une infection ou bien d’autres causes.

2. Détresse du fœtus due au manque d’oxygène

Cette complication se produit lorsque le fœtus a une fréquence cardiaque alarmante ou que du méconium est présent dans le liquide amniotique. Cela l’empêche de recevoir l’oxygène nécessaire.

3. Position du fœtus

Lorsque le fœtus se présente par le siège, il est quatre fois plus susceptible de souffrir de lésions lors d’un accouchement vaginal. Il y a aussi la possibilité de complications si le fœtus cherche à sortir avec un ou les deux pieds, ainsi que les genoux, vers l’avant.

Si une femme, après avoir considéré cette information sur les complications des accouchements vaginaux, veut toujours avoir un AVAC, il est nécessaire qu’elle consulte un spécialiste pour déterminer si elle a le profil pour pouvoir accoucher de cette manière.

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Accouchement Vaginal après césarienne : quelques conditions de réussite 

  • Avoir eu une seule césarienne avec une incision transversale horizontale.
  • Ne pas avoir d’autres cicatrices sur l’utérus.
  • La taille du bassin doit être considérée comme cliniquement appropriée.
  • Ne pas avoir eu de rupture utérine, de complications médicales ou de problèmes obstétricaux comme le placenta praevia ou des fibromes utérins.
  • Ne pas avoir eu d’affections ou de complications pendant la grossesse, comme le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques ou l’herpès génital.

Accouchement vaginal après césarienne : les avantages 

naissance

  • Évite une chirurgie abdominale majeure.
  • Diminue le risque de problèmes placentaires lors de grossesses futures.
  • Comparé à une césarienne, il y a moins de perte de sang et moins de risque d’infection.
  • Réduit les risques de complications associées à des interventions chirurgicales répétées, y compris des dommages à l’intestin ou à la vessie.
  • Réduit les douleurs après l’accouchement.
  • Le bébé naît quand il est prêt et non prématurément, comme dans le cas d’une césarienne.
  • Les poumons du bébé sont beaucoup plus sains lorsque l’accouchement est vaginal.

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Accouchement vaginal après césarienne : les risques 

  • Gardez à l’esprit qu’aucun type d’accouchement n’est à l’abri des risques. Cependant, les études montrent qu’il y a moins de mortalité avec des AVAC réussis qu’avec des césariennes répétées.
  • Il est possible que l’utérus se rompe à l’endroit où se trouvait la cicatrice de césarienne, ce qui causerait des saignements et pourrait affecter le transfert d’oxygène au bébé.
  • En cas de besoin d’oxytocine (Pitocine) pour commencer les contractions, les experts recommandent d’arrêter la tentative d’AVAC.
  • Si la tentative d’AVAC est stoppée et que et vous devez subir une césarienne non planifiée, des complications chirurgicales telles que des saignements, des infections utérines ou sur les incisions peuvent survenir. Si cela se produisait, le bébé pourrait subir des dommages neurologiques à long terme et même risquer de mourir.

Une surveillance électronique constante du fœtus est nécessaire pour suivre la fréquence cardiaque du bébé. Cela permet de détecter un problème. En outre, une intraveineuse est nécessaire. Et il faut éviter toute nourriture pendant l’accouchement au cas où une césarienne d’urgence devienne nécessaire.

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