11 mythes sur l'allaitement auxquels vous ne devriez pas croire

Les mythes sur l'allaitement ont toujours existé. Heureusement, la science s'est chargée de les clarifier.
11 mythes sur l'allaitement auxquels vous ne devriez pas croire
Leidy Mora Molina

Relu et approuvé par l'infirmière Leidy Mora Molina.

Écrit par Ana Núñez

Dernière mise à jour : 26 septembre, 2022

Un nouveau monde se dévoile dans la vie des nouvelles mères. Conscients de cela, nous souhaitons partager avec vous les mythes sur l’allaitement auxquels il ne faut pas croire et les recommandations indiquées par les spécialistes.

Actuellement, l’importance d’allaiter exclusivement les bébés jusqu’à ce qu’ils aient au moins 6 mois est claire. Et il faudrait commencer dès la première heure de la vie, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’allaitement garantit aux enfants l’apport de tous les nutriments dont ils ont besoin et renforce leur système immunitaire.

11 mythes sur l’allaitement

Les mythes sur l’allaitement auxquels vous ne devriez pas croire trouvent leur origine dans l’ignorance et des peurs culturellement infondées depuis des générations. Dans d’autres cas, ces mythes reposent sur les intérêts économiques de ceux qui cherchent à booster les ventes de l’alimentation artificielle.

Ces fausses croyances ne semblent pas prendre en compte les études scientifiques, qui au fil des ans ont apporté des réponses à ces préoccupations. Voyons donc quels sont les 11 mythes sur l’allaitement les plus courants, mythes dont vous vous entendrez sûrement parler à un moment donné de la maternité.



1. L’allaitement est très douloureux

L’allaitement ne va pas de pair avec la douleur ; la douleur est plutôt un signe qu’il y a quelque chose à rectifier. Au début, il peut être normal que vous ressentiez un peu de douleur si vos seins sont très pleins. Mais une fois que vous commencez à allaiter régulièrement, vous ne devriez plus ressentir de douleur.

Il faudrait vérifier s’il ne s’agit pas d’une mauvaise prise du bébé sur le mamelon qui provoque l’inconfort. Parfois, la douleur est annonciatrice d’une infection ou d’un autre problème au niveau du sein et il donc bon de consulter un médecin à ce sujet.

2. Il faut attendre que le lait monte

Avant le lait lui-même, le colostrum est une source incroyable de nutriments.

2. Certains aliments sont autorisés et d’autres interdits pendant l’allaitement

Tous les aliments sont autorisés pour la mère, qui doit se soucier d’avoir une alimentation équilibrée pendant l’allaitement. Cela signifie que bien qu’elle peut manger de tout, l’idéal étant de garantir l’apport de fruits, de légumes et de protéines.

La variété des aliments se traduit par une variété de saveurs pour le bébé, qui à son tour le prépare pour la phase suivante : l’alimentation complémentaire. Il n’est donc pas déraisonnable de consulter un nutritionniste à ce sujet.

3. Si vous avez de gros seins, vous aurez beaucoup de lait

Ou inversement, si vous avez de petits seins, vous n’aurez presque pas de lait. Dans les deux cas, c’est faux. La taille du sein ne détermine pas la quantité de lait que la mère produira. D’autres facteurs qui n’ont rien à voir avec le volume des seins ont une influence, comme la stimulation des seins par la succion du nouveau-né.

4. L’allaitement affaisse et déforme les sens

Les changements au niveau des seins commencent dès la grossesse. En plus de la prise de poids, la taille des seins change, mais cela ne signifie qu’ils vont se déformer pendant la grossesse ou l’allaitement.

Et en ce qui concerne leur affaissement, il est faux de dire que l’allaitement en est la cause. Cela se produit comme un processus évolutif naturel, associé à l’âge, à des changements soudains de poids ou encore à la génétique. L’allaitement ne va pas de pair avec une déformation mammaire.

5. Il faut habituer le bébé à une heure préétablie pour manger

Allaiter à la demande et sans restriction, c’est la suggestion des pédiatres. Selon les experts, les bébés ont la capacité de s’autoréguler et petit à petit vous saurez si leurs pleurs sont dus à la faim ou à une autre raison.

Au début, vous voudrez allaiter toutes les 2 heures ou moins. Ensuite, vous espacerez davantage deux tétées. Ignorez le conseil selon lequel il faut laisser le bébé pleurer. Si le bébé pleure, tenez-le et allaitez-le ; si ce n’est pas la faim, avec votre affection vous l’aiderez quoi qu’il en soit à se développer sainement.

6. Le bébé doit rester le même temps sur chaque sein

Il n’y a pas de temps défini pour vider les seins. C’est un autre mythe sur l’allaitement auquel vous ne devriez pas croire. Lorsque vous allaitez, vous saurez quand alterner. Il n’a pas de durée à respecter.

Lorsque le bébé a terminé, vous devriez faire en sorte qu’il évacue ses gaz. S’il s’endort entre-temps, ne le réveillez pas.

7. Le tire-lait assèche les seins

Il est erroné de penser que le tire-lait assèche les seins. Bien entendu, il ne remplace pas la force de succion du bébé. Cependant, le tire-lait peut être votre allié dans certains moments clés, notamment lorsque vous ne pouvez pas allaiter et que vos seins sont pleins.

Aussi lorsque vous allez au travail et que vous souhaitez continuer l’allaitement exclusif. Vous pouvez prélever le lait et le conserver au réfrigérateur pour que sa nourrice puisse le nourrir, ou pour pouvoir alterner les tétées matinales avec votre partenaire, qui pourra donner à votre bébé votre lait au biberon. Sur le marché, vous trouverez une variété de produits qui s’adaptent à tous les besoins.

8. Le lait très liquide ne nourrit pas le bébé

Le lait maternel a plusieurs densités. Le lait qui sort au début peut être plus liquide, tandis que celui qui sort à la fin de la vidange de la poitrine a tendance à être plus épais avec de la graisse.

L’essentiel est de savoir que, dans tous les cas, ce lait offre au bébé tous les nutriments dont il a besoin. Soyez assuré que votre lait est la meilleure option pour votre enfant.

9. Si vous tombez enceinte et que vous allaitez votre premier enfant, vous devez arrêter d’allaiter

Si vous êtes enceinte et que vous ne voulez pas arrêter d’allaiter votre premier enfant, pas de problème. Il est encore une fois erroné de penser que si vous le faites, vous subirez un avortement spontané ou accoucherez prématurément. Il n’y a aucune preuve à l’appui de cet argument.

Au contraire, il existe beaucoup de recherches sur les bienfaits de l’allaitement en tandem. Donc, si vous pensez avoir l’énergie et le désir d’allaiter deux enfants à la fois, ne vous en privez pas.



10. Il n’est pas possible d’allaiter deux enfants d’âge différent en même temps

C’est faux. D’ailleurs, l’allaitement en tandem est associé à une plus grande prise de poids chez le nouveau-né, puisque le premier a considérablement stimulé la production de lait de la mère.

Allaitement en tandem.
L’allaitement de deux enfants en même temps est possible. Il est erroné de penser que le lait va manquer.

11. Le type d’accouchement déterminera le succès de l’allaitement

Certes, la césarienne peut retarder le début de l’allaitement, car le contact peau à peau entre l’enfant et la mère n’a pas lieu tout de suite après l’opération.

La plupart des bébés nés par voie vaginale atteignent le sein et prennent leur première tétée dans les 60 premières minutes de vie. Ce contact favorise exclusivement la mise en route de l’allaitement et son maintien.

Cependant, dans la plupart des césariennes, un premier contact est possible en salle de réanimation et même depuis le bloc opératoire. Il s’agit d’éviter de séparer la mère et le nouveau-né.

Le premier contact de la mère et de son bébé

Le personnel de santé et les proches doivent être préparés, informés et sensibilisés, car ce contact apporte les bienfaits suivants :

  • Adaptation physiologique et psychologique de la mère et de l’enfant
  • Transition adéquate et adaptation physiologique à l’environnement extra-utérin
  • Organisation cérébrale et système moteur
  • Amélioration de l’oxygénation du nouveau-né
  • Facilité de régulation thermique
  • Diminution de la dépense énergétique

Toutes ces raisons et d’autres encore font du protocole de rencontre mère-enfant à la naissance une pratique recommandée en raison des nombreux avantages qu’il apporte. Les preuves scientifiques compilées corroborent que le contact peau à peau est bénéfique à court terme pour maintenir la température et réduire les pleurs de l’enfant, et à long terme pour augmenter le temps d’allaitement.

Au bout d’un mois, la différence entre l’allaitement après un accouchement naturel ou par césarienne ne sera plus évidente. Et pour tout ce qui a été dit, la qualité au final ne résidera pas dans le type d’accouchement, mais dans les procédures suivies immédiatement après l’accouchement.

Sachant cela, prenez des dispositions pour ne pas manquer le contact peau à peau. Votre médecin saura sûrement comment garantir cela.

Quelques faits pour ne pas croire ces mythes sur l’allaitement

Le meilleur aliment sera toujours le lait maternel et aucun mythe ne peut être assez puissant pour que vous y renonciez si vous voulez allaiter et garantir à votre enfant un avenir en bonne santé. Voici quelques données fournies par l’Organisation Mondiale de la Santé, dans le livre “L’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants”, publié en 2010 :

“À long terme, les enfants nourris artificiellement ont un risque plus élevé de souffrir de maladies à base immunologique, telles que l’asthme et d’autres affections atopiques ; diabète de type 1 ; maladie cœliaque ; la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn. L’alimentation artificielle a également été associée à un risque accru de développer une leucémie infantile.”

La recherche fournit également des recommandations importantes basées sur des études scientifiques qui vous seront très utiles. Si, en tant que mère, vous êtes déterminée à allaiter exclusivement, vous choisissez non seulement le chemin le plus sain, mais aussi le plus affectueux pour vous et votre bébé.

Cela pourrait vous intéresser ...
Protège-mamelons pour l’allaitement : utilisation, conseils et indications
Améliore ta Santé
Lisez-le dans Améliore ta Santé
Protège-mamelons pour l’allaitement : utilisation, conseils et indications

L'utilisation de protège-mamelons pour l'allaitement est bénéfique lorsque l'enfant ou la mère ressent une gêne pendant l'allaitement.