Ptose ou paupière tombante : causes, signes et traitements

L'abaissement de la paupière est une affection qui apparaît généralement chez les patients âgés et est associée au vieillissement. Malheureusement, elle peut également être causée par des conditions graves et ne doit pas être sous-estimée.
Ptose ou paupière tombante : causes, signes et traitements

Dernière mise à jour : 31 mai, 2022

Les paupières sont des structures mobiles et appariées qui recouvrent les globes oculaires, participant à la protection de la conjonctive et de la cornée. Elles peuvent perdre leur mobilité ou descendre anormalement, ce qui rend la vue difficile. Voulez-vous en savoir plus sur la ptose ou la paupière tombante ? Ci-dessous, nous vous en disons plus.

La ptose palpébrale, blépharoptose ou paupière tombante est une affection caractérisée par l’abaissement pathologique d’une ou des deux paupières supérieures. Elle peut se manifester chez les deux sexes, quel que soit l’âge ou le groupe d’âge, les personnes âgées étant les plus touchées. De plus, la chute peut être légère et peu différenciée, ou sévère avec blocage du champ visuel.

En général, cela se produit en raison de la faiblesse du muscle responsable du mouvement de la paupière, ainsi qu’en raison de lésions des voies nerveuses ou en raison d’une perte d’élasticité de la peau qui forme le pli palpébral. Bien que les paupières tombantes ne puissent pas être évitées, une prise en charge médicale et chirurgicale précoce de cette affection permet d’éviter les complications.

Causes et facteurs de risque de ptose ou de paupière tombante

Il existe plusieurs situations ou pathologies qui favorisent le développement de la ptose palpébrale. Des études affirment que son origine peut être congénitale ou acquise, le vieillissement étant la cause la plus fréquente.

De même, la paupière tombante est le résultat des altérations suivantes :

  • Aponévrotique : survient en raison d’un étirement continu et d’une perte de force du muscle releveur de la paupière. C’est l’une des causes les plus fréquentes de paupières tombantes et est associée à la vieillesse, à l’utilisation prolongée de lentilles de contact rigides et au frottement récurrent des yeux.
  • Neurogène : c’est le résultat d’une blessure ou d’une atteinte des voies nerveuses qui contrôlent le mouvement de la paupière. Chez ces patients, la condition survient au niveau du troisième nerf crânien ou du nerf oculomoteur commun. C’est un signe fréquent dans le syndrome de Horner, la myasthénie grave et la paralysie faciale.
  • Myogène : il est associé à des pathologies systémiques qui favorisent la faiblesse et la dystrophie musculaire progressive. Pour cette raison, le muscle releveur de la palpebrae ne remplit pas correctement sa fonction. La recherche suggère que les altérations myogéniques sont des causes rares de ptosis palpébral et sont généralement associées à l’implication d’autres organes.
  • Mécanique : elle est la conséquence d’une augmentation de volume au niveau de la paupière, soit par une masse, un kyste ou une tumeur.
  • Traumatique : elle se développe à la suite d’une blessure externe au niveau du globe oculaire. Les traumatismes peuvent affecter directement les muscles, les voies nerveuses, les fascias ou une combinaison des éléments ci-dessus.

Chez les nouveau-nés, les paupières tombantes peuvent être le résultat d’une anomalie congénitale ou d’un trouble du développement intra-utérin. Dans ces cas, une approche précoce est essentielle pour éviter les complications à long terme, telles que l’œil paresseux ou l’amblyopie.

Myasthénie grave.
La myasthénie grave est une affection caractérisée par ce symptôme.

Qui peut-elle affecter ?

En général, la ptose palpébrale touche autant les hommes que les femmes et peut survenir à tout moment de la vie. Cependant, son apparition est plus fréquente chez les personnes âgées.

De même, cette condition est associée aux conditions suivantes :

  • Orgelet ou chalazion.
  • Tumeur de la paupière.
  • Chirurgie oculaire corrective antérieure.
  • diabète sucré.
  • Distrophie musculaire.
  • Maladie cérébrovasculaire.
  • Paralysie de Bell.

Symptômes et signes associés à la paupière tombante

La manifestation clinique la plus évidente du ptosis est la paupière supérieure tombante qui peut recouvrir partiellement ou totalement l’œil. Le degré de descente varie de léger à sévère, en plus d’être unilatéral ou bilatéral.

Certaines investigations affirment que la forme unilatérale est la plus fréquente, surtout à l’œil gauche. De même, la présentation des symptômes suivants est fréquente :

  • Sensation de poids ou de pression sur le globe oculaire.
  • Déchirure constante.
  • Asymétrie des globes oculaires.
  • Yeux secs.
  • Réduction du champ visuel.
  • Inclinaison récurrente de la tête en arrière pour mieux voir.

Chez certaines personnes, la manifestation d’une paupière tombante est souvent confondue avec un dermatochalasis. Il s’agit d’un trouble du tissu conjonctif caractérisé par une formation excessive de plis cutanés sur la paupière supérieure.

Conséquences possibles

La principale complication de la paupière tombante est la perte de la capacité de voir correctement à travers un ou les deux yeux. Chez les adultes, il peut complètement gêner la vision et affecter la performance des activités quotidiennes.

D’autre part, l’amblyopie est un trouble de la maturation visuelle qui touche généralement les écoliers. En ce sens, la ptose favorise un blocage de l’entrée de la lumière par la pupille. De même, des études suggèrent que d’autres conditions réfractaires, telles que le strabisme et l’astigmatisme, contribuent à l’amblyopie due à la ptose.

Quand demander une aide médicale ?

En général, une paupière tombante sans cause externe apparente est généralement le signe d’une pathologie ou d’une affection sous-jacente. Pour cette raison, il est essentiel de consulter un médecin le plus tôt possible avant le début de la descente palpébrale accompagnée d’une gêne oculaire et d’un larmoiement continu. De plus, une capacité visuelle réduite est généralement un symptôme d’alarme qui nécessite une prise en charge rapide.

En revanche, vous devez consulter immédiatement un professionnel de la santé si la ptose débute après un traumatisme. En général, les événements traumatiques ont tendance à compromettre des structures nerveuses très délicates et sont associés à des lésions d’autres tissus.

Tests de diagnostic

L’ophtalmologiste est le spécialiste chargé de traiter les blessures ou les maladies oculaires. Le médecin doit effectuer un examen physique complet et une anamnèse pour identifier la cause directe de la paupière tombante.

L’examen neurologique des nerfs crâniens et l’évaluation ostéoarticulaire sont essentiels pour confirmer ou exclure des lésions nerveuses ou des troubles musculaires. De même, un examen du fond d’œil peut être réalisé lors de l’examen médical à la recherche d’altérations au niveau du nerf optique et du parenchyme rétinien.

D’autre part, il est courant de demander des tests sanguins et des études d’imagerie qui offrent un profil plus large de la maladie. En ce sens, l’imagerie par résonance magnétique et la tomodensitométrie facilitent l’identification des événements cérébrovasculaires et des tumeurs cérébrales.

Le test Tensilon ® est un autre outil utile dans le diagnostic de la ptose palpébrale. Il consiste en l’administration parentérale d’édrophonium, un médicament qui améliore la contraction musculaire en inhibant l’enzyme acétylcholinestérase. Le médecin déterminera si le médicament améliore la paupière tombante et la faiblesse musculaire.

Traitements disponibles pour le ptosis ou la paupière tombante

Le traitement des paupières tombantes dépend de la condition sous-jacente et de sa gravité. En ce sens, la correction des paupières peut être réalisée à l’aide de méthodes conventionnelles ou de procédures chirurgicales. La plupart des patients nécessitent une intervention chirurgicale.

Non chirurgical

Actuellement, les béquilles de ptose sont l’une des méthodes non invasives les plus efficaces dans la gestion de la descente palpébrale. Elles sont généralement intégrées aux lunettes du patient et leur fonction est de soutenir la paupière, en augmentant le champ visuel. Celles-ci nécessitent qu’elles soient ajustées par l’ophtalmologiste.

De même, l’administration de vitamine B12 peut être indiquée chez certaines personnes atteintes de troubles neuromusculaires. La substance favorise la récupération nerveuse et peut améliorer les cas acquis de ptose neurogène.

Chirurgical

La chirurgie est la méthode de choix dans les stades avancés de ptose ou lorsqu’elle est associée à une perte de vision. La procédure consiste à réparer et à soulever la paupière affectée, en l’adaptant à une position optimale. De cette façon, l’esthétique et le champ visuel sont rapidement améliorés.

Des études affirment que les meilleurs résultats fonctionnels et esthétiques sont obtenus avec la résection ou l’avancement du muscle releveur de la paupière ou de son aponévrose. Cependant, avant de décider du type d’intervention, il est nécessaire d’identifier le degré d’atteinte musculaire, la position de la paupière et l’emplacement du pli palpébral.

En revanche, la chirurgie peut être recommandée chez les enfants atteints de ptose congénitale comme traitement préventif de l’amblyopie. Cependant, il est associé à des effets indésirables tels que des paupières asymétriques, une immobilité des paupières et des yeux secs.

Paupière tombée.
L’affaissement de la paupière est résolu chirurgicalement dans la plupart des cas, tant chez les enfants que chez les adultes.

Mode de vie et projection devant une paupière tombante

En général, la ptose palpébrale n’affecte généralement pas l’état de santé général du patient, au-delà d’être un problème esthétique. Cependant, la progression rapide de cette altération et l’absence de traitement peuvent compromettre la capacité visuelle. Dans ces cas, le pronostic dépend de la cause sous-jacente qui en est à l’origine et de la gravité.

La correction chirurgicale offre généralement des résultats satisfaisants chez la plupart des patients. Il est important de noter que cette procédure n’est pas recommandée pour les personnes âgées en raison des complications associées. En outre, il existe d’autres méthodes de médecine traditionnelle, telles que l’acupuncture et les exercices de renforcement des yeux, qui soulagent les symptômes.

Est-il possible de prévenir la ptose des paupières ?

Actuellement, il n’existe aucune méthode efficace pour prévenir l’affaissement des paupières. Cependant, une détection rapide dans les premiers stades est essentielle pour améliorer la qualité de vie du patient. De cette manière, il est possible d’arrêter ou de réduire le défaut avant que la vue ne soit affectée et que l’asymétrie du globe oculaire ne s’installe.

De plus, une approche précoce permet d’éviter d’autres complications courantes telles que le torticolis et les douleurs cervicales secondaires à un dysfonctionnement de la vision. En cas de doute, consultez un spécialiste en ophtalmologie.

Une condition à ne pas sous-estimer

La paupière tombante se manifeste généralement progressivement avec des modifications discrètes de la muqueuse oculaire et de la capacité visuelle. Cette situation l’encourage à passer inaperçu, notamment chez les personnes âgées. Cependant, la ptose des paupières peut également survenir à la suite d’une blessure neurologique ou d’un accident vasculaire cérébral.

Pour cette raison, des soins professionnels immédiats doivent être recherchés si cette condition s’accompagne d’une perte de force dans les extrémités, de convulsions, d’une déviation de l’expression faciale et de troubles de la parole. Une approche précoce pourrait faire la différence.

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