Qu’est-ce que le syndrome méningé ?

14 janvier 2021
Le syndrome méningé est un ensemble de symptômes qui apparaissent en cas d'affectation des méninges du corps humain. Les causes peuvent être variées et mettre la vie en danger. Dans cet article, voyons quels sont les signes d'alertes et comment les détecter.

Le syndrome méningé n’est pas une maladie en soi, mais plutôt un ensemble de symptômes qui indiquent l’existence d’un processus pathologique au niveau des méninges. Les causes peuvent être variées, mais elles exigent généralement des soins immédiats.

En médecine, on parle de syndrome lorsqu’un groupe de signes et de symptômes se présentent ensemble et sont capables de répondre à diverses étiologies. Autrement dit, un syndrome peut avoir pour origine diverses maladies.

Dans le cas du syndrome méningé, l’ensemble des symptômes principaux se constitue de trois phénomènes :

  • Céphalée : mal de tête
  • Rigidité musculaire : à cause des contractures musculaires
  • Fièvre : qui peut être présente ou non selon que l’origine est infectieuse ou non

Les symptômes sont évidents chez un patient quand les méninges sont déjà enflammées. Les méninges sont trois couches très fines qui tapissent les structures du système nerveux central à l’intérieur du crâne et de la colonne vertébrale. Comme une sorte de papier, les méninges enveloppent l’encéphale et la moelle épinière.

D’autre part, les méninges sont au nombre de trois et se nomment : dure-mère, pie-mère et arachnoïde. Le syndrome méningé répond à l’inflammation des deux dernières que l’anatomie décrit comme “leptoméninges”. Lorsque ces couches s’enflamment, elles irritent le système nerveux central.

Causes du syndrome méningé

Bien qu’il existe diverses causes capables de provoquer le syndrome méningé, les plus importantes se divisent en deux groupes : inflammatoires et non-inflammatoires. Cette division générale ne détermine pas la gravité du cas clinique, comme nous allons le voir.

Causes inflammatoires

Parmi les causes inflammatoires, nous pouvons trouver :

  • Bactéries : la plus importante et la plus connue est certainement le méningocoque, un micro-organisme pour lequel il existe une vaccination spécifique capable de prévenir la méningite qu’il provoque. Une fois que la bactérie est installée, le syndrome méningé est généralement complet, avec tous les symptômes. Cette bactérie est également capable de produire des poussées ou des épidémies dans les populations qui restent en contact. C’est pourquoi, des mesures extrêmes de précautions sont prises lorsqu’un cas est détecté et confirmé.
  • Virus : la méningo-encéphalite virale a une manifestation clinique plus insidieuse et inclut des virus relativement communs à des micro-organismes rares qui causent des maladies spécifiques.
  • Mycose : le syndrome méningé de cause mycotique est rare, mais très agressif. Il survient généralement chez les personnes qui présentent une déficience immunitaire et qui, en raison de leurs défenses affaiblies, sont plus susceptibles d’abriter des champignons. Le traitement est également plus compliqué.
  • Parasites: la méningite parasitaire est encore plus rare. Nous trouvons à peine trois micro-organismes qui se cachent derrière la plupart des cas. La transmission se fait des animaux à l’être humain. Le risque est donc plus grand à la campagne.
Vaccination d'un enfant.

“Il existe un vaccin pour la cause la plus fréquente de méningite bactérienne.”

Lisez également : 6 symptômes de la méningite que les parents ne doivent pas ignorer

Causes non inflammatoires

L’autre groupe de causes sont les non-inflammatoires. Parmi lesquelles :

  • Hémorragie : lorsqu’un accident vasculaire cérébral se produit à la suite de la rupture d’une artère du cerveau, le saignement forme une accumulation de sang qui, s’il est proche des méninges, les enflamment. Il en résulte alors un syndrome méningé. Au début des symptômes, l’AVC peut être confondu avec une méningite bactérienne, même en présence de fièvre.
  • Traumatismes : les traumatismes crâniens, dus à des coups ou des accidents, sont capables d’enflammer les méninges. Divers mécanismes traumatiques peuvent effectivement provoquer l’accumulation de liquide inflammatoire entre le cerveau et les leptoméninges en les irritant.
  • Néoplasies : de nombreuses tumeurs du cerveau, du cervelet et de la moelle osseuse commencent très souvent par un syndrome méningé. La masse maligne qui se forme pousse sur les méninges et finit par les irriter, parfois sans comprimer d’autres structures.
Hémorragie cérébrale.

“Les AVC peuvent générer un syndrome méningé par l’accumulation de sang contre les méninges.”

Découvrez davantage : Qu’est-ce qu’un traumatisme cranio-encéphalique ?

Comment reconnaître un syndrome méningé ?

La fièvre n’étant pas toujours présente lors du syndrome méningé, deux symptômes sont considérés comme essentiels pour reconnaître ce phénomène : la céphalée et les contractures musculaires.

Dans ce cas, la céphalée est une douleur souvent intense et persistante. Il n’est pas rare que le patient ait besoin de crier à cause de la douleur dans le crâne. L’emplacement prédominant est le front et l’occiput. Autrement dit, à la hauteur du front ou proche de la nuque.

Cette douleur s’accompagne généralement d’une intensification face aux stimuli tels que la lumière et les bruits. Lorsqu’elle s’intensifie avec la lumière, c’est ce que l’on nomme photophobie. La personne est alors obligée de fermer les yeux.

L’autre symptôme sont les contractures musculaires. Dans le cas du syndrome méningé, les muscles de la nuque, du dos et des membres inférieurs peuvent se tendre et devenir plus rigides. La raideur de la nuque empêche d’emmener le menton à la poitrine, par exemple. Tandis que la raideur du dos empêche de lever les genoux vers la poitrine. Il s’agit de signes historiques et fondamentaux que la médecine associe à la méningite depuis des décennies.

Il faut se rendre immédiatement chez le médecin en présence de ces symptômes. Le professionnel sollicitera les examens nécessaires, du sang et du système nerveux, jusqu’à la ponction lombaire pour étudier le liquide céphalorachidien si nécessaire. Ce n’est pas un cadre à prendre à la légère en raison des risques qu’il comporte.

  • Goic, A., Chamorro, G., Reyes, H.; Semiología Médica; 2010; 3º Edición, Editorial Mediterráneo.
  • Leal, MC Rodríguez, et al. “Protocolo diagnóstico y tratamiento empírico del síndrome meníngeo agudo febril.” Medicine-Programa de Formación Médica Continuada Acreditado 12.54 (2018): 3222-3225.
  • Weiss, N. “Síndrome confusional y coma.” EMC-Tratado de Medicina 15.1 (2011): 1-8.