Tout ce que vous devez savoir sur l'infection à cytomégalovirus

L'infection à cytomégalovirus n'est pas reconnue chez les adultes en bonne santé. Cependant, elle peut causer des problèmes chez les nouveau-nés et chez les personnes vivant avec le VIH.
Tout ce que vous devez savoir sur l'infection à cytomégalovirus

Dernière mise à jour : 20 septembre, 2022

Le cytomégalovirus est un virus appartenant à la famille de l’herpès qui a la capacité d’infecter n’importe qui. L’infection á cytomégalovirus est plus grave chez les nouveau-nés et chez les patients immunodéprimés.

Plus de la moitié des adultes dans la quarantaine sont infectés par le virus. Heureusement, il s’agit d’une pathologie auto-limitée dans la plupart des cas, qui disparaît généralement sans nécessiter de traitement.

Les types de cytomégalovirus

L’infection à cytomégalovirus peut se manifester de plusieurs façons :

  • Cytomégalovirus congénital : elle apparaît chez les nouveau-nés et se transmet de la mère au fœtus pendant la grossesse. C’est une voie dangereuse.
  • Cytomégalovirus primaire : elle apparaît lorsqu’une personne contracte le virus pour la première fois. L’infection a plusieurs formes de présentation et peut être asymptomatique ou même ressembler à la monoeonucléose.
  • Réactivation du cytomégalovirus : le virus est capable de rester latent. La réactivation a lieu chez les personnes qui ont déjà souffert de la maladie et dont le système immunitaire est déprimé.
Virus de la mononucléose.
La mononucléose est causée par le virus d’Epstein-Barr. Cependant, le cytomégalovirus est capable de générer un tableau clinique similaire.

Les symptômes de l’infection à cytomégalovirus

L’infection à cytomégalovirus peut générer de multiples manifestations cliniques. Une étude publiée dans la revue Microbiology Spectrum a mis en évidence le fait que le spectre peut aller d’une forme asymptomatique à une maladie grave chez les patients immunodéprimés.

La maladie survient généralement sans aucun symptôme apparent chez les personnes en bonne santé. Certaines personnes contractent alors le virus et ne s’en aperçoivent même pas.

D’autres développent des symptômes bénins :

Les personnes immunodéprimées développent une forme plus grave de la maladie. Plusieurs organes peuvent être touchés, comme la rétine, le cerveau, le tube digestif, les poumons ou le foie. Et de nombreux symptômes différents apparaissent. Par exemple :

  • Taches aveugles dans la vue et vision floue, voire cécité
  • Difficulté à avaler
  • Perte de poids
  • Confusion
  • Diarrhée



Les symptômes chez les bébés

Les symptômes de l’infection à cytomégalovirus congénitale sont très différents de ceux de l’adulte. Parmi les manifestations cliniques les plus courantes, figurent les suivantes :

  • Taches violettes sur la peau
  • Naissance prématurée
  • Faible poids de naissance
  • Hépatomégalie
  • Convulsions
  • Microcéphalie
  • Pneumonie
  • Jaunisse

Les voies de transmission

Toute personne atteinte d’une infection active est capable de transmettre la maladie. Le virus se trouve dans différents fluides corporels, notamment dans le sang, d’où il est capable d’affecter les organes.

D’autres fluides corporels sont également infectés par le virus. Ceux-ci comprennent la salive, l’urine, le lait maternel et les larmes. Le sperme et les sécrétions vaginales ont également une charge virale.

Le virus peut ainsi être transmis d’une personne à l’autre. Parmi les formes de transmission les plus courantes, figurent les suivantes :

  • Boire du lait maternel infecté
  • Avoir un contact sexuel avec une personne infectée
  • Toucher les yeux ou la bouche après un contact avec des liquides infectés
  • Organe infecté, moelle osseuse ou greffe de sang
  • Transmission verticale de la mère au bébé lors de l’accouchement



Le diagnostic

Le diagnostic d’infection à cytomégalovirus repose sur l’anamnèse et l’examen physique. Le spécialiste se renseignera sur l’apparition et l’évolution des symptômes. De plus, il procèdera à un examen physique axé sur l’abdomen pour détecter des changements dans le foie ou la rate.

Des analyses de sang et d’urine permettront de détecter le virus et ainsi de diagnostiquer définitivement l’infection. Idéalement, un test PCR sur les fluides sera effectué. Cependant, la détection des anticorps et la réalisation de cultures sont également efficaces.

Les spécialistes peuvent ordonner des tests supplémentaires pour évaluer les dommages aux organes. Le fond de l’œil, des biopsies ou des tomodensitogrammes peuvent être utilisés. Les femmes enceintes atteintes d’une infection active devront faire analyser leur liquide amniotique.

Le traitement de l’infection à cytomégalovirus

En général, les personnes en bonne santé ne nécessitent aucun type de traitement. En effet, le corps est capable de contrôler l’infection après 4 à 6 semaines.

L’approche pharmacologique de l’infection à cytomégalovirus n’est recommandée que chez les nouveau-nés et les patients immunodéprimés. Cependant, le type de traitement dépendra des symptômes présentés et de la gravité de la maladie.

Les antiviraux sont les médicaments les plus prescrits. Ces composés sont capables de retarder la réplication virale, bien qu’ils n’éliminent pas le virus lui-même.

Les analgésiques et les antipyrétiques aident à soulager les symptômes.
Antirétroviraux pour l'infection à cytomégalovirus.
Les médicaments ne sont pas toujours nécessaires pour traiter l’infection. La plupart des cas sont asymptomatiques.

Les complications possibles

Les complications de l’infection à cytomégalovirus sont très variables et dépendent de l’état de santé de la personne, ainsi que de la gravité de l’état. La complication la plus fréquente est l’infection de la gorge. Les symptômes suivants peuvent également apparaître :

  • Syndrome de Guillain-Barré
  • Colite
  • Pneumonie
  • Rétinite
  • Péricardite
  • Encéphalite
  • Hépatite

L’infection à cytomégalovirus est de bon pronostic

Heureusement, l’infection à cytomégalovirus a un bon pronostic dans la plupart des cas. Les symptômes disparaissent généralement en quelques semaines et les médicaments contrôlent la réplication virale.

Cependant, il est toujours important d’être vigilant dans le cas des femmes enceintes, des nouveau-nés et des personnes dont le système immunitaire est affaibli. Dans ces cas, il est recommandé d’aller chez le médecin dès que possible pour démarrer l’approche appropriée.

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