Traitement pour faire baisser la fièvre

24 septembre 2020
Faire baisser la fièvre est très important pour éviter les éventuelles complications. Certaines mesures à domicile peuvent être prises dans un premier temps, mais si elles ne fonctionnent pas, il est préférable de consulter un médecin. Surtout s'il s'agit d'un enfant.

Faire baisser la fièvre est une mesure importante à prendre pour prévenir de nouvelles complications de santé. La fièvre correspond à une augmentation de la température corporelle qui devrait toujours être, en moyenne, légèrement inférieure à 37°C. Une variation allant jusqu’à un degré est normal au cours de la journée, sans que cela soit synonyme de maladie.

En effet, des paramètres tels que l’alimentation, l’exercice ou le climat, entre autres, sont des raisons d’augmentation de la température. Cependant, lorsqu’elle monte et dépasse les 38,5°C, on considère qu’il s’agit d’une fièvre.

Qu’est-ce que la fièvre ?

La fièvre est un indice que le corps réagit positivement à une éventuelle maladie. Mais attention: chez les bébés, surtout les nourrissons, 38°C est une température très élevée. Dans ce cas, elle doit diminuer. Pour cela, une hospitalisation ou, du moins, une consultation pédiatrique, peut être nécessaire.

Par ailleurs, la fièvre est presque toujours associée à d’autres symptômes :

  • Mal de tête persistant et entourant le crâne, parfois sous forme de pression.
  • Frissons et transpiration.
  • Douleur musculaire.
  • Déshydratation avec une sécheresse de la peau, une diminution des larmes et une rétention des urines.
  • Perte de l’appétit.
  • Faiblesse générale.

Chez les enfants, âgés entre 6 mois et 5 ans, des convulsions fébriles peuvent également survenir. Dans ce cas, il est recommandé d’allonger l’enfant, de le protéger afin qu’il ne se blesse pas, puis d’appeler un médecin.

Un homme avec de la fièvre.

“La fièvre est le signe d’un processus interne. La température corporelle est régulée par l’hypothalamus.”

Lisez également : Fièvre Q: origine, facteurs de risque et symptômes

Les causes

La partie du corps chargée de réguler la température se situe dans notre cerveau et se nomme l’hypothalamus. Il fonctionne comme un thermostat, mais pour différentes raisons, il peut augmenter la limite de référence. C’est à ce moment que se produit l’augmentation de la chaleur retenue.

D’autre part, la fièvre en tant que telle peut être causée par des agents infectieux comme des virus et des bactéries. Ainsi que par des maladies inflammatoires, telles que l’arthrite rhumatoïde, les tumeurs ou les médicaments qui comptent ce symptôme parmi leurs effets indésirables. De même, tous les types de vaccins provoquent la fièvre.

Traitement pour faire baisser la fièvre

En cas de fièvre légère, le médecin ne recommandera probablement pas de traitement spécifique. Surtout en l’absence de symptômes supplémentaires. En effet, la fièvre légère est un signe que le corps réagit bien. Même une température élevée peut être utile pour réduire les micro-organismes à l’origine de la maladie.

Quand une fièvre entraîne une gêne supplémentaire ou est élevée, il est nécessaire de la baisser. Dans ce cas, le médecin peut prescrire des médicaments en vente libre comme l’ibuprofène ou le paracétamol. Il est important de respecter les doses recommandées, de ne pas les dépasser ou les maintenir pendant trop longtemps. Car cela peut causer des dommages dans les reins et le foie.

Si ces médicaments ne font pas baisser la fièvre, la recherche de la cause sera alors essentielle pour déterminer la nécessité d’antibiotiques, en cas d’infection bactérienne comme une amygdalite ou une pneumonie. En revanche, s’il s’agit d’une infection virale, les antibiotiques ne seront d’aucune utilité.

Chez les enfants, s’il n’y a pas d’amélioration après la première dose et que la fièvre persiste, il faut consulter un médecin. D’autre part, il ne faut pas administrer de l’aspirine car elle peut dériver en syndrome de Reye qui, bien que rarement, peut être fatal.

Autres conseils pour faire baisser la fièvre

Lorsqu’il s’agit de bébés, surtout s’ils ont moins de 28 jours, l’option la plus judicieuse pour faire baisser la fièvre est l’hospitalisation. Les nouveau-nés sont vulnérables à des maladies graves qui requièrent des médicaments par voie intraveineuse ainsi que des soins spéciaux.

Par ailleurs, il existe des mesures qui peuvent être mises en œuvre à domicile pour faire baisser la fièvre. Tant qu’elle n’est pas associée à un inconfort supplémentaire. En cas de déshydratation, il faut consommer de l’eau, et mieux encore, une solution telle que le sérum oral. Ce dernier hydrate, mais contient également des électrolytes. Des composants fondamentaux pour le bon fonctionnement de l’organisme.

En outre, le repos aide à la récupération, de même que l’utilisation de vêtements légers, le maintien de la température basse dans la chambre et le fait de dormir avec un seul drap. Il est également conseillé d’appliquer des compresses d’eau tiède sur le front, les aisselles, l’aine ou la plante des pieds.

De même, pour faire baisser la fièvre, les bains du corps entier avec de l’eau tiède sont utiles. Ainsi que les infusions d’ail, de basilic, de rue, de gingembre, de thym et de camomille, sucrées avec un peu de miel. Ce type de boissons doit s’ingérer deux à trois fois par jour.

Une maman avec son enfant malade.

“Chez les enfants, il faut être particulièrement prudent en cas de fièvre. Leurs corps sont effectivement plus sensibles aux changements de température.”

Découvrez aussi : Pourquoi la température du corps augmente en cas de fièvre ?

Quelques données à retenir…

En général, il faut consulter le médecin lorsque la fièvre atteint 38°C chez les bébés ou 39°C chez les adultes. De plus si elle s’accompagne de mal de tête, de vomissement, d’irritabilité, de douleur abdominale, d’éruption cutanée. Ou si la température élevée persiste.

Enfin, il est important d’agir avec calme et promptitude pour faire baisser la fièvre. Dans le cas contraire, des convulsions et des pertes de connaissance pourraient survenir. Tous ces facteurs aggravent l’état du patient et mettent sa vie en danger.

  • Ochoa-Sangrador, C., & González-de-Dios, J. (2006). Adecuación de la práctica clínica a la evidencia científica en el tratamiento de las convulsiones febriles. Rev Neurol, 43(2), 67-73.
  • Chabalgoity, J., Pereira, M., & Rial, A. (2006). Inmunidad contra los agentes infecciosos. Temas de Bacteriología y Virología Médica. 2a ed. Uruguay: FEFMUR, 99-114.
  • Mohr, P. (2004). Como no perder el control frente a la fiebre. Archivos argentinos de pediatría, 102(1), 80-80.
  • Mollo, Fiorella, and Stella Gutiérrez. “Fiebre por antibióticos.” Archivos de Pediatría del Uruguay 77.3 (2006): 273-278.
  • Mancilla-Ramírez, Javier. “Avances en la fisiopatología y manejo de la fiebre en niños.” Salud en Tabasco 8.2 (2002): 73-82.
  • Tatochenko, V. К. “ONCE AGAIN ABOUT ANTIFEBRILES.” Current Pediatrics 6.2 (2015): 128-130.
  • Padilla Raygoza, Nicolás, and Roberto Cuauhtémoc Figueroa Ferrari. “Síndrome de Reye: historia natural y niveles de prevención.” Rev. mex. pediatr 61.4 (1994): 200-4.
  • Mendoza Collantes, Asunciona. “Uso de plantas medicinales para el alivio de la fiebre por los pobladores del Asentamiento Humano Pedro Castro Alva, Chachapoyas-2014.” (2015).