La viande grillée et le cancer du sein : un plus grand risque ?

Selon les informations d’une étude, les femmes diagnostiquées avec le cancer du sein qui mangeaient un certain type de viande seraient plus sujettes à souffrir de ce problème que celles qui les réduisaient dans leur alimentation.

Les femmes qui mangent beaucoup de viande grillée ou fumée et qui développent un cancer du sein ont un plus grand risque de mourir que les femmes qui mangent moins de ces aliments.

De tous les types de cuisson, le fumage est celui qui paraît le plus dangereux.

La consommation de viande de porc ou d’agneau fumée est associée à un risque de 17 % supérieur de mourir d’une quelconque cause.

Dans les viandes grillées ou fumées on retrouve de nombreux principes actifs cancérigènes, qui se sont formés pendant le processus de combustion de la matière organique.

De cette manière, les femmes peuvent être exposées aux éléments carcinogènes similaires à ceux de la fumée de cigarette ou de la pollution atmosphérique.

Ces facteurs sont associés à un plus grand risque de développer un cancer du sein.

Jusqu’à maintenant de nombreuses études avaient déjà associé les viandes cuisinées à hautes températures à un plus grand risque de cancer du sein.

Toutefois, aucune recherche n’avait étudié si la consommation de ces viandes pouvait affecter la survie après l’apparition de la tumeur.

Une étude réalisée sur les agents déterminants du cancer du sein

Certaines recherches passées se rejoignaient sur le fait que l’exposition à certains produits chimiques à travers la viande grillée ou fumée pouvait augmenter le risque de cancer du sein.

Lors d’études plus récentes, les chercheurs ont interrogé 1508 femmes diagnostiquées avec le cancer du sein.

On leur a demandé leurs habitudes alimentaires entre les années 1996 et 1997. Les questions ont été renouvelées 5 ans après.

Un suivi de la moitié de ces femmes pendant au moins 17,6 ans ont amené à un résultat total de 597 morts, dont 237 étaient directement liées à la tumeur.

Dans une étude plus récente, on a comparé l’information des femmes qui mangeaient de faibles quantités de viande grillée, ou fumée, avec les femmes qui consommaient beaucoup de ces aliments avant et après leur diagnostique.

Ces dernières avaient 31 % de risque en plus de mourir pendant la période d’étude.

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Poulet et poisson, moins de risque

Une autre information importante, c’est que les femmes qui préféraient manger des volailles fermières ou du poisson avant et après le diagnostique du cancer, avaient moins de probabilité de mourir.

Le chiffre se situait aux alentours de 45 % de moins, en comparaison avec celles qui ne mangeaient pas ces aliments.

A quoi peut-être due cette différence ? La viande de poulet, de dinde ou de poisson possède un plus faible taux de graisses saturées que les viandes rouges.

Une autre raison qui pourrait expliquer cette différence c’est que le poulet et le poisson ont un effet protecteur.

Dans le cas du poulet et de la dinde, ce sont des viandes considérées comme « blanches » et leurs protéines sont moins agressives pour notre corps que les autres viandes.

Statistiques sur le cancer du sein

Grâce à la détection précoce du cancer et au fait que de nouveaux traitements voient le jour, le nombre de femmes qui survivent au cancer du sein augmente.

En Espagne on a diagnostiqué environ 26 000 cas de cancer du sein par an, ce qui représente environ 30 % de toutes les tumeurs dont souffrent les femmes.

La majeur partie des cas sont diagnostiqués entre 35 et 80 ans, avec davantage de cas entre 45 et 65 ans.

Les soins du suivi du cancer du sein

Les soins de suivi de ce cancer varient selon la typologie.

  • Normalement on établit des visites de contrôle tous les trois ou quatre mois pendant les deux ou trois premières années après le traitement, puis une à deux fois par an après.
  • Lors des visites de contrôle, le médecin conseille de réaliser des examens pour chercher une récurrence ou détecter d’autres types de cancer.

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Il est important que le médecin aide à déterminer le suivi le plus approprié selon le cas.

Le/La patient-e devra être le/la plus transparent-e avec son médecin face aux questions, doutes ou incertitudes liées à son suivi.

Pour un autre type de soins cliniques, les patient-e-s continueront avec leur médecin généraliste et d’autres spécialistes.

Pour le suivi du cancer du sein, l’idéal est de continuer avec le médecin qui vous a aidé à le détecter et qui vous a prescrit le traitement opportun.