Atosiban : indications et avertissements

Quand on utilise l'atosiban chez des femmes chez qui l'on ne peut exclure une rupture prématurée des membranes, on doit évaluer les bénéfices du retard de l'accouchement face au risque potentiel de souffrir de chorioamnionite.
Atosiban : indications et avertissements

Dernière mise à jour : 31 décembre, 2020

L’atosiban est un médicament qui s’administre par intraveineuse afin de retarder l’accouchement prématuré. Il doit son effet à sa capacité d’inhiber l’action de l’ocytocine et de la vasopressine, deux hormones qui interviennent dans le processus d’accouchement en le déclenchant.

Il inhibe l’action de l’ocytocine au niveau de l’utérus, ce qui cause une inhibition des contractions utérines. Ce médicament a été développé en Suède et est apparu dans la littérature scientifique pour la première fois en 1985.

Indications de l’atosiban

Calculer la durée des contractions.

Comme nous l’avons mentionné au début de l’article, ce médicament est indiqué pour retarder un accouchement prématuré imminent. On l’utilise surtout chez des femmes qui présentent l’une des situations suivantes :

  • Contractions utérines régulières d’au moins 30 secondes et avec une fréquence supérieure ou égale à 4 contractions toutes les 30 minutes.
  • Dilatation du col de l’utérus de 1 à 3 cm (0-3 pour les femmes qui n’ont encore jamais accouché) et effacé à un pourcentage supérieur ou égal à 50 %.
  • Âge gestationnel de 24 à 33 semaines complètes.
  • Fréquence cardiaque fœtale normale.

Causes de la naissance prématurée

On n’identifie pas toujours de façon claire les causes de la naissance prématurée. Elle est généralement due à une combinaison de facteurs comme :

  • Maladies antérieures de la mère : par exemple, diabète, hypertension et maladies des glandes thyroïdes ou rénales.
  • Infections.
  • Stress psychosocial.
  • Âge de la mère : le risque d’un accouchement prématuré augmente si la femme a moins de 18 ans et plus de 35 ans.
  • Substances nocives ou toxiques spécifiques.
  • Troubles dans le développement du fœtus.

Il existe aussi d’autres facteurs externes qui peuvent augmenter le risque d’accouchement prématuré. Ceux-ci incluent, par exemple, la consommation excessive de nicotine et d’alcool.

Il est important de prendre en compte que le risque d’avortement spontané peut se réduire si les femmes enceintes consomment des aliments sains et ne font pas d’efforts excessifs.

Avertissements au moment d’utiliser l’atosiban

Quand on utilise l’atosiban chez des femmes chez qui l’on ne peut exclure une rupture prématurée des membranes, on doit évaluer les bénéfices du retard de l’accouchement face au risque potentiel de souffrir de chorioamnionite.

La chorioamnionite est une infection du liquide amniotique et des membranes qui le contiennent. Le liquide amniotique est un fluide qui entoure et amortit l’embryon et le fœtus dans le développement du sac amniotique.

Ce liquide permet au fœtus de bouger à l’intérieur de l’utérus sans que les parois de ce dernier ne s’ajustent trop à son corps. Il lui fournit aussi un support hydraulique.

Aucune expérience de ce traitement n’a été faite sur des patients qui souffrent de problèmes rénaux, comme une insuffisance rénale. La même chose se produit avec l’insuffisance hépatiqueIl faut donc être particulièrement vigilant avec ce type de patients.

Autres données d’intérêt sur le traitement à l’atosiban

Un traitement par intraveineuse.

L’expérience clinique au sujet de l’utilisation de ce médicament sur des femmes qui ont des grossesses multiples et qui se trouvent à des âges gestationnels compris entre 24 et 27 semaines est limitée.

En effet, le nombre de patientes traitées à l’atosiban est extrêmement réduit. Par conséquent, le résultat des études réalisées sur cette partie de la population est assez incertain.

La même chose se produit au sujet de l’efficacité de traiter à nouveau à l’atosiban une femme qui a déjà été traitée précédemment avec ce même médicament.

Si un retard de croissance intra-utérine se produit, la décision de continuer ou de recommencer l’administration de ce médicament dépendra de l’évaluation de la maturité fœtale.

Par ailleurs, au cours de la période de traitement à l’atosiban, et en cas de persistance des contractions utérines, les médecins devraient envisager le monitoring de ces contractions et de la fréquence cardiaque du fœtus.

En définitive, avec les grossesses multiples, les médicaments comme ceux qui appartiennent au groupe des inhibiteurs des canaux calciques ou les bêtamimétiques s’associent à une augmentation significative du risque de souffrir d’un œdème pulmonaire.

Par conséquent, ce médicament doit s’utiliser avec précaution en cas de grossesse multiple et/ou en concomitance avec d’autres médicaments qui renforcent son effet.

Conclusion

L’atosiban est un médicament qui présente les effets contraires de l’ocytocine, l’une des hormones qui préparent l’organisme à l’accouchement.

C’est pour cette raison qu’on l’utilise en tant que traitement pour éviter les accouchements prématurés. Il est néanmoins très important de connaître les risques et les précautions à prendre lorsque l’on entame un traitement avec ce médicament.

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