Atrophie corticale postérieure : diagnostic et traitement

28 juin 2019
L'atrophie corticale postérieure est un trouble dégénératif qui affecte la vue. Dans cet article, nous allons vous parler des symptômes qui nous alertent de sa présence et des traitements possibles qui existent de nos jours.

L’atrophie corticale postérieure est une maladie neurodégénérative qui affecte toute ou une partie de la vision. Ce symptôme s’accompagne généralement d’une perte de mémoire. Dans cet article, nous traiterons en profondeur de ce trouble et découvrirons comment l’identifier à un stade précoce.

Comme le souligne l’article Atrophie corticale postérieure, ce trouble n’est généralement pas diagnostiqué au début. En effet, comme elle provoque des symptômes visuels, les personnes consultent habituellement un ophtalmologiste plutôt qu’un neurologue (ce qui arrive beaucoup plus tard).

Pour cette raison, nous considérons qu’il est essentiel d’identifier les symptômes qui peuvent nous alerter de la présence d’une atrophie corticale postérieure. Voici quelques signes à ne pas négliger.

Les étapes de l’atrophie corticale postérieure

atrophie corticale

L’article que nous avons mentionné précédemment expose une série de phases par lesquelles passe l’atrophie corticale postérieure. Idéalement, dès que possible, ces symptômes devraient être portés à l’attention d’un neurologue pour un traitement immédiat.

  • Début graduel et lent d’une insuffisance visuelle : le patient peut voir des ombres ponctuelles ou perdre la vue également, à un moment précis. La dégradation est si progressive et lente qu’elle n’attire l’attention que lorsqu’elle s’aggrave.
  • Absence de pathologie ophtalmologique : si le patient consulte un ophtalmologiste, celui-ci ne verra aucune pathologie à l’origine de ces dégradations visuelles. Par conséquent, il continuera à mener une vie normale jusqu’à ce que la symptomatologie s’aggrave.
  • Petites pertes de mémoire : au fur et à mesure que le trouble s’aggrave, il se produit des petites pertes de mémoire que l’on peut considérer comme normales. Cependant, au fur et à mesure que la maladie progresse, elles augmenteront.
  • Débuts de démence : le patient présentera un hypométabolisme et une hypoperfusion qui seront détectés grâces à un test qui permettra la réalisation d’une étude de neuroimagerie. La démence survient lorsque la maladie est à un stade avancé.

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Diagnostic de l’atrophie corticale

Comme nous avons pu le voir, la symptomatologie de l’atrophie corticale est très lente et progressive. Par conséquent, lorsque les patients consultent un neurologue, il est déjà trop tard. C’est pourquoi, en cas de perte de vision à laquelle s’ajoute une légère perte de mémoire, nous ne devrions pas hésiter à nous remettre entre les mains d’un professionnel.

Le premier test pour diagnostiquer l’atrophie corticale consiste en une prise de sang. Grâce à cela, on sera en mesure de détecter les carences en vitamines, entre autres séries de résultats. Ensuite, un examen ophtalmologique beaucoup plus complet sera effectué.

Ces tests pour réaliser un bon diagnostic ne s’arrêtent pas là. Des examens neurologiques, y compris des IRM et des tomographies, sont utilisés pour dissiper tout doute. Si tout indique qu’il s’agit d’un cas d’atrophie corticale postérieure, il existe différents traitements qu’un patient peut choisir.

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Traitement de l’atrophie

traitement de l'atrophie corticale postérieure

Une fois que le diagnostic est positif pour l’atrophie corticale postérieure, il existe deux traitements possibles. Aucun d’entre eux n’est un remède contre ce trouble. Et comme nous l’avons vu, c’est une maladie dégénérative.

  • Médicaments : ils sont utilisés pour traiter les symptômes qui peuvent survenir en raison de la souffrance de ce trouble. Les médicaments sont destinés à réduire l’anxiété et à améliorer la dépression dans les cas où elle se manifeste.
  • Thérapie : le patient peut suivre une thérapie cognitive pour préserver les compétences qui ne sont pas endommagées et retarder leur perte. La physiothérapie sera également utile dans ces circonstances.

Les deux options thérapeutiques actuelles pour l’atrophie corticale postérieure visent à améliorer la qualité de vie des patients pendant le traitement de leurs symptômes. L’objectif est de retarder la détérioration des compétences et des capacités, en améliorant les états d’anxiété et de dépression que cette maladie peut entraîner.

Avec cet article, nous voulons que vous soyez au courant de la symptomatologie de l’atrophie corticale postérieure afin que, dès les premiers signes, vous puissiez vous rendre chez le médecin le plus tôt possible. L’objectif est de le diagnostiquer le plus tôt possible. De cette façon, un traitement approprié pourra être entrepris sans délai.

Dans ces cas-là, un diagnostic précoce fera une grande différence. N’hésitez donc pas à consulter un médecin, même si les symptômes ne sont pas alarmants. Connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui a reçu un diagnostic de cette maladie ?

 

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