Comment détecter à temps un cancer du côlon ?

· 13 avril 2014
Les personnes constipées risquent davantage de souffrir de ce type de cancer. Il est fondamental de faire attention aux signes avant-coureurs pour agir à temps, et éviter la formation de métastases dans d'autres organes.

Ces dernières années, de nombreux cancers du côlon ont été diagnostiqués ; cependant, la plupart des cas sont décelés lorsque des métastases ont déjà atteint d’autres organes, le plus souvent le foie ou le poumon.

Selon les statistiques, il existe une augmentation assez préoccupante du nombre de cas de ce type de cancer, car il est maintenant le deuxième cancer le plus fréquent dans le monde, après le cancer du sein chez les femmes et le cancer du poumon chez les hommes. Il convient toutefois de signaler que le cancer du côlon est beaucoup plus fréquent chez les hommes.

Il est assez inquiétant de constater que des personnes qui sont apparemment en très bonne santé et qui se sentent bien vont apprendre à la suite d’un bilan de santé de routine qu’ils sont atteints d’un terrible cancer du côlon, déjà très avancé, et qu’ils ont désormais un combat à mener pour lequel ils ne s’étaient pas préparés.

C’est là l’une des raisons pour lesquelles tant de recommandations sont faites au sujet de la prévention et de l’importance de prêter attention aux signes d’alarme que notre corps nous envoie et aux symptômes qui se manifestent lorsque quelque chose va mal. Il faut toujours rester vigilant face à ces signes et n’en négliger aucun !

Des signes qui alertent de la présence d’un cancer du côlon

Malheureusement, le cancer du côlon ne présente pas de symptômes spécifiques ; au contraire, ses symptômes sont souvent confondus avec d’autres problèmes beaucoup plus bénins et plus courants, comme c’est le cas lorsqu’il y a des traces de sang dans les selles.

La plupart des gens associe cette circonstance à un problème d’hémorroïdes diagnostiqué auparavant, et ne s’inquiètent pas de la présence occasionnelle de sang dans les selles ; et voilà l’erreur, car c’est juste à ce moment-là qu’il faut faire appel à un spécialiste pour des examens approfondis, comme une coloscopie qui révèlera s’il s’agit vraiment d’hémorroïdes ou si l’on est face à un problème beaucoup plus sérieux.

Un autre symptôme important dont il faut tenir compte est une altération de la défécation ; on peut passer inopinément de la constipation à la diarrhée. Il faut veiller à l’aspect des selles et aux changements qui peuvent se produire, comme lorsqu’elles deviennent plus fines ou lorsque l’on a la sensation de ne pas avoir évacué complètement après être allé à la selle.

Cancer du côlon

De même, il est important de tenir compte des éventuels antécédents familiaux, qu’il s’agisse de la présence de polypes, de cancer du côlon ou de parents qui auraient souffert de colite ulcéreuse. Il faut savoir que les personnes qui souffrent de constipation sont les plus susceptibles de développer ce type de cancer.

Le premier examen qu’il faut réaliser pour diagnostiquer cette maladie est un test de dépistage de sang dans les selles, et si le résultat est positif, une coloscopie s’impose. Toutefois, la présence de sang dans les selles n’indique pas toujours qu’il s’agit d’un cancer du côlon, car il peut s’agir d’un polype ou d’une hémorroïde dilatée ; mais comme nous l’avons déjà dit, mieux vaut prévenir que se lamenter !