Comment éviter les obsessions mentales ?

· 1 mai 2018
Certaines psychothérapies peuvent vous aider à améliorer la façon dont vous affrontez les obsessions mentales. Si vous optez pour la méditation, pratiquez-la sous la supervision d'un spécialiste.

Les obsessions correspondent à un trouble mental qui se caractérise par la répétition d’actions non désirées qui découlent de pensées répétitives : ces obsessions obligent le patient à répéter une action de façon indéfinie contre sa volonté.

À court terme, ces rituels obsessionnels apportent une sensation de soulagement au patient ; à l’inverse, l’absence d’exécution de ces rituels provoquent de l’anxiété et de la souffrance. Le traitement consiste alors à freiner les agissements non désirés.

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Les principales causes

femme qui a mal à la tête

Parmi les facteurs à l’origine des obsessions mentales ou troubles obsessionnels compulsifs se trouvent :

  • les infections
  • les lésions cérébrales
  • le fonctionnement irrégulier de certaines zones du cerveau

La prédisposition génétique ainsi que des antécédents d’abus sexuel ou d’abus physique sont des facteurs qui augmentent également le risque de souffrir d’un trouble de l’anxiété. Bien que l’on ignore avec précision ce qui provoque l’apparition de ce trouble, il peut être héréditaire. Une éducation trop stricte ou, à l’inverse, des parents trop protecteurs et trop envahissants peuvent aussi être à l’origine de l’anxiété chez l’enfant.

Le trouble apparaît lorsque les substances chimiques du cerveau dépassent certains seuils.

Un diagnostic tardif

Certains parents et professeurs parviennent à reconnaître les symptômes des obsessions mentales. Mais ce n’est pas le cas de la majorité des personnes.

Certains patients reçoivent un diagnostic vers l’âge de 20 ans, et pour d’autres les symptômes apparaissent après l’âge de 30 ans. Les enfants peuvent aussi souffrir de ce type de pathologies.

Les troubles de l’anxiété créent un sentiment de crainte et d’insécurité  qui dure pendant de longues périodes. Paralysées par la peur, les personnes concernées n’ont pas d’activités quotidiennes.

Un trouble obsessionnel compulsif

femme qui a mal à la tête

Une personne peut très bien répéter certaines actions de vérification sans pour autant souffrir de ce trouble ; si par exemple, vous voulez vérifier une deuxième fois que vous avez bien éteint la lumière de la cuisine, cela n’indique pas la présence d’un trouble obsessionnel compulsif.

Chez les personnes affectées par ce trouble, ce besoin de contrôle est constant et répétitif. Les patients ont alors des pensées et des routines répétitives qui provoquent une sensation d’angoisse et de l’anxiété au quotidien. C’est pourquoi il est question d’obsession. Les personnes qui souffrent de ce trouble ne parviennent pas à contrôler les symptômes.

Les comportements obsessionnels peuvent concerner différents thèmes, tels que la peur des germes, la peur de blesser quelqu’un, les pensées dérangeantes liées à la religion ou au sexe, ou encore à une hygiène excessive. Selon le thème de préoccupation du patient, les actions répétitives peuvent être les suivantes : faire sa toilette, nettoyer la maison, ranger les choses d’une façon particulière. Ces obsessions peuvent être si fortes qu’elles peuvent conduire à l’absentéisme laboral et scolaire.

Les symptômes des troubles 

Les personnes qui souffrent d’obsessions mentales ont des rituels qu’elles répètent de façon incontrôlée. Elles maintiennent leur routine au moins une heure par jour, ce qui interfère avec leurs tâches quotidiennes.

Aussi, il est fréquent qu’elles gardent des articles inutiles, qu’elles ouvrent et ferment des portes de façon répétitive, et qu’elles soient constamment en train de compter des objets.

Les patients ne parviennent pas non plus à contrôler leurs pensées, et, bien qu’ils n’éprouvent pas de plaisir à suivre leurs propres rituels, ces rituels leur apportent tout de même une sensation de soulagement qui atténue leur anxiété.

Les symptômes peuvent s’améliorer ou s’aggraver. Il est aussi possible qu’ils disparaissent par moments.

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Des maladies neurologiques invalidantes 

deux mains

Ces obsessions mentales sont des maladies neurologiques qui ont un fort taux d’invalidité. Ce sont les plus fréquentes. Elles diminuent la qualité de vie du patient, car elles sont épuisantes, tant sur le plan physique que sur le plan émotionnel.

Les patients qui souffrent d’une maladie neurologique invalidante ont tendance à s’isoler, et leurs relations avec leurs proches sont généralement conflictuelles. Dans certains cas, ces rituels répétitifs dérangent les proches. Dans d’autres cas, les proches du patient ignorent les rituels ou bien y participent, ce qui est aussi contre-productif.

Comment éviter les obsessions mentales

En cas de suspicion de maladie, la première chose à faire est de se rendre chez le médecin pour une évaluation. La personne concernée sera éventuellement envoyé chez un spécialiste pour une meilleure évaluation.

L’étape suivante est celle de la psychothérapie avec un psychologue, un psychiatre ou bien un travailleur social. Une thérapie comportementale permet d’apprendre à réfléchir, à agir et à réagir face à des situations stressantes, telles que les rituels.

Avec les traitements, l’anxiété et la peur s’atténuent, tout comme les pensées obsessionnelles et les actions compulsives qui découlent de ces pensées.  Les antidépresseurs et anxiolytques (médicaments toujours prescrits par un spécialiste) sont des médicaments recommandés en cas d’obsessions mentales : ils maintiennent les substances chimiques à l’origine de ces obsessions à un taux adéquat. De faibles doses sont d’abord prescrites, puis avec le temps les doses prescrites augmentent.

Pour détecter et attaquer la racine du problème, une bonne surveillance médicale est indispensable. Le but est de diminuer le stress qui entraîne des agissements compulsifs, et ainsi aider le patient à socialiser et à se réintégrer dans la société.