En savoir plus sur les symptômes du VIH

8 septembre 2020
Le VIH est une infection qui ne se manifeste qu'aux stades les plus avancés. Par conséquent, la personne infectée ne reçoit pas de traitement et continue de contaminer. Dans cet article, découvrez les symptômes de cette maladie ainsi que comment elle se transmet.

Les symptômes du VIH ou virus de l’immunodéficience humaine sont variés. En effet, il s’agit tout d’abord d’une infection qui se cache dans le système immunitaire humain. Par conséquent, il est difficile de la détecter à temps, bien que de nombreux progrès aient été faits dans la qualité des laboratoires qui la diagnostiquent.

Connaître les éventuels signes de la maladie est essentiel pour sa détection précoce. A partir de là, les traitements améliorant la qualité de vie du patient peuvent être administrés et les aident à faire face aux complications de la pathologie.

Qu’est-ce que le virus du VIH ?

Le virus VIH appartient à une famille spécifique de virus appelée rétrovirus car ils contiennent une chaîne unique d’acide ribonucléique ou ARN. Ce virus possède un noyau contenant cette information génétique ainsi qu’une couverture lipidique avec différents récepteurs.

Ces récepteurs sont ceux qui permettent au virus d’entrer dans les cellules humaines. Plus concrètement dans les lymphocytes CD4+ qui sont les cellules de défense responsables de l’organisation du système immunitaire. Si elles sont attaquées par cette particule virale, elles ne peuvent pas remplir leur fonction et l’organisme reste alors sans défense face aux autres infections.

Par ailleurs, la stigmatisation des patients présentant des symptômes du VIH a conduit à la création de faux mythes sur sa contamination. On pensait effectivement qu’il pouvait se transmettre par l’air ou l’eau, à travers les moustiques et autres insectes, ou par le contact de la transpiration. Mais la vérité est la suivante :

  • Le virus ne survit pas longtemps en dehors du corps humain et ne peut pas se reproduire sans hôte. Il est donc impossible qu’il se transmette dans l’eau ou dans l’air
  • Le VIH se transmet via certains liquides corporels, comme le sang ou le sperme mais il est faux de croire qu’il se transmettre à travers la sueur, les larmes ou la salive. Il est donc sans danger de faire un câlin, donner la main, de partager les toilettes ou de faire la bise à une personne contaminée
Un test en laboratoire sur les symptômes du VIH.

Comment se transmet-il réellement ?

Les liquides corporels qui doivent être manipulés avec beaucoup de prudence sont les suivants :

  • Sperme et liquide pré-séminal : il est important de le savoir. Car la soi-disant technique du retrait ne prévient pas la contamination du VIH. Seules les mesures prophylactiques telles que le préservatif sont efficaces.
  • Sécrétions vaginales et rectales : les mucosités dans ces zones.
  • Sang : le virus peut être contracté par transfusion, mais le taux d’incidence de cette cause est actuellement infime. En effet, les analyses de transfusion sont strictes. Par contre, le partage des seringues chez les toxicomanes représente un problème croissant

Ces fluides corporels doivent entrer en contact avec les membranes muqueuses ou des tissus blessés de l’autre personne. Ou alors être injectés dans le sang pour que la contamination ait lieu. A un autre niveau, les femmes atteintes de VIH peuvent transmettre le virus à leurs bébés pendant la grossesse, l’accouchement ou via le lait maternel.

 Lisez également : Journée mondiale de lutte contre le sida: tous engagé

Les symptômes du VIH

Les symptômes du VIH ne se manifestent qu’à un stade avancé. Par conséquent, les personnes infectées contractent d’autres infections opportunistes ou développent des néoplasies. Cela crée alors une large fenêtre sans possibilités de détection précoce, ce qui aggrave le pronostic.

Au départ, lorsque le virus pénètre dans notre circulation sanguine et se multiplie, il entraîne des symptômes de grippe avec de la fièvre, une fatigue ainsi que des douleurs articulaires. Cependant, chez la majorité des personnes infectées, cela se confond avec une simple grippe.

Ce pseudo-état grippal est autolimitatif et la personne se rétablit en quelques semaines, ou quelques jours. Toutefois, le virus ne disparaît pas. Il reste latent à l’intérieur des lymphocytes et des ganglions lymphatiques. Après quelques années, en fonction de chaque individu infecté, le virus sort de son état d’hibernation et débute sa réplication.

D’autres symptômes pathologiques du VIH

Comme la personne se trouve sans défense, d’autres virus, bactéries et champignons en profitent pour l’infecter. Les mêmes micro-organismes qui, chez une personne en bonne santé, ne causent pas de problèmes, peuvent provoquer des infections graves en cas de VIH. Ce type de pathologies se nomment opportunistes. En voici quelques exemples:

  • Pneumocystis jiroveci elle cause des pneumonies graves, affectant les deux poumons, sans expectoration ni douleur dans la poitrine. La personne présente une fièvre constante et une sensation d’étouffement
  • Pneumocoque à répétition
  • Tuberculose pulmonaire et extra-pulmonaire : la plupart des individus exposés à cette bactérie parviennent à arrêter l’infection et à éviter l’évolution. Mais, dans le cas du VIH, les défenses ne sont pas suffisantes
  • Toxoplasmose cérébrale : le toxoplasme est un parasite qui se trouve dans la viande crue et les excréments des chats. La plupart des gens ont déjà été en contact avec le parasite, mais la maladie ne se développe jamais. Néanmoins, dans les cas d’immunodépression, il réapparaît et se loge dans le cerveau
  • Candidose digestive : l’un des symptômes du VIH dans l’appareil digestif est la gastro-entérite due à des champignons rares, comme la candidose

D’autre part, chez un patient atteint du VIH, quelconque infection se propage dans tout le corps et est très grave car les défenses ne sont pas suffisantes pour la contrôler. La mortalité n’est donc pas tant due au virus lui-même, mais plutôt aux infections opportunistes.

Il existe également des néoplasies qui se développent, de manière caractéristique, chez les patients souffrant de VIH. Autrement dit, il s’agit de cancers qui ne sont pas si fréquents chez d’autres personnes. Et qui se multiplient en raison de la déficience du système immunitaire dans l’identification des cellules anormales. Le plus courant est le sarcome de Kaposi.

Le ruban du sida sur un globe.

Découvrez aussi : Une greffe de cellules souches pourrait éradiquer le virus du VIH

Que faire en cas de détection des symptômes du VIH ?

Aujourd’hui, toute personne séropositive est mise sous traitement antirétroviral rapidement. L’importance de l’usage de ces médicaments le plus rapidement possible est d’éviter la propagation et d’améliorer l’espérance de vie du patient.

Le fait de ne pas prendre le traitement antirétroviral entraîne un affaiblissement du système immunitaire et un manque de contrôle de l’infection. En outre, cela met en danger les autres personnes qui peuvent être infectées par la charge virale élevée, lors de rapports sexuels non protégés par exemple.

Enfin, les symptômes d’une suspicion de VIH doivent faire l’objet d’un test de dépistage auprès d’un médecin. Il ne faut pas avoir peur de le demander. De nombreux pays ont déjà légiféré des mécanismes pour assurer la confidentialité du test et l’absence de préjugés à l’encontre des patients qui viennent consulter.

 

  • Esteban, C. S. (2014). VIH: Infeccion aguda, pesquisa y manejo. Revista Médica Clínica Las Condes, 25(3), 419–424. https://doi.org/10.1016/s0716-8640(14)70058-6
  • Cohen, M. S., Chen, Y. Q., McCauley, M., Gamble, T., Hosseinipour, M. C., Kumarasamy, N., Hakim, J. G., Kumwenda, J., Grinsztejn, B., Pilotto, J. H. S., Godbole, S. V., Chariyalertsak, S., Santos, B. R., Mayer, K. H., Hoffman, I. F., Eshleman, S. H., Piwowar-Manning, E., Cottle, L., Zhang, X. C., … Fleming, T. R. (2016). Antiretroviral therapy for the prevention of HIV-1 transmission. New England Journal of Medicine, 375(9), 830–839. https://doi.org/10.1056/NEJMoa1600693
  • Transmisión del VIH | Información básica | VIH/SIDA | CDC. (n.d.). Retrieved July 6, 2020, from https://www.cdc.gov/hiv/spanish/basics/transmission.html#anchor_1566553338
  • Erazo, Ana María Bastidas, and Gladys Eugenia Canaval Erazo. “Más allá de los síntomas: vivir con VIH es motor de cambio.” Avances en Enfermería (2018): 338-346.
  • Bastán, Jesús Enrique Pérez, and Luisa Fernanda Viana Castaño. “Adherencia terapéutica a los antirretrovirales de gran actividad en personas con VIH/SIDA.” Archivos del Hospital Universitario” General Calixto García” 7.2 (2019): 222-233.
  • Linares Guerra, Elisa Maritza, et al. “Cambios del peso y de las células T CD4+ en sujetos VIH/sida con antirretrovirales. Angola.” Revista de Ciencias Médicas de Pinar del Río 21.6 (2017): 5-14.
  • Briel, Matthias, et al. “Adjunctive corticosteroids for Pneumocystis jiroveci pneumonia in patients with HIV‐infection.” Cochrane database of systematic reviews 3 (2006).
  • Nuñez, Fabio Domingo. “El enfoque de derechos en salud y la respuesta al VIH y SIDA en la Argentina.” (2016).
  • Martínez Machin, Gerardo, et al. “Aislamiento, identificación y tipificación de levaduras en pacientes VIH positivos con candidiasis oral.” Revista Cubana de Medicina Tropical 49.3 (1997): 174-180.
  • Pascual, I. Pintos, E. Muñez Rubio, and A. Ramos Martínez. “Diagnóstico de la infección aguda y crónica por el VIH y de sus estados evolutivos.” Medicine-Programa de Formación Médica Continuada Acreditado 12.56 (2018): 3329-3331.
  • del Sida, Sociedad Española Interdisciplinaria. “Documento Informativo sobre la Infección por el VIH.” Madrid: Gesida (2017).
  • Berbesi-Fernández, Dedsy, et al. “Situación de VIH en usuarios de drogas inyectables en Colombia.” Infectio 20.2 (2016): 70-76.
  • Morales, Humberto Patricio Anangono, Glubis Wiliber Gómez Peláez, and Hugo Antonio Luna Rodríguez. “Transmisión vertical del virus de inmunodeficiencia adquirida (VIH).” RECIAMUC 2.2 (2018): 214-229.