Insuffisance cervicale : symptômes et complications

Il s'agit d'une condition difficile à diagnostiquer, surtout chez les nouvelles mères. Il est donc préférable d'effectuer des contrôles prénataux et d'informer le médecin au moindre symptôme.
Insuffisance cervicale : symptômes et complications

Dernière mise à jour : 20 mars, 2021

L’insuffisance cervicale est également connue comme l’insuffisance du col de l’utérus. Elle survient lorsque le col de l’utérus se dilate trop tôt pendant la grossesse, généralement sans autre symptôme. Cela conduit alors à un accouchement prématuré ou une fausse couche.

Normalement, le col de l’utérus se dilate uniquement quand le travail d’accouchement commence, en réponse aux contractions. En cas d’insuffisance cervicale, cette dilatation se produit pendant le deuxième trimestre de grossesse, sans douleur ni contractions.

Cette anomalie ne peut se détecter que lorsqu’une femme est enceinte. Autrement, son utérus fonctionne normalement. Si une femme a souffert d’insuffisance cervicale lors de grossesses ultérieures, il est fort probable qu’il en soit de même pour les grossesses à venir.

Symptômes communs de l’insuffisance cervicale

Une femme qui souffre de douleurs au bas-ventre.

“L’insuffisance du col de l’utérus est une anomalie qui génère une dilatation avant la fin de la grossesse.”

L’insuffisance cervicale ne provoque aucun symptôme en début de grossesse. Seules quelques femmes présentent un saignement léger pendant les semaines 14 à 20 de la gestation. Ces saignements peuvent durer quelques jours ou plusieurs semaines.

Par ailleurs, certaines femmes éprouvent des gênes pendant le second trimestre de grossesse, tels que :

  • Modifications des pertes vaginales.
  • Sensation de pression dans le bassin.
  • Douleur dans le dos qui se manifeste par une sensation étrange.
  • Crampes abdominales légères.

Quelles sont les causes ?

La science n’est pas parvenue à établir la cause spécifique de l’insuffisance cervicale. Cependant, on a pu identifié certains facteurs qui augmentent le risque de souffrir de cette anomalie. Les plus importants sont les suivants :

  • Grossesse multipleL’insuffisance cervicale se présente plus souvent chez les femmes qui portent plusieurs bébés en même temps.
  • Avoir subi une déchirure du col utérin lors d’un accouchement antérieur.
  • Antécédents de LEEP. Il s’agit d’une procédure électrochirurgicale d’excision effectuée pour prévenir le cancer de l’utérus.
  • Trouble congénital du tissu conjonctif. Cela comprend diverses anomalies dans l’utérus qui se présentent à la naissance. C’est le cas du syndrome de Ehlers-Danlos.
  • Malformations congénitales de l’utérus. Elles sont présentes à la naissance.
  • Lésion ou traumatisme dans le col utérin.
  • Exposition au diéthylstilbestrol. Il s’agit d’un médicament hormonal. Si la mère d’une femme a pris ce médicament lors de sa grossesse, cela augmente le risque de présenter une insuffisance cervicale.

Les femmes qui ont souffert de fausses couches, en particulier quand elles surviennent avant le quatrième mois, sont plus susceptibles de présenter une insuffisance du col de l’utérus.

Diagnostic de l’insuffisance cervicale

Le diagnostic de l’insuffisance cervicale est difficile. Surtout lorsqu’il s’agit de la première grossesse. Si le professionnel de santé soupçonne cette anomalie, des tests et examens seront nécessaires pour confirmer les soupçons.

Les examens de diagnostic les plus communs sont :

  • Echographie transvaginaleCe test permet de mesurer la longueur du col de l’utérus et de déterminer s’il y a des membranes qui dépassent du col. Si le col mesure moins de 25 millimètres, cela confirme l’insuffisance cervicale.
  • Examen pelvien. Il s’agit d’un contrôle visuel et manuel qui permet d’observer si le sac amniotique et les membranes fœtales sont en place ou non.
  • Tests de laboratoire. Ils sont effectués en cas de suspicion d’infection. Pour le déterminer, on prélève un échantillon de liquide amniotique que l’on analyse ensuite au microscope.

Insuffisance du col utérin: traitements disponibles

Une fois que le diagnostic a été confirmé, il existe des traitements pour éviter les conséquences graves. L’objectif de toutes ces mesures est de retarder l’accouchement le plus longtemps possible. 

Supplémentation en progestérone

Une étude menée par plusieurs centres médicaux et universités des Pays-Bas signale que la supplémentation en progestérone réduit le risque de naissance prématurée et de fausse couche, quand une femme souffre d’insuffisance cervicale. La progestérone est administrée sous forme d’injection ou de suppositoire vaginal.

Cerclage cervical

Le cerclage cervical est une procédure chirurgicale qui consiste à fermer le col de l’utérus avec des sutures solides. Ce cerclage est ensuite retiré entre les semaines 36 et 38 lorsqu’il est possible d’accoucher en toute sécurité. En effet, la semaine 37 est considérée comme le terme de la grossesse. Parfois les points de suture sont retirés au moment de l’accouchement.

Pessaire d’Arabin

Voici une autre intervention au cours de laquelle le col de l’utérus est enveloppé et fermé dans un anneau spécialement conçu pour cela. Dans ce cas, aucune intervention chirurgicale n’est nécessaire. On estime que cette technique est très efficace quand la mère présente un col utérin en forme de “V”. Cependant, il manque encore des recherches à ce sujet.

Repos au lit

Le repos au lit, ou repos pelvien, s’est avéré être une méthode efficace pour retarder l’accouchement. Il peut être partiel ou total. Dans certains cas, la future mère ne peut se lever que pour manger et aller aux toilettes. Même si cela est véritablement inconfortable, il s’agit d’une méthode simple et prouvée.

Facteurs de risque et complications de l’insuffisance cervicale

Un médecin qui présente un modèle de l'utérus.

“Les traumatismes cervicaux sont l’un des principaux facteurs de risque de l’insuffisance du col utérin.”

Le facteur de risque le plus évident dans ce cas est le traumatisme cervical. En cas de blessure ou de chirurgie dans la région, cela augmente la possibilité de souffrir d’insuffisance cervicale.

Comme indiqué ci-dessus, les autres facteurs de risque comprennent les problèmes congénitaux, les maladies des tissus conjonctifs ainsi que l’exposition au médicament diéthylstilbestrol. Cependant, beaucoup de ces femmes ne présentent aucun de ces facteurs de risque connu. Il a été établi que les femmes afro-américaines présentaient un risque accru.

Concernant les complications, les plus évidentes et les plus graves sont la naissance prématurée, ou la possibilité d’une fausse couche.

Un dépistage régulier est essentiel

Il n’y a aucun moyen de savoir si une femme souffre d’insuffisance cervicale, à moins qu’elle ne soit enceinte. Cela crée donc une difficulté majeure pour le diagnostic et le traitement précoce de cette anomalie.

Par conséquent, le mieux est de maintenir un suivi prénatal continu et efficace. De plus, il est nécessaire de communiquer tout symptôme au médecin, même s’il semble sans gravité. Enfin, il ne faut pas hésiter à poser toutes nos questions, cela évitera le risque de toute éventualité soudaine.

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