Journée internationale des droits des femmes : la génération de l’égalité

2 juillet 2020
Tous les 8 mars, partout dans le monde, nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes. Cette année, l'ONU a proposé que le thème mette en avant l'égalité des droits, fondamentale dans le domaine de la santé. Dans cet article, nous souhaitons partager avec vous quelques données sur les droits des femmes dans le monde professionnel de la santé.

La Journée internationale des droits des femmes puise ses origines dans un chemin que les femmes et les mouvements féministes ont parcouru depuis des décennies. Cette année 2020 marque les 25 ans de la conférence de Beijing.

La conférence de Beijing a été la quatrième rencontre mondiale sur les femmes organisée sur la planète. Elle a eu lieu en 1995. Suite à cette conférence, une déclaration a été proclamée. Cette dernière a marqué un avant et un après dans l’histoire des droits féminins. D’autre part, la conférence a réuni plus de 15000 participants officiels et même plus de 30000 participants non officiels.

Le programme élaboré par la conférence de Beijing a entraîné la création d’un domaine spécifique au sein des Nations Unies afin de traiter les questions relatives aux femmes. C’est ainsi qu’en 2020, la formation d’ONU Femmes a été promulguée comme un objectif de cette conférence.

Cette année, la devise de la Journée Internationale de la Femme a été choisie: « Je suis de la Génération Egalité: Levez-vous pour les droits des femmes ! ». Elle vise à souligner que l’histoire passée représente un changement générationnel, où l’égalité et l’accès aux droits devrait être plus logique.

Quoi qu’il en soit, il reste beaucoup à faire. Les avancées sont importantes, mais dans des domaines spécifiques comme la santé, il reste pas mal d’objectifs à atteindre. En effet, les droits des femmes dans le domaine sanitaire peuvent et doivent s’améliorer.

Outils mondiaux pour l’égalité

La Journée internationale des droits des femmes défend la santé sexuelle de chacune

Les Nations Unies ainsi que d’autres organismes internationaux ont mis en place des mécanismes, des groupes de travail et d’étude ainsi que des instances de rencontres, afin d’améliorer l’accessibilité des femmes aux droits qui leur reviennent. La Journée internationale des droits des femmes nous rappelle leur existence :

  • Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes : connue sous le nom de CEDAW, il s’agit d’une déclaration de 1979 qui a été approuvée en 1981. Il s’agit d’un plan d’action qui définit les droits incontournables des femmes, y compris la santé
  • Conseil des droits de l’Homme : en 2010, un groupe de travail a été créé pour étudier la discrimination à l’égard des femmes présente dans les lois des pays du monde. Ce groupe dépend du conseil des droits de l’Homme de l’ONU et analyse si le corps législatif des états est conforme aux principes d’égalité
  • Comité pour l’élimination de la discrimination envers les femmes : dans le domaine de la santé, la discrimination existe. Aussi bien à l’égard des professionnelles que des patientes. Les mesures prises par les pays pour lutter contre cette discrimination doivent faire l’objet d’un rapport à un comité d’experts tous les 4 ans. Ces experts ont le pouvoir d’enquêter sur les actions discriminatoires et de suggérer des mesures aux Etats

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Le droit des femmes d’accéder à la santé

Malgré l’existence de la Journée internationale des droits des femmes, cela n’est pas suffisant pour mettre en évidence les problématiques des droits féminins dans le domaine de la santé. C’est pourquoi, le 28 mai, on célèbre la Journée mondiale d’action pour la santé des femmes.

Nous savons que, dans de nombreuses cultures, le processus santé-maladie n’est pas le même pour les hommes et les femmes. Les possibilités d’accès aux soins sont différentes, tout comme les manières de recevoir les soins. Voire même la possibilité d’obtenir un diplôme universitaire en sciences de la santé.

Tout membre des équipes sanitaires, partout dans le monde, doit être formé pour garantir le droit des femmes à la santé. En outre, les systèmes de santé devraient accorder une priorité égale aux professionnels masculins et féminins pour intégrer un système. Cela est particulièrement vrai pour les postes de direction, qui sont souvent réservés aux hommes.

La santé sexuelle et reproductive à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes

Une femme en consultation chez une gynécologue

Un pilier de la santé des femmes est l’aspect sexuel et reproductif. Une grande partie des inégalités et des difficultés d’accès se retrouvent dans les méthodes contraceptives ou encore les soins lors de l’accouchement. Mais aussi le suivi de pathologies oncologiques gynécologiques, telles que le cancer de l’utérus.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé sexuelle et reproductive comme un état de bien-être physique, mental et social pour tout ce qui concerne le système reproducteur, ses fonctions et ses processus. Cela implique également le droit à une vie sexuelle satisfaisante et libre.

La Journée internationale des droits des femmes et son plaidoyer en faveur de l’égalité ne sous-estime en aucun cas la santé sexuelle et reproductive. Les femmes doivent avoir accès à tout moment aux méthodes contraceptives qu’elles souhaitent utiliser. De même, elles ne devraient jamais être confrontées à des jugements de valeur de la part des professionnels de santé par rapport à leurs choix.

Cela comprend également des soins humanisés lors de l’accouchement et de la grossesse dans le respect des droits des femmes. De nos jours encore, de nombreuses femmes subissent des violences psychologiques durant leur grossesse de la part des médecins ou des gynécologues qui les suivent. Alors que le système de santé devrait leur assurer un environnement chaleureux et favorable lors de cette étape importante de leur vie.

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L’occasion de célébrer l’égalité lors de la Journée internationale des droits des femmes

La célébration de la Journée internationale des droits des femmes est une occasion pour faire avancer davantage l’égalité des droits. En effet, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir véritablement parler d’égalité des genres.

Dans le domaine de la santé, aussi bien les lois que les professionnels doivent donner l’exemple. Chaque femme mérite de recevoir les meilleurs soins possibles, où qu’elle vive et quelle que soit sa condition. Il n’y a pas de place pour la discrimination, sous quelque forme que ce soit.

Enfin, si vous êtes une victime de maltraitance, d’inégalités sanitaires ou d’une violation de vos droits en tant que patiente, n’hésitez pas à dénoncer. De nombreux pays disposent déjà d’espaces et de bureaux entièrement consacrés à l’attention des problématiques féminines.

 

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