La rééducation après un ictus

Les ictus sont des problèmes de santé graves et fréquents. Une rééducation réussie après un ictus est une tâche qui requiert de la constance de la part du patient, de l'équipe de traitement et des membres de la famille.
La rééducation après un ictus

Dernière mise à jour : 06 octobre, 2021

L’ictus ou infarctus cérébral est la principale cause d’invalidité chez les adultes dans les pays développés. Sa gravité et l’incidence de ses séquelles en font une situation d’urgence. C’est en raison de ses séquelles que la réadaptation après un accident vasculaire cérébral (AVC) est une priorité.

En effet, après un AVC, la réadaptation devient une partie essentielle de la vie de la personne. Nous vous expliquons ici en quoi consiste ce processus.

Qu’est-ce qu’un ictus ?

L’accident vasculaire cérébral est également connu sous le nom d’infarctus ou d’embolie cérébrale. Des milliers de personnes en meurent chaque année, ce qui en fait un problème d’intérêt commun. Il existe deux types d’accidents vasculaires cérébraux :

  • Ischémique
  • Hémorragique

Bien que le mécanisme de production soit différent, dans les deux cas, la même chose se produit. En raison de l’occlusion ou de la rupture d’un vaisseau sanguin cérébral, la zone de tissu nerveux que ce vaisseau nourrissait est privée de flux sanguin.

En bref, le tissu nerveux de cette zone est privé de l’oxygène nécessaire et meurt. Cela entraîne la perte des fonctions contrôlées par cette partie du cerveau.

Quels sont les symptômes d’un ictus ?

La plupart du temps, il s’agit d’une pathologie aiguë et très rapide. Cela signifie qu’en quelques minutes, les symptômes se développent et la lésion cérébrale se produit. Il existe également des cas où les symptômes apparaissent progressivement, mais cela est moins fréquent.

Les symptômes varient en fonction du côté du cerveau qui est touché. Les principaux symptômes sont les suivants :

  • Picotements ou faiblesse musculaire au niveau du visage, du bras ou de la jambe, surtout d’un côté du corps
  • Difficulté à parler, à lire ou à comprendre les interlocuteurs
  • Distorsion de la vision dans un œil
  • Maux de tête sévères
  • Perte d’équilibre et de coordination
Mal de tête.
Les maux de tête sont un signe classique d’un ictus en cours.

Quelles sont les conséquences ?

Les séquelles d’un AVC dépendent du vaisseau sanguin touché : c’est lui qui détermine la zone du cerveau qui est lésée. Elles dépendent également de l’état antérieur de la personne, notamment des autres facteurs de risque qu’elle a pu présenter. Enfin, et c’est le point le plus important, elles dépendent de la rapidité avec laquelle les mesures sont prises.

Lorsqu’une personne est suspectée de souffrir d’un AVC, un code d’urgence est activé dans les centres de santé. Cela permet de prendre des mesures le plus rapidement possible. Plus une zone du cerveau est privée longtemps d’apport sanguin, plus les tissus meurent et plus les conséquences sont graves. Un traitement rapide est essentiel pour minimiser les séquelles.

Quelle est l’importance de la rééducation après un accident vasculaire cérébral ?

La rééducation après un accident vasculaire cérébral ne permet pas d’inverser les lésions cérébrales causées par l’AVC. Elle ne fait que minimiser les conséquences, tant physiques que psychologiques, et elle permet au patient de s’adapter le mieux possible à la vie quotidienne.

La réadaptation doit commencer dès que le patient est cliniquement stabilisé, dans le même hôpital où il a été admis. Elle se poursuivra en dehors de l’hôpital.

Le patient peut avoir à réapprendre des fonctions très basiques. Il peut s’agir de parler, de bouger certaines parties du corps ou encore de contrôler les sphincters.

La durée de la réadaptation après un accident vasculaire cérébral dépend à la fois du patient et des dommages subis. Il peut s’agir d’un processus très lent.

Comment se déroule la rééducation après un accident vasculaire cérébral ?

Comme il s’agit d’un processus complexe qui implique de nombreuses dimensions de la personne, la réadaptation sera menée par une équipe multidisciplinaire. Des médecins de rééducation, des physiothérapeutes, des psychologues, des orthophonistes et des ergothérapeutes formeront un groupe qui tentera de couvrir tous les besoins du patient.

Comme nous l’avons déjà mentionné, elle commence dès que le patient est stabilisé, dans les 24 à 48 heures suivant l’AVC. Une évaluation complète de l’état du patient et de son éventuel pronostic de guérison sera effectuée.

Une fois la personne sortie de l’hôpital, la rééducation se poursuivra à la fois à domicile et dans les centres de rééducation, plusieurs jours par semaine. Cela dépendra de la proximité des lieux et du transport dont dispose le patient.

Un ictus.
Après le diagnostic d’un AVC, la réadaptation doit commencer lorsque le patient est stable, dans le cadre de son hospitalisation.

L’importance du travail à domicile après un ictus

Les spécialistes donneront au patient différentes directives et exercices. Même si la personne doit se rendre à l’hôpital plusieurs fois, voire tous les jours de la semaine, il est très important qu’elle suive les directives à la maison. Il s’agira d’exercices basiques et faciles, adaptés à sa condition.

Par ailleurs, il est essentiel que les personnes qui l’entourent l’accompagnent et le soutiennent dans cette démarche. Il peut être conseillé aux membres de la famille d’accompagner le patient lors des contrôles et des séances de rééducation, afin qu’ils soient informés du processus et de son évolution.

La rééducation après un ictus exige de la persévérance

Un accident vasculaire cérébral est une maladie grave et compliquée qui peut laisser de nombreuses séquelles. Le travail constant de l’équipe multidisciplinaire, ainsi que celui du patient et de son entourage, sont fondamentaux pour que l’amélioration et l’adaptation se fassent le plus rapidement et le plus confortablement possible.

Bien entendu, toutes les personnes n’obtiendront pas la même amélioration, mais tous les professionnels impliqués essaieront toujours d’obtenir le maximum de chaque patient. La constance est la clé de cette réhabilitation.

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