Le diagnostic génétique préimplantatoire (DGP)

22 juin 2019
Le diagnostic génétique préimplantatoire étudie les ovules et les embryons... Mais dans quel but ? Vous découvrirez ici la réponse à cette question.

Le diagnostic génétique préimplantatoire (DGP) est un procédé auquel les médecins ont recours dans le cadre d’une reproduction assistée, également connue sous le nom de fécondation artificielle. Lorsqu’une femme n’est pas capable de tomber enceinte de forme naturelle, elle peut avoir recours à ce procédé.

Le diagnostic génétique préimplantatoire étudie les ovules et les embryons. L’objectif est le suivant : éviter l’implantation d’embryons pouvant déclencher un avortement ou pouvant donner lieu à la naissance d’un bébé en mauvaise santé.

C’est bien l’un des avantages de la reproduction assistée. Lorsqu’une femme tombe enceinte de façon naturelle, elle ne peut pas choisir entre un embryon sain et un embryon malsain. Grâce au DGP, nous pouvons éviter que le bébé naisse avec le syndrome de Down (trisomine 21) ou le syndrome de Turner, entre autres.

Dans la suite de cet article, nous vous expliquons de façon plus détaillée en quoi consiste le DGP. Vous découvrirez notamment quelle est la méthode utilisée pour que le procédé se solde par une victoire.

Diagnostic génétique préimplantatoire : la méthode

diagnostic génétique préimplantatoire

Le diagnostic génétique préimplantatoire a lieu avant l’implantation de l’ovule dans l’utérus de la femme. Pour cela, les médecins procèdent à une fécondation in vitro. Ils conservent ensuite les ovules fécondés dans des capsules en verre. Il faut ensuite attendre entre trois et cinq jours pour analyser le développement des ovules fécondés.

Une fois ce laps de temps écoulé, le médecin réalise une biopsie de chaque embryon afin de détecter des problèmes génétiques éventuels. Une fois que c’est fait, le médecin choisit trois embryons sains, lesquels seront  implantés dans l’utérus de la femme.

Que se passe-t-il si la femme ne parvient pas à tomber enceinte ?  Doit-elle à nouveau passer par ce processus ? La réponse est non : seulement trois embryons sains sont implantés, cela veut dire qu’il peut y en avoir d’autres. Les embryons sains qui ne sont pas implantés peuvent être congelés pour une éventuelle deuxième tentative.

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Le DGP, une technique utile

Nous avons tendance à penser que cette technique est seulement réservée aux femmes qui n’arrivent pas à tomber enceinte de façon naturelle. Mais c’est aussi une technique particulièrement utile pour ces couples au sein desquels il y a un historique de maladies génétiques graves.

Grâce à cette technique, nous pouvons choisir un embryon sain, lequel ne subira pas une quelconque altération héréditaire pouvant conditionner sa vie. Sans l’ombre d’un doute, dans ce type de cas, cette technique est particulièrement recommandée. Néanmoins, elle fait encore débat.

Diagnostic génétique préimplantatoire et éthique

diagnostic génétique préimplantatoire

Il existe encore quelques objections éthiques concernant l’élimination d’embryons. L’argument est le suivant : ce sont des être humains dans leur première phase de développement.

On parle d’ailleurs de dignité personnelle de l’embryon humain et de l’importance de maintenir l’ordre naturel des choses, comme une démonstration de respect envers la vie. Certains considèrent alors que le diagnostic génétique préimplantatoire va à l’encontre de cette dignité, car il est question de sélection et d’élimination.

Cette vision des choses est tout à fait respectable. Néanmoins, puisqu’il existe la possibilité d’avoir des enfants sains, pourquoi ne pas en profiter ? À l’heure actuelle, il existe des méthodes permettant de détecter des maladies graves et ainsi d’éviter les naissances d’enfants qui auront un temps de vie limité. Cela dépend du degré d’affectation.

Quoi qu’il en soit, cette option est avant tout là pour ces femmes qui souhaitent avoir des enfants mais qui ne peuvent pas tomber enceinte et pour celles dont les chances que l’enfant hérite d’une maladie grave. C’est une alternative valide à laquelle il est possible d’opter ou non en fonction des valeurs de chacun.

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Si, au sein de votre famille, il existait une maladie dégénérative héréditaire, décideriez-vous de suivre un diagnostic génétique préimplantatoire ? Que pensez-vous de cette technique ?

Nous espérons que cet article vous a permis d’en savoir un peu plus sur cette option.

 

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