Les indications et contre-indications de l'aripiprazole

L'aripiprazole est un antipsychotique atypique utilisé principalement dans le traitement de la schizophrénie. Découvrez ci-dessous les principales caractéristiques de ce médicament.
Les indications et contre-indications de l'aripiprazole

Dernière mise à jour : 09 février, 2022

L’aripiprazole appartient à une classe de médicaments appelés antipsychotiques atypiques. Il est principalement utilisé dans le traitement de la schizophrénie. Cependant, il a également d’autres indications, telles que le traitement du trouble bipolaire, du syndrome Gilles de la Tourette, de l’irritabilité associée à l’autisme et le traitement de la dépression.

Ce médicament est contre-indiqué en cas d’allergie. Il peut déclencher un tableau clinique symptomatique qui pourrait entraîner la mort.

Les caractéristiques générales de la schizophrénie

La schizophrénie est une maladie mentale qui affecte certaines fonctions cérébrales. Parmi elles, figurent la pensée, la perception, les émotions et le comportement.

Les symptômes de cette maladie apparaissent généralement entre l’âge de 16 et 30 ans. Les hommes sont plus susceptibles de les présenter que les femmes. Normalement, à partir de 45 ans, cette maladie mentale ne se développe pas.

Les symptômes peuvent être classés en trois types :

  • les symptômes psychotiques qui déforment la pensée du patient, tels que des hallucinations et des délires ;
  • les symptômes “négatifs” qui empêchent la manifestation d’émotions et un comportement normal ;
  • et les symptômes cognitifs, qui affectent le processus de pensée.

Quant aux causes de son développement, elles sont encore méconnues. On pense qu’il existe différents facteurs qui agissent ensemble et contribuent à son développement.

Parmi les causes possibles, la composante génétique est la plus importante. La chimie du cerveau joue également un rôle important, car on observe une inadéquation des neurotransmetteurs, tels que la dopamine et la sérotonine, chez les patients atteints de schizophrénie.

Cette maladie est chronique et incurable. Par conséquent, les médicaments antipsychotiques tels que l’aripiprazole aideront seulement à contrôler de nombreux symptômes. Des traitements complémentaires, tels que la thérapie, l’éducation familiale ou la rééducation, peuvent aider le patient à faire face à la maladie au quotidien.

Le mécanisme d’action de l’aripiprazole

Étant un antipsychotique atypique, le mécanisme de son effet antipsychotique de ce médicament est différent de celui des antipsychotiques typiques, tels que la quétiapine ou la clozapine. Bien que l’on ne sache pas exactement quel le mécanisme par lequel ce médicament exerce son action, il semble exercer ses effets antipsychotiques en interagissant comme agoniste partiel au niveau des récepteurs dopaminergiques D2.

En plus d’interagir avec ces récepteurs, l’aripiprazole est également un agoniste partiel des récepteurs 5-HT1 de la sérotonine. Comme les autres antipsychotiques atypiques, il présente un profil antagoniste sur les récepteurs 5-HT2A. Conséquence de cela : les symptômes extrapyramidaux sont mineurs.

La dopamine.

La pharmacocinétique de l’aripiprazole

L’aripiprazole est un médicament administré par voie orale qui est bien absorbé. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes 3 à 5 heures après l’administration.

C’est un médicament très liposoluble, il est donc largement distribué dans tout le corps. De plus, il subit un fort métabolisme hépatique, les principales voies de biotransformation étant les trois suivantes :

  • Déshydrogénation
  • Hydroxylation
  • N-désalkylation

Les deux premières sont liées à l’action des enzymes CYP3A4 et CYP2D6. La N-désalkylation est catalysée par le CYP3A4. À la suite de ces réactions, des métabolites sont produits, dont le plus important est le déhydro-aripiprazole. Après avoir été métabolisés, ces métabolites et le reste du médicament qui n’a pas été biotransformé sont éliminés dans les fèces et, dans une moindre mesure, dans les urines.

Un fait important à prendre en compte lors du traitement par l’aripiprazole est son degré élevé de liaison aux protéines plasmatiques. En particulier, il est lié à l’albumine à hauteur de 99 %. Cette caractéristique doit être prise en compte si vous prenez un autre médicament également fortement lié aux protéines plasmatiques.

Il est possible que ces deux médicaments interagissent l’un avec l’autre en déplaçant les antipsychotiques. Si cela se produit, la fraction libre d’aripiprazole dans le plasma va augmenter, ce qui conduira à une potentialisation de ses effets et pourra même produire un tableau clinique toxique.

Les effets indésirables

Les symptômes extrapyramidaux sont une réaction indésirable typique des médicaments antipsychotiques. Cependant, l’aripiprazole étant un antipsychotique atypique, la survenue de ces effets est beaucoup moins fréquente qu’avec un traitement antipsychotique classique.

Cela est dû à la capacité de l’aripiprazole à interagir de manière antagoniste avec les récepteurs de la sérotonine, ce qui peut augmenter la transmission neutre dopaminergique dans la voie nigrostriée, réduisant ainsi le risque de symptômes extrapyramidaux.

Cependant, les effets extrapyramidaux sont dose-dépendants. Par conséquent, si une dose supérieure à celle recommandée est administrée, ces effets peuvent apparaître. En dehors de ces effets, les effets indésirables les plus fréquents sont les suivants :

  • Insomnie et agitation
  • Mal de tête
  • Vision trouble.
  • Hypotension orthostatique
  • Nausée et vomissements
  • Diarrhée
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