Les types de poliomyélite

19 septembre 2020
La poliomyélite est une maladie d'origine virale qui appartient presque au passé car on a réussi à la contrôler dans la majorité des pays du monde. Malgré cela, connaître les différents types existants est très intéressant.

Les différents types de poliomyélite (polio, sous sa forme abrégée) sont des maladies infectieuses qui touchent principalement le système nerveux des personnes. Comme le rapportent des sources internationales, comme l’Organisation Mondiale de la Santé, cette pathologie est causée par le poliovirus, un agent viral composé d’ARN et d’une capsule de protéines.

Selon plusieurs études, il en existe trois sérotypes (variétés différentes). Le sérotype 2 a été détecté pour la dernière fois en Inde en 1999 et on le considère donc éradiqué de la nature. Cependant, les variantes 1 et 3 continuent de circuler dans la population. Toutes deux sont très infectieuses et provoquent la poliomyélite paralytique.

À propos de la poliomyélite et de sa distribution

L’Organisation Mondiale de la Santé fait état de certains chiffres qui nous permettent de nous faire une idée de la situation du poliovirus à l’échelle mondiale. En voici quelques-uns :

  • En 1988, quand la campagne de lutte contre cette maladie a commencé, on a détecté plus de 350 000 cas dans le monde.
  • Grâce aux efforts en matière d’endiguement et de vaccination, en 2018, seuls 18 cas ont été rapportés dans le monde entier (soit une réduction de 99 %).
  • Cette pathologie a un groupe d’âge préféré car elle touche surtout les enfants de moins de cinq ans.

Comme nous pouvons l’observer, la poliomyélite est une maladie qui appartient presque au passé. Il faut malgré tout rester prudents car on a calculé que si le virus n’était pas totalement éradiqué, on pourrait voir se produire plus de 200 000 nouveaux cas dans moins de 10 ans.

La prévention contre le poliovirus.

La vaccination contre le poliovirus a donné de bons résultats, parvenant ainsi à la quasi éradication du virus.

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Les types de poliomyélite

Des études cliniques soulignent qu’il existe quatre types principaux de poliomyélite. Les voici :

  1. Asymptomatique : elle constitue 90 % des cas au niveau mondial.
  2. Maladie mineure : jusqu’à 9 % des cas. Elle se caractérise par la présence de fièvre, d’un mal-être, de nausées, de vomissements, de diarrhée et de constipation.
  3. Méningite non paralytique aseptique : de 1 à 2 % des cas.
  4. Poliomyélite paralytique : moins de 1 % des cas.

Étant donné que les deux premières variantes sont bénignes lors de leur développement, nous allons nous focaliser sur la méningite non paralytique aseptique et la poliomyélite paralytique. Nous allons dès maintenant vous expliquer tout ce que vous devez savoir sur ces deux pathologies.

Méningite non paralytique aseptique

Selon des recherches scientifiques, la méningite aseptique est un processus de nature infectieuse qui touche les membranes recouvrant les méninges du système nerveux central (SNC), provoquant ainsi une inflammation. Elle se caractérise par les symptômes suivants :

  • Fièvre.
  • Céphalée (mal de tête) et rigidité de la nuque.
  • Mal-être général.
  • Douleurs musculaires.
  • Perte d’appétit et vomissements.

Selon d’autres sources bibliographiques, les méningites aseptiques d’origine virale (comme celle produite par le poliovirus) ont un bon pronostic. Mais le poliovirus n’est pas le seul à entraîner une méningite : on a aussi identifié l’entérovirus, l’herpèsvirus ou le VIH comme responsables de cette dernière.

Cette pathologie, en dépit de son développement bénin, peut nécessiter l’hospitalisation du patient et la prise d’antibiotiques pendant une durée déterminée. Nous disons bien antibiotiques, même si elle est causée par un virus car, chez les patients les plus touchés, on commence ce traitement de façon immédiate en tant que mesure préventive contre une méningite d’origine bactérienne, beaucoup plus dangereuse.

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Poliomyélite paralytique

Dans ce cas, nous sommes face à la manifestation la plus grave du poliovirus. Des sources citées précédemment estiment qu’un patient sur 200 souffrira d’une paralysie irréversible et que, parmi ces derniers, 10 % décéderont à cause de problèmes musculaires dans le tractus respiratoire.

Détecter cette variation sévère est simple car les symptômes sont très agressifs. Des sources bibliographiques signalent qu’après cinq jours d’infections, on voit apparaître des processus tels que des myalgies (douleurs musculaires) intenses et des spasmes musculaires limitants qui débouchent sur une faiblesse chronique des bras et des jambes. La paralysie atteint généralement son paroxysme après une semaine d’infection.

Le taux de mortalité lors de l’étape aiguë est de 5 à 20 %, et le pire de tout est qu’elle est incurable une fois qu’elle se manifeste. Malgré cela, après ces phases critiques, la paralysie a tendance à s’améliorer au fil des ans, grâce à un processus de réinnervation avec les neurones qui n’ont pas été endommagés.

Selon l’endroit touché, nous pouvons observer trois types de poliomyélite paralytique. Les voici :

  • Spinale.
  • Bulbo-spinale.
  • Bulbaire.

50 % des individus qui survivent à cette manifestation grave présentent une faiblesse pour le reste de leur vie et 20 à 85 % des patients avec des antécédents de poliomyélite dans leur enfance peuvent développer un syndrome post-polioCelui-ci se caractérise par une atrophie musculaire progressive qui limite la capacité fonctionnelle.

Les types de poliomyelite paralytique.

La paralysie est une conséquence grave de la poliomyélite qui peut être soulagée dans le futur grâce à la réinnervation neuronale.

Que retenir à propos des types de poliomyélite ?

Comme nous l’avons vu à travers ces quelques lignes, la poliomyélite est une maladie qui est contrôlée dans la majorité des régions du monde. Par ailleurs, 90 % des cas sont asymptomatiques : il est donc aujourd’hui très rare qu’un cadre clinique soit associé au poliovirus.

Il existe des vaccins oraux et intra-veineux très efficaces pour l’immunisation des enfants face à ce virus, avec une efficacité de l’ordre de 99 % après trois doses. Ainsi, si nous continuons à faire des efforts sur le plan mondial pour l’éradiquer, dans peu de temps, la polio n’appartiendra plus qu’au passé.

 

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