Maladie des cauchemars : qu'est-ce que c'est et comment la surmonter ?

Maintenir une hygiène de sommeil adéquate, avec des routines stables et des exercices de relaxation, peut aider à améliorer la maladie des cauchemars. Découvrez d'autres astuces pour la surmonter.
Maladie des cauchemars : qu'est-ce que c'est et comment la surmonter ?
Maria Fatima Seppi Vinuales

Rédigé et vérifié par la psychologue Maria Fatima Seppi Vinuales.

Dernière mise à jour : 25 octobre, 2022

Nous pouvons tous faire un cauchemar : être attaqué par un animal,  vivre une catastrophe, perdre nos dents d’un coup. Lorsqu’il s’agit d’une situation fréquente, qui se répète plusieurs fois par semaine et altère notre quotidien, on parle de maladie des cauchemars.

Il est courant de se réveiller d’un rêve avec inconfort. Il n’y a rien à craindre si cela ne se produit que de temps à autre. Cependant, la répétition mérite notre attention.

Qu’est-ce que la maladie des cauchemars ?

Pas tout cauchemar n’est un trouble, mais un trouble devient un cauchemar. Cela ressemble à un jeu de mots ; toutefois, il est important de comprendre la différence.

Les cauchemars sont vécus comme des rêves qui déclenchent des émotions désagréables (peur, anxiété, tristesse, angoisse). Ils ont l’air très réels et vifs. Par conséquent, lorsque nous nous réveillons, nous avons des souvenirs clairs de l’inconfort et pouvons éprouver des difficultés à nous rendormir.

Les cauchemars surviennent pendant le sommeil paradoxal, dans ce qui serait la seconde moitié de la nuit.

Pourquoi parle-t-on de maladie des cauchemars ? Parce que les cauchemars en continue affectent le fonctionnement et le bien-être au quotidien. C’est-à-dire que les cauchemars ne se limitent pas à un moment précis, mais s’étendent dans le temps.

Les symptômes

Parmi les symptômes de la maladie des cauchemars, figurent les suivants :

  • Répétition
  • Souvenir du cauchemar
    • La personne n’arrive pas à s’en déconnecter et, en l’évoquant, elle ressent un malaise. Elle peut également avoir des difficultés à se concentrer et à poursuivre ses tâches.
  • Épuisement, fatigue
    • Le repos n’est pas reposant.
  • Sautes d’humeur, irritabilité, réticence et angoisse
Cauchemars répétitifs dans le trouble.
Les cauchemars qui se répètent et perturbent nos performances éveillées font partie d’un trouble.

La classification

Il existe différentes classifications pour ce trouble. Tout d’abord, selon sa durée :

  • Aigu : les cauchemars surviennent pendant moins d’un mois.
  • Subaigu : la survenue est de 1 à 6 mois.
  • Persistant : les cauchemars surviennent pendant plus de 6 mois.

Concernant la gravité :

  • Léger : les cauchemars surviennent moins d’une fois par semaine.
  • Modéré : les cauchemars se produisent plusieurs fois par semaine, mais pas tous les soirs.
  • Sérieux : la personne fait des cauchemars presque tous les soirs pendant une semaine.

Le diagnostic

Les cauchemars peuvent fonctionner comme un indicateur ou un signe avant-coureur d’un dysfonctionnement qui nous arrive, comme l’anxiété, le stress, un traumatisme ou la dépression. Les cauchemars sont considérés comme l’une des façons dont le cerveau essaie de traiter le stress post-traumatique.

L’intensité de l’expérience vécue est si forte que pendant l’éveil son « traitement » ou sa « transformation » est difficile. Le « non-dit » cherche à se résoudre en quelque sorte.

D’autre part, pour identifier l’origine de ce trouble, il convient de reconnaître s’il y a eu des changements dans l’alimentation, la routine et les habitudes quotidiennes, si un événement particulier s’est produit, entre autres. L’insomnie est également un facteur prédisposant aux cauchemars.

Un diagnostic différentiel est nécessaire. Par exemple, il ne peut pas être diagnostiqué s’il survient en même temps que la consommation de substances ou s’il existe un trouble mental sous-jacent.



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Comment vaincre la maladie des cauchemars ?

Il existe différentes recommandations à prendre en compte pour venir à bout de la maladie des cauchemars. Nous en citons quelques-unes ci-dessous.

Consultez un médecin

Vous pourrez ainsi déterminer s’il existe une cause organique qui peut influencer votre repos. Par exemple, des cauchemars peuvent survenir avec une maladie cardiaque.

Prenez soin de votre alimentation de nuit

La qualité du sommeil dépend aussi de l’alimentation à la dernière heure de la journée, de la consommation d’alcool ou d’un autre type de substance. Pour jouir d’un bon repos, il est recommandé de dîner léger au moins deux heures avant le repos.

Adoptez une bonne hygiène de sommeil

Essayez de maintenir une routine consistant à vous coucher et à vous lever en même temps. Vous pouvez également pratiquer quelques exercices de respiration et de relaxation.

Imaginez

Pratiquer l’imagination avec des fins qui modifient le contenu du cauchemar est possible. Pendant la journée, l’anxiété liée aux rêves peut nous amener à essayer d’éviter de nous en souvenir. De telles tentatives échouent souvent et conduisent à une frustration supplémentaire.

Au lieu de cela, vous pouvez prendre conscience de vos émotions, identifier ce qui vous inquiète dans le rêve et penser à une fin plus agréable. Par exemple, si vous rêvez qu’un animal vous attaque, vous pouvez prévoir une version différente dans laquelle quelqu’un remarque que vous êtes attaqués et vient à votre aide.

Imaginez pour calmer le trouble cauchemardesque.
Visualiser des résultats agréables pour les cauchemars est une technique que vous pouvez appliquer pendant la journée.

Demandez de l’aide professionnelle

Vous pouvez entamer une thérapie psychologique pour développer des capacités d’adaptation au stress et de résolution de problèmes, pour guérir les blessures du passé, pour renforcer la résilience face à une situation traumatisante. C’est une façon de devenir actif autour de votre inconfort et de ne pas laisser le rêve (ou plutôt le cauchemar) le résoudre tout seul.



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La qualité du sommeil et la qualité de vie vont de pair

Lorsque nous dormons, le cerveau récupère de l’activité et des exigences de la journée. Cela nous permet de clarifier nos idées et ainsi de prendre de meilleures décisions, mais d’autres processus ont également lieu, comme la consolidation des apprentissages.

Aborder la maladie des cauchemars est essentiel, car le manque de repos est une limitation pour jouir d’une bonne qualité de vie. Même lorsqu’elle dure dans le temps, elle peut générer de l’anxiété ou une phobie.

Parfois, elle entraîne des comportements compensatoires, comme laisser les lumières allumées ou le fait de ne pas pouvoir s’endormir seul. Au fil du temps, si la maladie n’est pas traitée, elle crée des difficultés.

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