Il manque beaucoup de choses au pauvre, et absolument tout à l’avare

· 10 avril 2017

Le problème de l’avare c’est que, même s’il possède une infinité de choses et qu’il est heureux, il désire toujours plus et ne se satisfait jamais de ce qu’il possède.

Il manque beaucoup de choses au pauvre. Il ne pourra jouir de grands luxes et parfois il n’aura même pas de toit. Cependant, l’avare se trouve parfois dans une situation bien pire.

Nous avons grandi dans un monde consumériste, dans lequel nous nous rétro-alimentons de cette croyance.

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Il n’y a qu’à regarder la publicité qui nous entoure. La dernier téléphone sorti sur le marché, cette voiture que personne n’a encore…

Nous ne faisons pas la fine bouche devant ce que nous avons déjà. Toutefois nous désirons toujours plus et pendant ce temps nous n’accordons pas de valeur à ce que nous avons déjà.

Il manque beaucoup de choses à l’avare car il ne leur accorde pas de valeur

Nous pensons qu’il nous manque des choses car on nous a enseigné à penser ainsi. Cette voiture qui vient de sortir a quelque chose que la nôtre n’a pas. Même si c’est une petite chose, à peine importante, nous la pensons nécessaire.

Nous sommes plein d’égoïsme et de compétitivité. Nous ressentons de la satisfaction a acquérir ce nouvel objet. Mais, sommes-nous heureux-ses de faire cela ?

Les pauvres le sont. Peu importe qu’ils se trouvent dans la rue, qu’ils n’aient pas de quoi manger. Sont-ils tristes parfois ? Bien sûr !

Nous sommes des êtres émotionnels et, même si tout va bien, nous aurons nos mauvais moments.

Cependant, malgré cela, le pauvre sait ce qu’est le véritable bonheur car il a appris à accorder de l’importance au peu qu’il possède.

Au contraire, nous observons tous les jours ceux qui possèdent des millions et que beaucoup d’entre nous voudraient avoir.

Gardez à l’esprit : La grandeur des personnes se cache dans les petits détails

Ils peuvent tout acheter qu’il leur en restera encore après. Mais ils se sentent vides et, parfois, ils gaspillent parce que c’est la seule chose qu’ils peuvent faire pour ne pas trop penser au fait qu’ils sont malheureux.

Il faut cultiver l’âme. Alimenter notre être avec des bonnes choses.

Vouloir toujours plus ne va pas nous rendre plus heureux-ses, mais distraire notre attention de ce que nous devrions regarder : notre intérieur.

Il n’existe pas de meilleur maître que la vie elle-même

Nous savons déjà tout ce qui est mentionné, mais nous continuons à trébucher contre cette même pierre encore et encore. Cependant, à force de tomber, nous finirons par apprendre.

Il n’existe pas de meilleur maître que la vie elle-même pour nous montrer à quel point nous nous trompions.

Rappelons-nous toutes ces fois où nous avons commencé à accorder de l’importance aux personnes une fois que nous les avions perdues. Il est certain que ce ne sera pas la dernière fois que cela nous arrive.

Pensons à la grande quantité de vêtements que nous nous achetons et qui ce moment où nous nous sentons mal en arrivant chez nous en regardant notre portefeuille vide.

Nous agissons sans penser, car nous ne regardons pas, nous ne faisons que voir.

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A chaque fois que nous nous plaignons de la vie que nous avons, nous méprisons tout ce que nous avons obtenu jusque là et toutes les personnes qui se trouvent à nos côtés.

En réalité, nous sommes déjà heureux-ses.  Mais nous cherchons des excuses pour ne pas l’être.

Plus vous possédez, plus vous valez ?

Vous pensez que, plus vous aurez d’ami-e-s, mieux iels vous verront, plus vous aurez un meilleur travail, plus vous aurez de reconnaissance. C’est ainsi que pense un avare.

Cependant, la valeur qui importe c’est celle que vous vous donnez. Existe-t-il des meilleurs travaux que d’autres ? Il en existe des plus durs et des plus exigeants que d’autres.

Cependant, vous ne devriez jamais valoriser celui qui est le mieux perçu dans la société.

C’est le moment de commencer à remettre en question tout ce en quoi nous croyions jusque-là.

Nous grandissons dans une société qui nous inculque certaines valeurs et croyances, mais cela ne signifie pas qu’elles soient toutes bonnes pour nous.

Si nous ne sommes toujours pas heureux-ses, c’est qu’il se trouve encore des idées dans notre tête auxquelles nous ne devrions pas croire. Elles vaudront pour certain-e-s, mais nous ne sommes pas tou-te-s égaux/égales.

Les espoirs de gagner à la loterie, d’avoir plein d’argent, de cesser de se préoccuper de l’argent…

C’est notre réalité, notre quotidien et, bien qu’il y ait des difficultés, il existe une étincelle de vie.

Pourquoi… Qu’arriverait-il si nous cessions de nous préoccuper de tout cela ? Qu’arriverait-il si nous n’avions pas de problèmes et que tout se trouvait à notre portée ?

Nous vivrions bien, tranquilles, en paix… Mais après ?

Nous n’accordons pas d’importance au fait que tout ce qui nous arrive donne un sens à notre existence. Sans problèmes, sans difficultés, sans défis… Notre vie ne vaudrait rien.

Ne pensez pas comme un avare, faites-le comme un pauvre. Et vous découvrirez un monde nouveau.