Une molécule capable de traiter le cancer de l’ovaire et du pancréas est sur le point d’être créée

· 22 février 2017
Même si elle se trouve encore à la phase expérimentale, cette molécule pourrait marquer un tournant dans le traitement de différents types de cancer et stopper leur avancée.

 

La faculté de médecine de l’Université de Standford, aux États-Unis, a développé une molécule qui, en quelques mois, pourrait devenir l’un des meilleurs alliés pour combattre le cancer de l’ovaire et du pancréas. Pour l’instant, les recherches sont au niveau expérimental. Aujourd’hui, les résultats obtenus avec des souris sont très positifs. La molécule fonctionne et donne de l’espoir : non seulement elle paralyse l’avancée du cancer, mais elle inverse même la tendance.

L’étude a été publiée dans plusieurs médias, tels que le Stanford Medicine, et les scientifiques sont très positifs quant aux résultats de ce travail.

Ils espèrent que grâce à lui, dans un futur assez proche, on puisse donner une réponse à ces maladies si graves.

Nous vous expliquons tout dans la suite de cet article.

Un « gant de baseball » contre le cancer de l’ovaire et du pancréas.

On l’appelle la molécule « gant de baseball » au vu de la forme qu’elle a et la manière dont elle agit. Elle sert d’appât pour attraper les cellules cancéreuses pour, ensuite, les mettre de côté, comme si elles étaient « hors-jeu ».

Une action très similaire à celle qui est effectuée dans le baseball.

Amato Giaccia est le directeur de cette importante étude, où l’on essaie de chercher de nouvelles approches pratiques au traitement du cancer de l’ovaire et du pancréas.

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Ces deux maladies ont plusieurs aspects en commun, et c’est pour cela qu’un travail de recherche a été effectué, afin de développer une approche qui puisse s’appliquer à ces types de cancers.

  • Les deux maladies ne sont pas facilement détectables lors des stades précoces, et ont souvent un avancement rapide.
  • Quand on détecte une formation tumorale dans un ovaire ou dans le pancréas, on procède à une intervention chirurgicale pour extirper cette zone affectée.
  • Plus tard, on ajoute un traitement de chimiothérapie et de radiothérapie à l’intervention.
  • Les traitements sont en général très agressifs. Le-a patient-e est fragilisé-e et il est courant que le risque de rechute soit élevé.

Voyons à présent comment fonctionne cette molécule si singulière et qui prétend apporter un changement.

La molécule qui met les cellules cancérigènes « hors -jeu »

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Docteur Amato Giaccia

Que ce soit le cancer de l’ovaire ou le cancer du pancréas, comme nous l’avons signalé précédemment, ils avancent très rapidement. Quand le-a patient-e reçoit le diagnostic, la tumeur peut avoir déjà atteint d’autres organes.

  • La métastase est un cheval de bataille qui se transforme en un défi féroce pour les chercheur-se-s, et en angoisse classique pour la personne et sa famille.
  • Jusqu’à présent, la plupart des approches médicales cherchaient à stopper cette avancée pour garantir une meilleure qualité de vie au/à la patient-e.
  • Mais le docteur Amato Giaccia et son équipe ont développé une molécule qui parvient non seulement à stopper l’avancée cancéreuse, mais aussi à la faire reculer.

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La molécule agit comme un appât. Ce qu’elle fait, c’est s’unir à une protéine spécifique du gène 6 avec laquelle elle stoppe la croissance des tumeurs et les détruit.

  • Elle parvient à cela lorsqu’elle stoppe la fonction du récepteur de la tyrosine kinase Axl, un élément essentiel pour la survie et la prolifération des cellules cancéreuses.
  • Cette molécule ou « gant de baseball » peut être inoculée au patient et être associée par exemple au traitement de chimiothérapie et ainsi obtenir une action plus efficace.

De cette manière, les zones tumorales sont détruites la maladie recule.

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Expectatives pour le futur

Ce travail, comme nous l’avons signalé, est encore au niveau expérimental et les résultats obtenus ne proviennent que de modèles animaux.

Il reste donc à franchir ce fameux « saut » vers les patient-e-s actuel-le-s qui, affecté-e-s par un cancer de l’ovaire ou du pancréas, attendent une réponse le plus tôt possible.

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Pour l’instant, cette molécule, que l’on appelle « MYD1-72 » permettraient les phénomènes suivants :

  • Offrir une thérapie complémentaire moins agressive. Les reins et les défenses des patient-e-s ne seront pas autant affectés par le traitement de cette molécule.
  • Chez les animaux, le taux de réussite est de 95% dans les maladies arrivées à des stades peu avancés.
  • Dans les cas où la métastase est très avancée, le succès du traitement est de 51%.
    Mais dans ces cas les plus graves, il faudrait opter pour l’association de la chimiothérapie pour réduire la charge tumorale.
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Les essais cliniques sur les humains commenceront dans très peu de temps.

Les espoirs sont, sans aucun doute, très positifs et les responsables de ce travail ont donc prévu de développer de nouvelles molécules ou « gants de baseball » pour traiter d’autres types de cancer.

Nous vous tiendrons au courant des nouvelles avancées.

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