Ostéoporose post-ménopausique : causes et traitement

5 mars 2021
Un pourcentage élevé de femmes ont un risque de développer une ostéoporose post-ménopausique. Pour prévenir cette maladie, il est conseillé de suivre une alimentation qui comprend des compléments de calcium, de faire de l'exercice et de ne pas fumer. Que faut-il savoir à ce sujet ?

L’ostéoporose post-ménopausique est, comme toute sorte d’ostéoporose, une maladie qui se caractérise par la faiblesse des os. Elle est très fréquente chez les femmes qui sont déjà ménopausées car les changements hormonaux influencent son apparition. C’est pour cette raison qu’on l’appelle post-ménopausique.

On estime qu’au moins 40% des femmes caucasiennes vont souffrir d’une fracture causée par l’ostéoporose post-ménopausique. Ce chiffre donne une idée de l’importance de cette maladie pour la santé féminine. Une fracture compromet considérablement la qualité de vie et génère de nombreux risques supplémentaires. 

Le terme ostéoporose signifie littéralement “os poreux”. L’une des grandes difficultés de l’ostéoporose post-ménopausique est que, la plupart du temps, elle ne provoque aucun symptôme jusqu’à ce qu’une fracture douloureuse se présente. Par ailleurs, une fracture osseuse augmente le risque de souffrir d’une autre.

Qu’est-ce que l’ostéoporose post-ménopausique ?

Une femme ménopausée en consultation radiologique.

“L’ostéoporose post-ménopausique correspond à la diminution de la masse osseuse qui se produit en raison des changements hormonaux chez les femmes après la ménopause.”

L’ostéoporose post-ménopausique est une maladie des os dont la principale caractéristique est la réduction de la masse osseuse. Elle implique à son tour une altération de la microstructure osseuse. Tout cela rend les femmes plus vulnérables.

Dans le cas de l’ostéoporose, on observe une diminution de la résistance osseuse. Pour qu’il y ait résistance, il faut que la densité et la qualité des os soient suffisantes. La densité est déterminée par la quantité de masse osseuse et la qualité est liée à l’intégrité de l’architecture osseuse. Ces deux facteurs sont ainsi altérés en cas d’ostéoporose.

Selon les estimations, 3 femmes sur 1000 de plus de 50 ans souffrent d’une fracture du fémur chaque année, à cause de l’ostéoporose post-ménopausique. La fracture de l’avant-bras est presque deux fois plus élevée. La présence d’une fracture augmente considérablement le risque de mortalité chez ces femmes.

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L’absence de symptômes et leur prise en charge

Comme nous l’avons souligné auparavant, l’ostéoporose post-ménopausique, ainsi que tous les types d’ostéoporose, ne génèrent pas de symptômes. Elles deviennent alors visibles en cas de fracture, qui survient généralement dans le fémur proximal, la colonne vertébrale et l’avant-bras distal.

Le seul moyen de diagnostiquer l’ostéoporose avant l’apparition de fractures est le test de densité minérale osseuseIl s’agit de tests radiologiques qui permettent d’établir l’état de la densité osseuse.

Les résultats suggérant la présence d’ostéoporose permettent donc de commencer un traitement précoce pour prévenir les fractures. Même si cela n’élimine pas les risques, cela les réduit à un niveau gérable.

Causes de l’ostéoporose post-ménopausique

Une spécialiste qui examine le dos d'une femme âgée.

“Avec le processus de vieillissement, les os ont tendance à perdre du tissu osseux. Chez les femmes, les faibles niveaux d’oestrogènes jouent un rôle dans cette perte.”

Dans des conditions normales, une personne construit plus de tissu osseux qu’elle n’en perd jusqu’à l’âge de 30 ans environ. Après cet âge, vers 35 ans, c’est le contraire qui se produit. On perd du tissu osseux plus qu’on en crée. Cela conduit alors à une perte progressive de la masse osseuse. Lorsque ce processus atteint un certain point, l’ostéoporose apparaît.

Il a également été établi qu’il existe un lien direct entre la ménopause et l’ostéoporose. Au début de la ménopause, le processus de destruction du tissu osseux s’accélère. Tout cela indique que les faibles niveaux hormonaux, notamment ceux d’oestrogènesfacilitent le développement de l’ostéoporose post-ménopausique.

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Traitement

Jusqu’à récemment, l’hormonothérapie substitutive était le traitement habituel pour prévenir l’ostéoporose post-ménopausique. Cependant, plusieurs études ont vérifié que son efficacité était limitée et qu’elle augmentait également le risque de souffrir de cancer du sein, d’un accident vasculaire cérébral, et de thromboembolie veineuse.

Actuellement, en principe, une thérapie non médicamenteuse est utilisée pour prévenir l’ostéoporose post-ménopausique. Il s’agit d’une alimentation qui comprend un bon niveau de calories, du calcium et de la vitamine D

Les compléments alimentaires en calcium sont également fortement conseillés. De plus, la pratique fréquente d’exercice et l’arrêt du tabac sont aussi recommandés.

Toutes les femmes à l’étape post-ménopausique devraient adopter ces mesures. Lorsque le risque d’ostéoporose est très élevé, le traitement médicamenteux est généralement avancé. Ce dernier comprend des bisphosphonates, l’alendronate, du risédronate, du raloxifène ou de la calcitonine, selon le cas.

Enfin, on espère qu’un traitement à partir de l’hormone parathyroïdienne devrait être disponible prochainement. Il a déjà été testé avec succès. Un traitement aux sels de strontium, très prometteur, est également à l’essai.

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