Personnalités nocives : 5 types de « trafiquant-e-s » de culpabilité

· 9 mars 2017
Nous devons apprendre à identifier lorsque c'est vraiment de notre faute et lorsqu'on veut nous faire porter le chapeau d'un problème qui n'a rien à voir avec nous.

 

Les trafiquant-e-s de culpabilité se trouvent tout autour de nous. Iels sont tout près et souvent, nous tombons dans leur jeu de pouvoir à certains moments de notre vie.

Ce sont des personnes habituées à projeter sur les autres un sentiment profond et habile de culpabilité avec lequel elles dominent et à nous faire tomber dans une dynamique continue d’émotions négatives où l’on croit que « nous faisons tout mal et que nous ne servons à rien. »

Nous sommes, sans aucun doute, face à un type de manipulation aussi réfléchi que destructif.

Ce type de dynamique s’exerce à tous les niveaux. Dans la famille, entre les conjoints et dans de nombreuses sphères professionnelles.

À tel point que nous pourrions dire, sans nous tromper, que nous connaissons tou-te-s au moins une personne qui exerce ce pouvoir sur nous, ce trafic de culpabilité qui nous laisse tant de séquelles.

Nous sommes sûr-e-s qu’il vous sera très utile de pouvoir identifier les différents types de ce comportement. Dans cet article, nous allons tous vous expliquer !

Le dangereux jeu de la culpabilité et ses protagonistes

L’un des jeux de pouvoir les plus mortels que nous pouvons développer avec nos ami-e-s, notre famille ou dans nos interactions au travail, est la projection de la culpabilité.

Il y a beaucoup de manière d’utiliser ces stratagèmes. La manière dont on nous fait porter la responsabilité de certaines choses et pas d’autres dépend toujours du type de manipulateur-trice, du type de trafiquant-e de culpabilité.

Un conjoint ne va pas utiliser le même jeu de pouvoir qu’un proche ou qu’un-e ami-e.

Voyons à présent combien de types de « trafiquant-e-s de culpabilité » on peut trouver.

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1. Les altruistes et les affectueux-ses

« Je te le dis car je t’aime et car je te souhaite le meilleur, mais ce que tu fais ne te convient pas. Tu négliges le plus important et celleux qui s’inquiètent pour toi. »

  • Ce type de phrase est un exemple clair d’abus émotionnel.
  • Ce sont des phrases qui, malgré la tendresse et l’affection, nous humilient et nous font culpabiliser du malheur et du mal-être de celleux qui nous entourent.
  • Ce type de comportements est très courant dans les familles.
  • Un exemple : « Si tu dis oui à ce travail et que tu quittes la maison, tu seras malheureux-se et tu nous rendras malheureux-ses. Cela ne te convient pas, chéri-e. »

La culpabilité que l’on projette sur nous s’accompagne de l’affection d’une personne qui nous est chère. De plus, puisque l’on a un lien proche avec cette personne, l’impact est plus grand et plus profond.

2. Celleux qui nous font porter toutes les responsabilités

Si une assiette tombe, c’est que nous sommes des maladroit6E6s irrémédiables. S’iels brûlent la nourriture, c’est parce que nous les avons distrait-e-s.

Si la roue de la voiture a crevé, c’est parce que nous avons -encore- oublié d’aller chez le garagiste pour une révision.

  • Il y a des personnes qui ont cette faculté : celle de responsabiliser les autres de tout le mal qui arrive, et leur arrive.

C’est une manière lente et progressive de destruction qu’il faut détecter et stopper dès que possible.

3. Celleux qui valident leur estime d’elleux-mêmes en faisant de nous des marionnettes maladroites

« C’est clair que sans moi tu ne sais rien faire. Tu as vu comment tu casses tout seulement en touchant ? » « Tu fais toujours des bourdes dans tout ce que tu fais, à partir de maintenant, je m’occuperai de tout. »

  • Cet exemple est une preuve claire d’une relation toxique et d’un mode de domination très concret.
  • Quiconque exercice le pouvoir projette sur nous une culpabilité infondée et parvient avant tout à se valider en tant que personne.
  • Cette personne y arrive en sous-estimant nos actions, nos pensées, notre personnalité. Si nous ne nous positionnons pas, l’avancée est impossible à stopper.

On nous fera croire que nous ne sommes rien alors que les autres sont tout.

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4. Celleux qui ne comprennent pas ce que signifie être responsable de ses propres erreurs

Nous sommes sûr-e-s que vous connaissez aussi plus d’une personne de ce type.

Elles commettent des erreurs, des imprudences, provoquent d’importants problèmes avec leur attitude, leur comportement… Mais elles sont incapables d’endosser la responsabilité de leurs actes.

Au lieu d’accepter la culpabilité, ce sont des spécialistes pour la projeter sur les autres.

« C’est de ta faute car tu ne m’as pas écouté », « Finalement, c’est de ta faute car tu fais trop confiance… »

5. Celleux qui le font pour « notre bien », pour « nous apprendre »

Faire que les autres endossent les fautes des autres est un moyen, pour beaucoup de gens, de leur apprendre à se responsabiliser, à mûrir.

Imaginons, par exemple, une entreprise.

  • Imaginons un-e directeur-trice qui nous accuse des erreurs des autres et qui nous « exige » de les résoudre.
  • Pour se justifier, iel nous rappelle que dans une organisation, tout le monde doit prendre les responsabilités de n’importe quel problème car c’est ainsi que fonctionnent les choses.
  • À présent, pensons aussi à ces parents qui obligent le grand frère à endosser les erreurs de ses petits frères.
    Ils lui font porter la culpabilité uniquement car c’est le plus grand, ou parce que c’est un garçon, ou une fille.

Ce n’est pas sain. Dans toute famille ou environnement professionnel, chaque personne doit être responsable de ses propres actes.

Culpabiliser quelqu’un de toutes ses erreurs et négligences est une manière de stresser, de saper l’estime d’elle-même de cette personne.