Pourquoi les moustiques nous piquent-ils ?

24 novembre 2020
Les piqûres de moustiques ne sont pas seulement gênantes, elles peuvent également mettre en danger notre santé. Découvrez pourquoi les moustiques nous piquent, pour quelles raisons ils préfèrent certaines personnes plutôt que d'autres, et comment prévenir leurs piqûres.

Les moustiques interrompent notre sommeil par leur bourdonnement constant, ils nous piquent en laissant des rougeurs, des démangeaisons et des œdèmes parfois. De plus, ils sont capables de nous transmettre un grand nombre de maladies.

La dengue, la malaria, le Zika, le virus du Nil Occidental et la fièvre chikungunya ne sont que quelques-unes des maladies que peuvent entraîner ces insectes infectés. Il est donc impératif de prévenir leurs piqûres. Mais, pourquoi les moustiques nous piquent-ils ? Découvrez la réponse dans cet article.

Pourquoi les moustiques nous piquent-ils ?

Tout d’abord, il faut savoir que tous les moustiques ne piquent pas. Il existe environ 3500 espèces et seulement trois d’entre elles cherchent notre sang : Anophèles, Culex et Aedes.

De même, ce ne sont que les moustiques femelles qui piquent. Et uniquement celles qui ont besoin de protéines et autres composants chimiques du sang pour produire et déposer leurs œufs. Il s’agit donc d’une action propre et exclusive de ces femelles.

En général, un moustique femelle peut pondre entre 30 et 300 œufs en suçant une fois le sang. Pour compléter le processus de formation d’autres œufs, elle a besoin d’aspirer de nouveau.

Les moustiques mâles ne piquent pas parce qu’ils se nourrissent du nectar et des jus produits par les plantes. Les femelles pourraient également vivre sans piquer, mais les trois espèces que nous avons mentionné en ont besoin pour leur reproduction.

Un moustique sur la peau.

“Seules les femelles moustiques piquent car elles ont besoin des nutriments du sang.”

Pourquoi les piqûres démangent ?

Lorsqu’ils piquent, les moustiques introduisent leurs pièces buccales sous notre peau puis injectent un peu de leur salive pour éviter que le sang coagule pendant qu’ils l’absorbent. D’autre part, le système immunitaire réagit aux substances chimiques contenues dans la salive de l’insecte. Cela provoque différentes réactions : rougeur, gonflement et démangeaison.

Bien que ces réactions soient les plus communes et sans danger, les enfants, les personnes avec un système immunitaire faible ainsi que les adultes qui n’ont jamais été piqués auparavant, ont tendance à réagir avec des symptômes plus graves. Parmi lesquels la fièvre et l’urticaire.

Lisez également : 3 répulsifs maison pour protéger la peau contre les piqûres de moustiques

Les moustiques préfèrent-ils certaines personnes que d’autres ?

Aussi injuste que cela puisse paraître, la réponse est oui. En effet, certaines études suggèrent que 20 % des personnes sont irrésistibles pour les moustiques. De même, les entomologistes ont découvert d’autres facteurs qui peuvent être plus attractifs pour ces insectes.

Plusieurs facteurs font donc de vous la proie favorite des moustiques. Les plus connus et les plus soutenus par la science sont les suivants.

1. La couleur des vêtements

Les moustiques utilisent le sens de la vue pour localiser leurs proies. Les études suggèrent qu’ils sont souvent plus attirés par les couleurs foncées telles que le noir, le vert et le rouge. En ce sens, si vous portez des habits dans ces tons, vous deviendrez la cible idéale de la plupart des moustiques.

2. Le type de sang

Les moustiques femelles dépendent des protéines de notre sang pour produire leurs œufs. Il n’est donc pas surprenant qu’elles préfèrent certains groupes sanguins à d’autres. Une recherche a montré que les personnes avec un sang de type O sont deux fois plus attractives que les personnes avec un sang de type A. Tandis que celles qui présentent un sang de type B se situent au milieu.

3. Le dioxyde de carbone que nous émettons

Les moustiques ont la capacité de sentir le dioxyde de carbone que nous exhalons en respirant. Par conséquent, plus nous exhalons, plus nous sommes sujets à leurs piqûres. En général, notre production de dioxyde augmente quand on fait du sport ou lorsque notre taille corporelle est considérable.

Par ailleurs, sachez que, lorsque nous exhalons par le nez et la bouche, les moustiques se sentent plus attirés par la région de la tête. Cela explique pourquoi nous entendons leur bourdonnement incessant pendant la nuit.

4. Substances chimiques et température corporelle

Les moustiques peuvent également détecter leurs proies en humant l’acide lactique, l’acide urique, l’ammoniaque et autres composants émis par la sueur. Ils ont également une grande préférence pour les personnes ayant une température corporelle élevée.

En outre, le fait d’être actif nous rend plus propice aux piqûres de moustiques en raison de l’augmentation d’acide lactique et de la température du corps. Certains facteurs génétiques interviennent également dans la quantité d’acide urique et autres substances sécrétées.

5. Bactéries présentes dans la peau

Des études scientifiques ont démontré que le type et la quantité de bactéries présentes dans la peau peuvent nous rendre plus enclins aux piqûres de moustiques. Les plus irrésistibles pour les moustiques sont celles qui présentent le plus grand nombre de certains types de microbes dermiques.

Ce facteur expliquerait notamment pourquoi certains insectes sont si attirés par la zone des chevilles et du pied. Ces régions constituent une source assurée de bactéries.

6. La grossesse

Selon des étudesles femmes enceintes sont plus attirantes pour les moustiques. En effet, pendant la grossesse, les femmes exhalent davantage de dioxyde de carbone (environ 21% de volume en plus). Leur température corporelle est également plus élevée.

7. Boire de la bière

Une recherche de 2002 a associé la consommation d’alcool à une augmentation des piqûres de moustiques. Les scientifiques ont déterminé que ceux qui avaient consommé de la bière étaient plus attractifs pour les insectes que ceux qui n’en avaient pas bu.

Piqûres de moustique sur le bras d'une petite fille.

“Les piqûres de moustiques sont gênantes, et peuvent transmettre des maladies.”

Comment prévenir les piqûres de moustiques ?

Même s’il est parfois impossible d’éviter d’être piqué, certaines mesures peuvent être efficaces pour prévenir les gênes. L’essentiel est avant tout de réduire le risque de contracter une maladie. Suivez donc les conseils suivants:

  • Utiliser un répulsif à insectes.
  • Utiliser des vêtements longs, des pantalons et des chaussettes, si possible.
  • Choisir des vêtements clairs.
  • Eviter de sortir à la tombée de la nuit ou au lever du jour : ce sont les heures où les moustiques sont les plus actifs.
  • Eliminer les habitats des insectes tels que les sources d’eau stagnante.
  • Empêcher les moustiques d’entrer dans la maison.

Découvrez aussi : 10 parfums pour combattre les moustiques

Pourquoi les moustiques nous piquent-ils ?

Parmi les 3500 espèces de moustiques, seulement trois d’entre elles piquent, dont les femelles uniquement. Les moustiques femelles piquent pour obtenir les nutriments nécessaires à la production et à la ponte de leurs œufs.

Par ailleurs, certaines personnes sont plus attractives que d’autres pour les insectes. On peut citer notamment les femmes enceintes, les consommateurs de bière, les personnes avec un groupe sanguin O, celles qui font du sport ou les personnes qui disposent d’un certain type de bactéries sur la peau. Enfin, il ne s’agit pas de changer ces habitudes. Par contre, il est possible de minimiser les risques en adoptant quelques mesures préalablement détaillées.

  • Guelbéogo, W. M., Gonçalves, B. P., Grignard, L., Bradley, J., Serme, S. S., Hellewell, J., Lanke, K., Zongo, S., Sepúlveda, N., Soulama, I., Wangrawa, D. W., Yakob, L., Sagnon, N., Bousema, T., & Drakeley, C. (2018). Variation in natural exposure to anopheles mosquitoes and its effects on malaria transmission. eLife, 7, e32625. doi: 10.7554/eLife.32625
  • Pollard, E., Russell, T. L., & Burkot, T. R. (2019). Maximising mosquito collections from barrier screens: the impacts of physical design and operation parameters. Parasites & vectors, 12(1), 31. doi: 10.1186/s13071-019-3291-4
  • Shirai, Y., Funada, H., Seki, T., Morohashi, M., & Kamimura, K. (2004). Landing preference of Aedes albopictus (Diptera: Culicidae) on human skin among ABO blood groups, secretors or nonsecretors, and ABH antigens. Journal of medical entomology, 41(4), 796–799. doi: 10.1603/0022-2585-41.4.796
  • Syed, Z., & Leal, W. S. (2007). Maxillary palps are broad spectrum odorant detectors in Culex quinquefasciatus. Chemical senses, 32(8), 727–738. doi: 10.1093/chemse/bjm040
  • Minard, G., Mavingui, P. & Moro, C.V. Diversity and function of bacterial microbiota in the mosquito holobiont. Parasites Vectors, 6, 146 (2013). doi: 10.1186/1756-3305-6-146
  • Verhulst, N., Weldegergis, B., Menger, D. et al. Attractiveness of volatiles from different body parts to the malaria mosquito Anopheles coluzzii is affected by deodorant compounds. Sci Rep, 6, 27141 (2016). doi: 10.1038/srep27141
  • Dobson R. (2000). In brief. BMJ (Clinical research ed.), 320(7249), 1558B.
  • Shirai, O., Tsuda, T., Kitagawa, S., Naitoh, K., Seki, T., Kamimura, K., & Morohashi, M. (2002). Alcohol ingestion stimulates mosquito attraction. Journal of the American Mosquito Control Association, 18(2), 91–96.