Prévenir les malformations congénitales avant la grossesse

7 novembre 2020
Les malformations congénitales de grossesse sont des situations traumatisantes que l'on peut prévenir à travers des mesures simples. Voici quelques conseils pour démarrer une grossesse saine.

Les anomalies qui se produisent chez l’embryon, le fœtus ou le bébé pendant la gestation dans l’utérus de la femme, sont connues comme des malformations congénitales. Pour qu’elles remplissent la condition qui les qualifie de congénitales, il doit s’agir d’altérations présentes avant la naissance.

La plupart d’entre elles remontent au premier trimestre de grossesse. Elles peuvent se manifester plus tard ou être détectables à ce moment précis.

D’autre part, l’anomalie congénitale peut altérer l’anatomie du corps du bébé, ou peut modifier le fonctionnement de quelconque système ou organe. La gravité de ces malformations est variable.

Certaines sont totalement compatibles avec la vie et ne génèrent pas de désagréments majeurs à l’être humain une fois qu’il est né. En revanche, d’autres sont de gravité modérée et provoquent des handicaps durables ou requièrent un traitement chronique. Voire même une intervention chirurgicale sur le nouveau-né.

Il existe également des malformations congénitales qui sont incompatibles avec la vie. Elle entraînent alors une fausse-couche ou la mort du nouveau-né dès qu’il quitte l’utérus.

Causes des malformations congénitales liées à l’ADN

Malheureusement, dans la plupart des cas spécifiques d’embryons, de fœtus ou de nouveau-nés présentant des anomalies congénitales, on ne connaît pas les causes. Cependant, il est possible parfois de les identifier. Nous énumérons donc en premier lieu, les causes connues liées à l’ADN :

  • Altérations chromosomiques : l’origine est une erreur dans les chromosomes de l’ovule ou du spermatozoïde. Une fois que l’œuf s’est formé, il reste constitué d’une quantité anormale de chromosomes, d’un chromosome brisé, ou situé à un autre endroit. Un exemple est le syndrome de Down.
  • Anomalies génétiques : l’origine est une altération d’un gène concret. Les erreurs génétiques peuvent être héréditaires ou produites par des dommages dans les gènes pendant la fécondation. Certains exemples sont l’achondroplasie, la mucoviscidose ou la phénylcétonurie.
  • Cause polygénique : même si l’on suppose, dans ce cas, que le problème original est la combinaison de multiples altérations génétiques et chromosomiques, il n’existe pas d’exactitude. Le spina-bifida, l’anencéphalie, la fente labiale ou la luxation congénitale de la hanche, en sont quelques exemples.

Causes externes des malformations congénitales

Dans un deuxième temps, nous évoquons les causes d’origine externe à l’embryon ou au fœtus, mais qui peuvent générer une anomalie congénitale.

  • Maladies de la mère pendant la gestation : elles peuvent altérer la formation de l’embryon ou du fœtus, et occasionner des anomalies congénitales. Les mères diabétiques qui ne parviennent pas à contrôler la glycémie, les femmes souffrant d’hypertension qui ne peuvent pas contrôler leur tension ou l’hypothyroïdie qui n’est pas traitée correctement en sont des exemples.
  • Origine environnementale : les infections que contracte la future maman pendant sa grossesse peuvent altérer son développement. Nous pouvons mentionner la rubéole, la toxoplasmose, la syphilis et la varicelle.

Mesures de prévention des malformations congénitales

La planification d’une grossesse saine est tout à fait possible. Voici donc les mesures qu’une femme peut prendre facilement pour diminuer les risques que son bébé développe une anomalie congénitale :

  • Consommer de l’acide folique : la prise de 400 microgrammes quotidiens, pendant 30 à 90 jours avant la fécondation, et de manière continue pendant au moins le premier trimestre de gestation, réduit le risque de malformations dans le cerveau et la colonne vertébrale des bébés. En outre, il existe des aliments naturellement riches en acide folique.

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Aliments riches en acide folique pendant la grossesse.

  • Eviter l’alcool : l’indication pour la femme enceinte est de ne pas boire d’alcool pendant sa grossesse, à aucun moment. Aucune boisson alcoolisée s’est avérée sûre pour l’embryon ou le foetus.
  • Ne pas fumer : le tabac et la nicotine sont associés à des naissances prématurées. Et à la fente palatine chez les bébés. Les femmes enceintes ne devraient donc pas fumer, ni rester dans des environnements où d’autres personnes fument.
  • Ne pas consommer de drogues : la cocaïne, la marijuana et l’ecstasy affectent le développement gestationnel d’un bébé. Ces drogues ont été associées à une insuffisance pondérale à la naissance. Ainsi qu’à des malformations anatomiques importantes dans les voies urinaires et le coeur.
  • Faire abstraction des médicaments en vente libre : certains médicaments ne sont pas indiqués pour les femmes enceintes parce qu’ils modifient le développement embryonnaire en provoquant des anomalies congénitales. Il ne faut donc jamais s’automédicamenter.

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L’importance d’un contrôle médical pendant la gestation

Le contrôle médical de la grossesse, ainsi que les consultations préalables pour les couples qui souhaitent avoir des enfants, sont fondamentales. En effet, le professionnel de la santé est compétent et formé pour détecter les altérations à temps, les diagnostiquer et les traiter.

Il est également apte à offrir des conseils adéquats qui préviennent les malformations congénitales.

Un couple en consultation médicale.

Voici deux actions primordiales d’un médecin envers une femme qui souhaite devenir mère, ou qui est déjà enceinte:

  • Vaccinations : il est essentiel que la femme soit à jour dans son calendrier de vaccination au moment où elle tombe enceinte, et qu’elle suive les prescriptions du médecin liées au vaccins.
  • Contrôler les pathologies maternelles : tant les maladies préexistantes que celles résultant de la grossesse, comme le diabète, l’hypertension ou l’hypothyroïdisme, doivent être contrôlées afin qu’elles n’affectent pas le développement de l’embryon ou du fœtus.
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