Quand l’auto-compassion vous freine

· 5 décembre 2016
Au-delà de tout ce qu'elle peut représenter, l'auto-compassion reste tout de même un état de complaisance. Nous ne voulons pas consciemment nous sentir mal, mais nous stagnons bien souvent dans cet état qui nous fait souffrir.

Nous avons tous connu, à un moment donné de notre vie, des circonstances difficiles qui nous ont fait sentir comme des victimes.

Tout nous paraît noir, l’univers entier semble dirigé contre tout. Si cela vous est déjà arrivé ou que vous l’expérimentez en ce moment même, c’est que vous êtes certainement tombé dans les griffes de l’auto-compassion.

L’auto-compassion est le fait de s’apitoyer sur son sort. Un état qui nous enveloppe complètement et qui nous plonge dans une sensation de souffrance permanente.

Le plus difficile est de sortir de cet état et de réussir à dépasser les circonstances qui nous accablent.

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Les événements de notre vie nous soumettent totalement. Nous ne parvenons plus à leur faire face, mais nous leur permettons au contraire de nous faire de plus en plus de mal.

L’auto-compassion et le rôle de la victime

Depuis que nous sommes enfants, nous apprenons à avoir de la compassion pour nous-mêmes. Mais cela vous a-t-il déjà aidé à résoudre efficacement vos problèmes ? Probablement pas.

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Cela nous entraîne davantage à affronter chaque jour des situations sans savoir comment les surmonter. Nous essayons et nous échouons continuellement.

Comment le rôle de victime se développe-t-il ? Vous allez certainement vous retrouver dans les différents points que nous allons développer ici :

  • Vous êtes vulnérable et dépendant : depuis que nous sommes enfants, nous dépendons de nos parents et, parfois, nous le sommes de notre partenaire une fois que nous sommes devenus adultes. Nous apprenons à laisser notre bonheur aux autres et cela nous rend vulnérables. Nous entrons alors dans une position de victime.
  • Vous vous complaisez dans certains contextes : si depuis que vous êtes enfant, votre entourage vous plaint continuellement, vous dit que vous n’avez jamais de chance et que vous êtes un chat noir, vous allez vous répéter ces phrases négatives à l’âge adulte.
  • Vous avez été une victime réelle : les abus, les coups, la maltraitance physique et psychologique…Si vous avez souffert de l’une de ces choses, vous avez pu développer un rôle permanent de victime par la suite. Ces expériences traumatiques ont forcément des impacts importants sur les personnes qui en sont victimes et redéfinissent jusqu’à leur existence propre.

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Vous vous reconnaissez dans l’un des grands points que nous venons de développer ?

Avoir été soumis à des problèmes durant l’enfance, comme le fait d’avoir grandi dans une famille instable par exemple, peut également influer sur le développement de l’auto-compassion.

Comme vous pouvez le voir, ce qui nous touche lorsque nous sommes enfants nous poursuit toujours à l’âge adulte.

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L’égoïsme de l’auto-compassion

Indépendamment de ce qui a pu vous faire plonger dans l’auto-compassion, cette situation est bien souvent injuste pour ceux qui vous entourent.

Elle vous empêche de penser véritablement à eux. Vous ne regardez plus que votre situation personnelle.

Vous vous penchez sans cesse sur vos problèmes et vous ne levez jamais les yeux pour voir ce qui se passe autour de vous. Vous pleurez à chaudes larmes fréquemment, vous vous plaignez, etc.

Bien souvent, l’auto-compassion nous empêche de voir les erreurs que nous commettons. Dans toutes ses relations, une personne auto-compassionnelle se verra toujours comme une victime, que les événements soient de sa faute ou non.

Cela entraîne son entourage à s’éloigner petit à petit d’elle, car elle devient égoïste et refuse d’accepter le point de vue des autres. Seule son opinion lui paraît importante.

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Vous ne vous rendez pas compte que, si vous êtes réellement victime, vous l’êtes surtout de vous-même. Vous avez plongé dans un océan de larmes que vous avez créé car, au fond, vous avez peut-être envie de vous sentir comme cela.

De nombreuses personnes « aiment » se plaindre et critiquer tout ce qui leur arrive. C’est une habitude négative qu’elles ont acquise et qui est renforcée par ce que les autres leur accordent : de l’attention.

Aimez-vous davantage

Vous êtes plongé depuis si longtemps dans une estime personnelle réduite à néant, que vous avez oublié une chose très importante : vous aimer et vous valoriser.

Vous n’êtes pas victime des circonstances de votre vie, rien ne vous arrive par hasard. Nous commettons parfois des erreurs et toute notre vie en est bouleversée, mais c’est tout à fait normal ! De plus, les erreurs nous permettent d’apprendre.

Parfois, ce sont simplement les choses de la vie qui font que vous vous retrouvez dans une situation délicate. Une maladie inattendue, des problèmes d’argent ou des ennuis au travail…Certaines circonstances sont hors de votre portée, acceptez-les.

Cela ne veut pas dire que vous êtes une victime, car être dans cette position est une question de choix.

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Vous pouvez changer l’état dans lequel vous vous trouvez. Cela va vous demander du courage, car vous allez devoir vous mettre face à vos problèmes et les affronter.

Avoir peur, vous mettre en position de victime et ressentir de la compassion pour vous-même est beaucoup plus simple.

Vous avez déjà été mal à l’aise car quelqu’un était peiné pour vous ? Demandez-vous alors pourquoi vous ne voyez aucun problème à ressentir la même chose pour vous-même.

Vous avez entre vos mains le pouvoir d’aller de l’avant, mais vous décidez de rester bloqué dans une situation difficile. Épanouissez-vous en apprenant à vous débarrassez de l’auto-compassion.

La plupart du temps, nous ne sommes victimes de personne, si ce n’est de nous-mêmes.