11 symptômes qui indiquent que vous avez besoin de tests hormonaux

Les changements de poids corporel, l'acné et la soif excessive sont quelques-uns des symptômes des pathologies endocriniennes. Découvrez-en plus à leur sujet ci-dessous.
11 symptômes qui indiquent que vous avez besoin de tests hormonaux

Dernière mise à jour : 05 juillet, 2022

Le système endocrinien est un réseau d’organes et de glandes spécialisés dans la sécrétion d’hormones dans le corps humain. Les déséquilibres hormonaux affectent grandement la qualité de vie et ont souvent de graves conséquences à long terme. Découvrez ici 11 symptômes qui indiquent que vous avez besoin de tests hormonaux.

Les hormones sont des produits chimiques libérés dans la circulation sanguine par les glandes endocrines. Elles participent activement au métabolisme, à la reproduction, au sommeil, à l’appétit, à l’humeur et au contrôle du fonctionnement de tous les organes vitaux.

Actuellement, le diabète, l’hypothyroïdie et la dyslipidémie sont les principaux troubles endocriniens chez les personnes âgées, selon des études. Dans la plupart des cas, ces altérations produisent des symptômes précoces qui ne doivent pas passer inaperçus et qui indiquent que vous devez consulter un médecin et effectuer des tests hormonaux.

Les causes du déséquilibre hormonal

Les maladies endocriniennes résultent d’un excès ou d’un déficit de la production d’hormones. Elles apparaissent généralement en raison d’un dysfonctionnement des glandes spécialisées ou en raison de dommages à leur structure. Tel est le cas du pancréas, de la thyroïde, de la glande surrénale, des ovaires et des testicules.

Un exemple classique en est le diabète sucré, dans lequel le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline pour réguler la glycémie. En Espagne, la recherche estime le diabète de type 2 a une prévalence allant jusqu’à 18,7 % ; et le diabète de type 1, jusqu’à 0,1 %.

Les autres causes de déséquilibre hormonal sont les suivantes :

  • Hypothyroïdie
  • Hyperthyroïdie
  • Syndrome de Cushing
  • Hypogonadisme
  • Syndrome des ovaires polykystiques
  • Hyperprolactinémie
  • Maladie d’Addison
  • Diabète insipide

Les facteurs de risque

L’origine des altérations hormonales est multifactorielle, la génétique étant un facteur clé de leur apparition. De même, il existe plusieurs conditions qui augmentent le risque de souffrir de maladies endocriniennes :

  • Obésité et mode de vie sédentaire
  • Régimes riches en graisses et en sucres
  • Alcool et tabac
  • Thérapie de remplacement d’hormone
  • Chimiothérapie et médicaments, tels que les glucocorticoïdes
  • Maladies auto-immunes
  • Stress excessif
Glande thyroïde.
Les glandes produisent des hormones, et ces substances voyagent à travers le corps pour exercer leur fonction par l’intermédiaire de récepteurs.

Les symptômes les plus courants qui indiquent que vous avez besoin de tests hormonaux

Les manifestations des troubles endocriniens varient en fonction des hormones ou des glandes qui ne fonctionnent pas correctement. Parmi les symptômes typiques chez les hommes et les femmes qui indiquent la nécessité d’avoir recours à tests hormonaux, figurent les symptômes suivants.



1. Soif excessive et miction fréquente

Le besoin persistant de liquides et l’augmentation de la fréquence urinaire sont appelés polydipsie et polyurie, respectivement. Ce sont des symptômes classiques chez les personnes atteintes de diabète sucré. Chez les adultes, ils apparaissent généralement aux premiers stades de la maladie, tandis que chez les enfants, ils mettent plus de temps à apparaître.

D’autre part, la polydipsie et la polyurie sont également des signes caractéristiques du diabète insipide, dus à l’incapacité du rein à retenir l’urine et à la perte de volumes importants de liquide, comme en témoignent des études. Ces perturbations peuvent amener les jeunes enfants à mouiller leur lit pendant leur sommeil.

2. Gain ou perte de poids

La prise de poids est un symptôme courant chez les personnes souffrant de problèmes hormonaux. Dans la plupart des cas, elle est liée à des niveaux élevés d’œstrogène et de cortisol, ainsi qu’à une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes. Ces altérations favorisent l’accumulation de graisse.

De plus, la résistance à l’action de l’insuline chez les personnes atteintes de diabète de type 2 augmente la prise de poids et rend difficile sa perte par les méthodes habituelles.

D’autre part, une perte de poids inexpliquée peut être attribuée à une thyroïde hyperactive ou à une hyperthyroïdie, caractérisée par un métabolisme accru et un catabolisme important de la masse musculaire.

3. Augmentation ou perte d’appétit

Les changements d’appétit sont un symptôme qui ne doit pas être pris à la légère. Le désir accru et incontrôlable de manger est appelé hyperphagie ou polyphagie. Cette manifestation est fréquente dans les cas suivants :

  • Diabète
  • Hyperthyroïdie
  • Maladie de Graves
  • Hypoglycémie
  • Syndrome prémenstruel

La perte ou la diminution de l’appétit est connue, elle, sous le nom d’hyporexie. Ce symptôme apparaît généralement chez certaines personnes atteintes de diabète de type 1, ainsi que chez les patients atteints de tumeurs au niveau de l’hypophyse ou de l’hypothalamus.

4. Acné chronique

L’acné est une manifestation dermatologique associée à des modifications hormonales, fréquente à l’adolescence. En général, des taux élevés d’androgènes, comme la testostérone, déclenchent ou aggravent souvent l’acné.

Parmi les causes de ce symptôme, figure le syndrome des ovaires polykystiques, la résistance à l’insuline et l’hyperplasie congénitale des surrénales, comme en témoignent les recherches. Chez la femme, le déséquilibre hormonal est responsable de l’apparition de l’acné avant les règles.

5. Fatigue et fatigue extrême

La fatigue est l’une des principales manifestations du déficit en hormones thyroïdiennes. Les personnes atteintes d’hypothyroïdie ont généralement une fatigue exagérée qui les empêche de mener une journée normale.

De plus, ces patients présentent souvent des niveaux élevés de stress, de nervosité et d’anxiété qui causent des troubles du sommeil et favorisent la fatigue. Ce symptôme apparaît également dans l’hypercortisolisme, la dyslipidémie et le diabète.



6. Sensibilité exagérée au froid ou à la chaleur

Des variations de sensibilité à la température apparaissent souvent en cas de dysfonctionnement thyroïdien. La recherche confirme que, dans l’hypothyroïdie, les personnes ont généralement froid, même en été.

L’inverse se produit dans l’hyperthyroïdie, dans laquelle les patients manifestent une intolérance à la chaleur et une transpiration accrue dans des conditions normales. Chez certaines femmes, ce symptôme s’intensifie avant ou pendant les règles.

7. Perte de cheveux

Il est normal de perdre ses cheveux tous les jours dans le cadre de la régénération du cuir chevelu. Cependant, une perte de cheveux excessive et persistante est un symptôme d’alerte appelé alopécie. Cette perte de cheveux peut être inégale, diffuse ou généralisée.

Les déséquilibres hormonaux sont l’une des causes les plus fréquentes de l’alopécie. Parmi les troubles impliqués, figurent l’hyperthyroïdie, le syndrome de Cushing et l’hyperandrogénie. De même, la perte de cheveux peut survenir pendant la ménopause et la périménopause.

8. Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes

Les bouffées de chaleur sont un symptôme fréquent lors de la période de transition vers la ménopause ou le climatère. Des études affirment que ce symptôme vasomoteur est le résultat d’une carence en œstrogènes chez les femmes et apparaît chez jusqu’à 80 % des femmes ménopausées.

Dans la plupart des cas, les bouffées de chaleur sont associées à des sueurs nocturnes et à une rougeur de la peau, suivies d’une baisse de température et d’une augmentation du rythme cardiaque. Elles durent généralement de quelques minutes à plusieurs heures, et plus de 2 crises peuvent survenir en une journée.

9. Problèmes digestifs

Les troubles thyroïdiens peuvent entraîner des modifications du fonctionnement du système gastro-intestinal. Dans l’hypothyroïdie, les personnes peuvent avoir un transit intestinal lent, de la constipation et une gastrite. À l’inverse, l’excès d’hormones thyroïdiennes favorise l’apparition de diarrhées.

Par ailleurs, le déséquilibre de la concentration d’œstrogènes affecte la microflore intestinale, ainsi que le métabolisme des aliments. De plus, ce fait détermine la présentation d’une gêne abdominale, d’un gonflement, d’une diarrhée ou d’une constipation avant ou pendant les règles.

Constipation due aux changements hormonaux.
La constipation est le symptôme de quelques mouvements péristaltiques, qui peuvent répondre à une variation hormonale.

10. Cycles menstruels irréguliers

Les cycles menstruels irréguliers sont un symptôme qui doivent pousser à passer des tests hormonaux. Chez certaines femmes, c’est un signe clair de l’arrivée de la ménopause.

Il s’agit également d’un symptôme courant dans le syndrome des ovaires polykystiques, l’hypothyroïdie et le diabète. La recherche affirme que les troubles menstruels les plus courants chez les femmes atteintes de diabète sont la dysménorrhée, le syndrome de tension prémenstruelle, l’oligoménorrhée et l’aménorrhée.

11. Faible libido

La diminution du désir sexuel est associée à un déséquilibre des niveaux d’androgènes. Chez la femme, elle est liée à la carence en œstrogène et en progestérone typique de la ménopause. De plus, elle s’accompagne généralement d’une sécheresse vaginale et de douleurs lors des rapports sexuels.

D’autre part, la baisse du taux de testostérone chez l’homme favorise la perte de libido, et est même une cause fréquente d’impuissance sexuelle et d’infertilité. Aussi, ce symptôme peut apparaître chez certaines personnes atteintes de diabète, d’hyperprolactinémie et d’hypothyroïdie.

Quels sont les tests hormonaux les plus utilisés ?

En général, un médecin peut demander plusieurs tests hormonaux lorsqu’il suspecte un trouble endocrinien. Des tests sanguins mesurent la concentration de diverses hormones dans le corps humain et permettent le diagnostic de troubles endocriniens dus à une carence ou à un excès.

Parmi les plus utilisés, figurent les suivants :

  • Concentration d’œstrogènes et de progestérone
  • Titres d’hormones thyroïdiennes
  • Concentration d’insuline
  • Taux de cortisol

Par ailleurs, les niveaux de sucre dans le sang sont utiles pour diagnostiquer le diabète. Les autres tests utilisés sont les suivants :

  • Echographie et IRM
  • Échographie thyroïdienne
  • Examen pelvien
  • Biopsie

Une consultation précoce avec un spécialiste est essentielle

Il existe une grande variété de symptômes qui indiquent que vous avez besoin de tests hormonaux. La plupart de ces manifestations sont initialement sous-estimées, ce qui retarde le traitement et augmente le risque de complications à long terme.

En présence de ces symptômes ou de tout autre signe étrange, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé. Le traitement précoce des déséquilibres hormonaux améliore le pronostic et la qualité de vie.

Cela pourrait vous intéresser ...
Types d’hormones : quelles sont les plus importantes ?
Améliore ta Santé
Lisez-le dans Améliore ta Santé
Types d’hormones : quelles sont les plus importantes ?

Il existe plusieurs types d'hormones dans le corps, mais toutes aident à concrétiser les processus biologiques et chimiques du corps.



  • Baker JM, Al-Nakkash L, Herbst-Kralovetz MM. Estrogen-gut microbiome axis: Physiological and clinical implications. Maturitas. 2017 Sep;103:45-53.
  • Carlos García B. Enfermedades endocrinas en el adulto mayor. Revista Médica Clínica Las Condes. 2013;24(5):866-873.
  • Ruiz-Ramos M, Escolar-Pujolar A, Mayoral-Sánchez E, Corral-San Laureano F, Fernández-Fernández I. La diabetes mellitus en España: mortalidad, prevalencia, incidencia, costes económicos y desigualdades. Gaceta Sanitaria. 2006;20:15-24.
  • Velásquez-Jones L, Medeiros-Domingo M. Diabetes insípida nefrogénica. Bol. Med. Hosp. Infant. Mex. 2014;71(6):332-338.
  • Fernández M. Hipo e hipertiroidismo. Farmacia profesional. 2003;17(3):37-41.
  • Corrales M. Acné de causas endocrinológicas. Med. leg. Costa Rica. 2016;33(1):210-218.