Vie sédentaire : les changements au niveau du cerveau

Dans la société d'aujourd'hui, avec l'augmentation du confort à la maison, les transports, la technologie et les longues heures de travail, de plus en plus de personnes mènent une vie sédentaire, un mode de vie qui nuit à la santé.
Vie sédentaire : les changements au niveau du cerveau

Dernière mise à jour : 15 février, 2022

Pour savoir quels sont les changements au niveau du cerveau dus à un mode de vie sédentaire, il faut d’abord savoir ce qu’est un mode de vie sédentaire. Un mode de vie sédentaire est le mode de vie des personnes qui ne font pratiquement pas d’exercice physique.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’inactivité physique et le mode de vie sédentaire constituent d’importants facteurs de risque de mortalité dans le monde. Ces deux facteurs augmentent le risque de souffrir de maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer.

On estime qu’un adulte sur quatre dans le monde n’a pas un niveau d’activité physique suffisant. Et au moins 60 % de la population ne pratiquent pas d’activité physique apportant des bienfaits pour la santé.

Plusieurs études affirment que faire de l’exercice physique produit des changements positifs au niveau du cerveau à court et à long terme. L’inactivité physique peut, elle, provoquer des changements au niveau du cerveau ? Nous répondons ci-dessous à cette question.

Vie sédentaire : quels changements se produisent au niveau du cerveau  ?

Jusqu’à il y a deux décennies, de nombreux scientifiques pensaient qu’il n’était pas possible de créer de nouvelles cellules cérébrales ou de modifier la structure des cellules existantes à l’âge adulte. Maintenant, il a été démontré que l’exercice peut remodeler le cerveau en stimulant la création de nouvelles cellules.

L’exercice est l’un des facteurs qui modifie le plus le cerveau. Le manque d’activité peut également provoquer des changements, mais négatifs. Rester assis pendant de longues heures provoque un amincissement du lobe temporal médial, une zone de notre cerveau liée à la formation de la mémoire.

Par ailleurs, le cerveau possède de multiples connexions pour contrôler toutes les fonctions vitales de l’organisme. Il s’agit, par exemple, de la respiration, de la tension artérielle, de la mémoire, de la fonction cardiaque et de nombreuses autres activités réalisées inconsciemment.

Si nous développons un mode de vie sédentaire, des changements peuvent se produire dans les structures neuronales qui font partie de ces connexions. Pour cette raison, l’inactivité physique a une influence négative sur la santé.

Un exemple

Cela a été récemment prouvé dans une étude menée par School of Psychology de la Wayne State University. L’activité cérébrale de rats sédentaires et de rats physiquement actifs a été observée.

Après 3 mois, les rats sédentaires avaient plus de ramifications dans les neurones qui contrôlent la respiration, la pression artérielle et de nombreuses autres fonctions que nous effectuons inconsciemment. Cette partie du cerveau est étroitement liée au développement des maladies cardiaques et de l’hypertension.

En somme, dans le cerveau des personnes sédentaires, on observe une suractivité de la zone qui contrôle les fonctions vitales. Les personnes qui font de l’exercice maintiennent, elles, le même nombre de branches dans cette zone.

En d’autres termes, dans le cerveau des personnes sédentaires, la zone liée au développement des maladies cardiaques et de l’hypertension est plus active. Par conséquent, ces personnes sont plus à risque de souffrir de ces maladies.

Changements cérébraux.

Vie sédentaire et santé du cerveau

À long terme, un mode de vie sédentaire peut également entraîner de multiples troubles cognitifs, comme la démence. En effet, de nombreuses connexions neuronales se produisent dans la substance blanche du cerveau.

La substance blanche est responsable de la communication entre les différentes parties de notre système nerveux. Si leur charge de travail augmente, le moment viendra où les cellules se satureront et arrêteront leur activité ou mourront.

Le cas mentionné des rats peut s’appliquer à toutes les cellules de notre organisme. L’inactivité de certaines cellules oblige d’autres cellules de notre corps à travailler plus intensément, voire à s’épuiser. Il doit y avoir un point intermédiaire, dans lequel tout notre corps collabore au bon fonctionnement des fonctions vitales qui nous permettent d’être en bonne santé et vivants.

Enfin, comme nous l’avons mentionné précédemment, un mode de vie sédentaire peut provoquer une détérioration des fibres nerveuses cérébrales. Cela est dû au fait que notre corps ne dépense pas d’énergie à l’extérieur et augmente la charge de travail de nos cellules cérébrales.

Ainsi, à court terme, nous pouvons souffrir de problèmes suivants :

  • Dépression
  • Stress
  • Anxiété
  • Mal de tête
  • Fatigue générale
  • Problèmes de concentration
  • Diminution des performances
  • Faible estime de soi

Il est important de rester actif, tant pour notre santé physique que psychologique. L’exercice physique permet de jouir d’une bonne santé.

Cela pourrait vous intéresser ...
Comment le sucre affecte-t-il le cerveau ?
Améliore ta Santé
Lisez-le dans Améliore ta Santé
Comment le sucre affecte-t-il le cerveau ?

Le sucre peut engendrer de nombreux problèmes de santé et également affecter le cerveau. Découvrez pourquoi et comment dans cet article.



  • Gallego JG. Editorial 74 Arch Med Deporte 2013;30(2):74-75.
  • Actividad física [Internet]. [citado 15 de abril de 2020]. Disponible en: https://www.who.int/es/news-room/fact-sheets/detail/physical-activity
  • Estilos de vida saludable – ¿Qué es el sedentarismo? . [citado 15 de abril de 2020]. Disponible en: http://www.estilosdevidasaludable.mscbs.gob.es/actividadFisica/sedentarismo/queEs/home.htm
  • Salinas Martínez F, Cocca A, Mohamed Jesús Viciana Ramírez K. Actividad Física y sedentarismo: Repercusiones sobre la salud y calidad de vida de las personas mayores Physical activity and sedentary lifestyle: Impact on health and quality of life of older people. 2010 [citado 15 de abril de 2020];17:126–9. Disponible en: www.retos.org
  • Mischel NA, Llewellyn-Smith IJ, Mueller PJ. Physical (in)activity-dependent structural plasticity in bulbospinal catecholaminergic neurons of rat rostral ventrolateral medulla. J Comp Neurol [Internet]. 15 de febrero de 2014 [citado 15 de abril de 2020];522(3):499–513. Disponible en: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24114875