Types et degrés de narcolepsie

3 septembre 2020
La narcolepsie est un trouble dans le cadre duquel les cycles du sommeil sont perturbés. Il existe cinq modes de présentation de cette maladie. Certains n'affectent que la façon dont vous dormez, et d'autres peuvent même conduire à la démence.

La narcolepsie, également connue sous le nom de syndrome de Gélineau, est un trouble rare qui se manifeste à différents degrés et de différentes manières. Elle conduit à des endormissements intempestifs. On estime que le problème touche environ 0,1 % de la population mondiale.

Le terme narcolepsie a été inventé par Jean-Baptiste-Édouard Gélineau à la fin du XIXe siècle. Ce chercheur a été le premier à la décrire, en 1880. Il lui a donné ce nom en se basant sur deux racines grecques : narkē et lepsie, qui ensemble signifient “attaque de sommeil”.

Qu’est-ce que la narcolepsie ?

La narcolepsie est définie comme un trouble neurologique chronique qui provoque des altérations de la structure du sommeil. Ses principales caractéristiques sont la présence d’une forte somnolence diurne et des crises soudaines de somnolence qui ne peuvent être arrêtées.

Ceux qui souffrent de l’un des types ou degrés de narcolepsie ont de grandes difficultés à rester éveillés pendant plusieurs heures, quelles que soient les circonstances dans lesquelles ils se trouvent. Elle a donc une influence décisive sur la qualité de leur vie.

Dans certains cas, ce trouble s’accompagne d’une perte soudaine de tonus musculaire qui est définie, en termes médicaux, comme une cataplexie. Cela peut se produire à la suite de l’expérience d’une émotion intense et, finalement, son apparition ou non est ce qui définit certains types et degrés de narcolepsie.

La maladie n’a pas de remède ni de traitement spécifique en tant que tel. Cependant, il existe des médicaments qui aident à contrôler ces crises de sommeil soudaines. De plus, les changements de mode de vie peuvent être très favorables, tout comme le soutien social et psychologique.

La narcolepsie chez une femme.

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Caractéristiques de la maladie

Les principales caractéristiques de la narcolepsie sont les suivantes :

  • Somnolence diurne excessive : la vigilance et la concentration diminuent. C’est généralement le premier symptôme à apparaître. Ensuite, des crises de sommeil se produisent
  • Cataplexie : comme indiqué, ce n’est pas présent dans tous les cas. De plus, elle ne se manifeste pas toujours avec la même intensité
  • Paralysie du sommeil : c’est l’incapacité temporaire de bouger ou de parler. Elle se produit notamment lors de l’endormissement ou du réveil. Il s’agit généralement de brefs épisodes
  • Changements dans le cycle du sommeil paradoxal : le sommeil paradoxal est le sommeil le plus profond et implique généralement des mouvements oculaires rapides. Une personne souffrant de narcolepsie peut entrer dans cette phase à tout moment
  • Hallucinations : on parle d’hallucinations hypnagogiques si elles se produisent avant l’endormissement, ou d’hallucinations hypnopompiques si elles se produisent au réveil. Elles peuvent être très vivantes et terrifiantes

Les personnes atteintes de narcolepsie peuvent également souffrir d’autres troubles du sommeil, tels que l’apnée obstructive du sommeil, le sommeil fragmenté et le syndrome des jambes sans repos. Paradoxalement, elles peuvent aussi souffrir d’insomnie.

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Types et degrés de narcolepsie

Selon les critères du DSM-5 (cinquième version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), il existe cinq types et degrés de narcolepsie, qui sont les suivants

  • Sans cataplexie et avec déficit en hypocrétine : dans ce type de narcolepsie, il y a un déficit de l’hormone orexine ou hypocrétine. Il s’agit d’une protéine qui affecte le fonctionnement des neurones. Sa principale fonction est de contrôler le cycle veille-sommeil. Il n’y a pas d’épisodes de cataplexie dans ce mode de présentation
  • Avec cataplexie et sans déficit en hypocrétine : dans ce cas, il n’y a pas de déficit en hypocrétine, mais il y a cataplexie. Il s’agit d’une faiblesse musculaire soudaine des deux côtés du corps. C’est le symptôme le moins bien compris de ce trouble et il accompagne 5 % de tous les cas
  • Ataxie cérébelleuse autosomique dominante, surdité et narcolepsie : ce degré de narcolepsie est causé par une mutation de l’ADN. L’ataxie est un manque de coordination motrice qui affecte les mouvements volontaires et qui peut même altérer des fonctions telles que la déglutition, la parole et la vue. Elle est d’apparition tardive et conduit souvent à la démence à mesure qu’elle progresse
  • Narcolepsie autosomique dominante, obésité et diabète de type 2 : cela est dû à une mutation des oligodendrocytes, une classe de cellules qui affectent la formation de la myéline. Cette dernière est une substance qui augmente la vitesse de transmission des nerfs et sa déficience affecte la mobilité
  • Secondaire à une autre condition médicale : le trouble narcoleptique a parmi ses types ce qui est dérivé comme conséquence d’une autre maladie. La sarcoïdose ou la maladie de Whipple en sont des exemples. Les deux détruisent les cellules qui produisent l’hypocrétine
La narcolepsie peut mener à s'endormir n'importe où, comme par exemple en cours.

Tous les degrés de narcolepsie nécessitent une assistance

Bien qu’il n’existe pas de remède contre la narcolepsie, des traitements sont actuellement disponibles. Ceux-ci soulagent la plupart des symptômes et permettent à la personne concernée de mener une vie presque normale.

Les personnes atteintes de cette maladie peuvent également modifier leur mode de vie, par exemple en faisant des siestes programmées pour soulager la somnolence soudaine qui l’accompagne. Elles doivent également être rigoureux en ce qui concerne l’hygiène du sommeil. Une personne souffrant de narcolepsie a besoin d’un soutien psychologique et social.

 

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