La leptospirose, qu’est-ce que c’est ?

13 août 2020
Les maladies zoonotiques sont les maladies transmises par les animaux aux êtres humains. Parmi ces maladies figure la leptospirose, la maladie zoonotique la plus répandue dans le monde. Comment cette maladie nous affecte-t-elle ? Quels sont ses symptômes ? Nous vous disons tout dans cet article !

La leptospirose est une maladie zoonotique qui se développe suite à une infection causée par une bactérie du genre Lectospira. Selon les informations publiées par l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), il y a 500 000 cas de cette maladie par an à l’échelle mondiale.

La transmission entre êtres humains est peu courante. Généralement, la contamination est due au contact avec l’urine d’un animal infecté ou bien avec un environnement contaminé par cette urine. Sachez-en plus dans la suite de cet article sur l’agent pathogène responsable de cette maladie zoonotique et sur les risques de la maladie.

Leptospira interrogans, l’agent pathogène responsable de la leptospirose

Pour en savoir plus sur la leptospirose, il faut en savoir plus sur le microorganisme responsable de la maladie. L’agent pathogène en question est la bactérie Leptospira interrogansun spirochète.

En raison de sa forme allongée et tordue et de la présence de flagelles sous forme de crochet à chacune de ses extrémités, on pourrait croire qu’il s’agit d’un ver microscopique. Or, il s’agit d’un organisme procaryote, c’est-à-dire que cette bactérie ne possède qu’une seule cellule. Sa structure est donc moins complexe que celle de n’importe quel annélide.

Des analyses menées en laboratoire sur la leptospirose.

Un cycle biologique complexe

Les mammifères sauvages, tels que les castors, les renards ou encore les ratons-laveurs, constituent les principaux réservoirs des bactéries du genre Leptospira. La transmission est simple : il suffit qu’une muqueuse ou une blessure superficielle ait été en contact avec l’urine d’un animal infecté pour qu’il y ait contamination.

Ce contact semble peut probable. Toutefois, notez que, dans les pays tropicaux, les souris et les rats des villes peuvent infecter des animaux domestiques qui, à leur tour, peuvent infecter des personnes. L’être humain est donc un hôte accidentel de la bactérie responsable de la leptospirose. Cette bactérie ne fait pas partie de notre cycle vital, mais elle provoque un tableau clinique.

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La transmission et le développement de la leptospirose

Comme nous l’avons laissé entendre à plusieurs reprises, il est possible de contracter la leptospirose dans une zone contaminée par l’urine d’un animal infecté, d’autant plus que la bactérie responsable de la maladie peut rester active dans l’eau ou dans la terre pendant plus de quatre semaines.

C’est ce que confiment les données de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis qui explique que les personnes peuvent contracter la maladie après avoir été en contact avec de l’eau ou de la terre contaminée par l’urine d’un animal infecté. Le contact direct avec un animal infecté est aussi une voie de contamination possible.

Une fois que la bactérie pénètre dans l’organisme via les muqueuses ou une blessure superficielle, elle se multiplie de manière transitoire dans différentes zones du corps, jusqu’à s’installer de manière définitive au niveau des reins et du foie.

Le tableau clinique de la leptospirose

La période d’incubation dure généralement entre une semaine et douze jours. Au cours de cette première phase, les symptômes de l’infection sont similaires à ceux d’un rhume classique. En fonction de la gravité de la maladie et du sérotype de la bactérie, la maladie peut se prolonger dans le temps avec des symptômes plus sévères. Ces symptômes peuvent être les suivants :

  • Raideur au niveau de la nuque
  • Insuffisance rénale
  • Jaunisse
  • Difficulté respiratoire

En fonction de sa gravité, la maladie peut durer quelques jours comme plusieurs semaines. Dans la plupart des cas, la maladie ne dépasse pas la première phase ; les patients concernés ne présentent alors que des désagréments légers. Dans certains cas, la maladie est même asymptomatique.

Les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les personnes âgées et celles qui souffrent d’une maladie sont généralement plus vulnérables à la leptospirose. Chez ces personnes, la reproduction bactérienne est plus facile, ce qui complique l’élimination de la bactérie responsable de la maladie.

Au vu de toutes les données présentées, il est naturel de penser que les groupes les plus enclins à contracter la maladie sont les communautés des pays où les salaires sont très bas et dont les eaux sont infectées.

  • Il suffit qu’un mammifère sauvage contaminé urine sur un puits d’eau pour provoquer une endémie de leptospirose
  • Les inondations favorisent également l’expansion de cette bactérie. Le mélange de plusieurs eaux peut favoriser le contact avec des sols contaminés
Une femme qui souffre de la leptospirose.

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Faut-il s’inquiéter ?

En principe, non. Bien qu’il s’agisse de la maladie zoonotique la plus répandue dans le monde et qu’elle touche aussi bien les pays développés que les pays en développement, son incidence est plus importante dans les zones tropicales qui bénéficient de peu de ressources hydriques.

Au niveau individuel, les personnes qui travaillent avec le bétail ou des animaux sauvages, comme les agriculteurs par exemple, sont des groupes à risque. Néanmoins, l’application de quelques mesures préventives devrait suffire à éviter  la maladie. Gardez à l’esprit que la bactérie pénètre dans l’organisme seulement si vous touchez vos muqueuses avec des mains contaminées ou si vous buvez de l’eau contaminée.

 

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