La vitamine K : dans quels cas est-elle utilisée et pourquoi ?

10 octobre 2020
La vitamine K est un nutriment spécial qui a son importance pour le fonctionnement correct de l'organisme. Une carence en vitamine K peut conduire à l'apparition de problèmes osseux, d'hématomes et d'hémorragies.

La vitamine K est une substance qui, comme n’importe quelle vitamine, est nécessaire en petites quantités pour le développement correct et le fonctionnement de l’organisme. Elle joue un rôle fondamental dans la stabilité sanguine et est un précurseur important dans les facteurs de coagulation.

A quoi sert la vitamine K ?

Il s’agit d’une vitamine soluble dans les graisses que l’organisme stocke en petites quantités. Cependant, elle s’épuise rapidement. C’est pour cela que même quand l’organisme peut en recycler de petites quantités, il doit les obtenir à travers l’alimentation de manière régulière.

Concrètement, la vitamine K participe à la production des protéines appelées facteurs de coagulation. A cause de l’importante fonction de cette vitamine, sa carence peut entraîner de graves conséquences. Par exemple, le développement d’hémorragies.

Ainsi, la vitamine K est aussi impliquée dans le développement correct des tissus et des os, c’est pourquoi une carence peut entraîner des problèmes de développement osseux.

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Les différentes formes

Cette vitamine existe sous trois formes :

  • La phyloquinone ou vitamine K1 : elle existe dans les plantes à feuilles vertes. Cette vitamine est consommée dans le régime alimentaire et s’absorbe mieux si on la dissout dans les graisses.
  • La ménénquinone ou vitamine K2 : c’est la vitamine produite par certaines bactéries de la flore intestinale. Cette vitamine est produite et absorbée en petites quantités.
  • La menadiona ou vitamine K3 : elle est produite de forme synthétique. Elle s’utilise à l’occasion comme supplément.

Les aliments riches en vitamine K

Les légumes riches en vitamine k.

Les légumes à feuille verte sont l’une des sources les plus abondantes de vitamine K.

Suivre un régime varié et équilibré est suffisant pour consommer les quantités de vitamine K recommandées, car celle-ci se nécessite en petites quantités. Nous pouvons la trouver dans :

  • Le soja.
  • La viande.
  • Le fromage.
  • Les œufs.
  • Quelques fruits, comme les figues.
  • Les légumes à feuille verte, comme les épinards, le brocoli ou la laitue.

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Les carences en vitamine K

Parce que la quantité nécessaire de cette vitamine est moindre, sa carence est peu commune. Cependant, il existe des cas et des situations dans lesquels la carence peut apparaître.

Cela concerne les nouveau-nés, qui peuvent avoir des problèmes hémorragiques et une tendance à saigner. On aura tendance à administrer la vitamine K de manière exogène aux nouveau-nés par le biais d’une injection.

Cette carence chez les nouveau-nés est due à ce que cette vitamine ne traverse pas le placenta facilement, c’est pour ça qu’ils naissent avec des niveaux si bas. A cela on ajoute le fait que le lait maternel ne contient pas de grandes quantités de nutriments. De plus, la flore intestinale des bébés n’est pas bien développée et ils n’ont pas de bactéries qui synthétisent la vitamine K.

D’autre part, des maladies comme la fibrose kystique, la maladie cœliaque ou encore le syndrome de l’intestin court, peuvent provoquer une carence. En effet, ces troubles génèrent des altérations dans l’absorption intestinale, ce qui réduit la quantité de vitamine K absorbée.

Ainsi, le traitement se fera avec certains médicaments spéciaux, comme les anti-convulsifs ou certains antibiotiques.

Une déficience sévère peut conduire à l’apparition d’hématomes et de saignements. Cela est dû à la mauvaise coagulation sanguine. Cette situation pourrait amener, dans le pire des cas, à la génération de dangereuses hémorragies internes.

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Les cas dans lesquels on prescrit cette vitamine

Une femme prend une gélule de vitamine K.

Les situations de grande carence, comme la consommation de médicaments anti-coagulants, peuvent nécessiter la prise de compléments de vitamine K.

Il existe une grande quantité de préparations vitaminées à travers desquels on peut augmenter l’ingestion de vitamine K. Il existe des suppléments spécifiques. Dans d’autres cas, on trouvera des compléments combinés à d’autres nutriments comme le calcium ou la vitamine D.

Le complément est la forme la plus commune d’administration du nutriment aux patients carencés. Cependant, la vitamine peut aussi s’administrer par voie intraveineuse.

La voie intraveineuse, qui se fait sous forme d’injection intramusculaire, est celle que l’on choisit pour les nouveau-nés. Cela aide à éviter de possibles hémorragies cérébrales.

Enfin, dans ces cas où l’on administre des anti-coagulants comme la warfarine, une carence en vitamine K peut être particulièrement problématique. Dans ce type de situations, on requiert une analyse de sang pour déterminer le temps de formation des caillots.

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