Premiers soins en cas d’AVC

28 février 2020
En cas d'AVC, le premier geste consiste à appeler les urgences, car chaque minute qui passe compte. Voici ce que nous vous conseillons de faire ensuite.

Une attaque cérébrale ou accident vasculaire cérébral (AVC) est une hémorragie qui se produit dans le cerveau, ou qui peut également se produire si le flux sanguin ne circule pas de façon correcte vers cet organe. La conséquence, au bout de quelques minutes, est la défaillance du cerveau car les neurones ne reçoivent plus les nutriments dont ils ont besoin.

Lorsqu’une personne est victime d’un AVC, elle doit immédiatement être prise en charge, car c’est une grande urgence. Plus le traitement est administré tôt, plus on a de chance de limiter les dommages.

Le test « FAST »

Une femme portant secours à un homme qui a fait un AVC

Si vous vous trouvez potentiellement en présence d’un AVC, utilisez la méthode « FAST » pour vérifier les signaux d’alerte :

  • Visage (Face) : est-ce que le visage ou la bouche de la personne s’affaisse si vous essayez de la faire sourire ?
  • Bras (Arms) : faites lever les bras à la personne et voyez si l’un deux tombe
  • Langage (Speech) : vérifiez si la personne peut répéter une phrase simple. A-t-elle des difficultés à parler, est-elle difficile à comprendre ?
  • Temps (Time) : lors d’un accident vasculaire cérébral, chaque minute compte, appelez immédiatement les urgences

En plus de ces symptômes, d’autres signaux caractéristiques apparaissent soudainement lors d’un AVC. En voici certains :

  • Faiblesse ou engourdissement d’un côté du corps
  • Vue brouillée ou perte de la vue, en particulier d’un œil
  • Forts maux de tête sans cause apparente
  • Nausées, vertiges ou évanouissements

Premiers soins en cas d’AVC

Si la personne est consciente mais ne répond pas lorsque vous la touchez ou lui parlez, allongez-la sur le dos et relevez-lui le menton vers l’arrière. Vérifiez également qu’elle respire en approchant votre oreille près de sa bouche et contre sa poitrine pour sentir la respiration. Si elle ne respire pas, procédez à une réanimation.

À lire également : Perte de connaissance : quelles sont les causes ?

La RCP ou réanimation cardio-pulmonaire

La réanimation cardio-pulmonaire en cas d'AVC

La réanimation cardio-pulmonaire est un procédé de secours que l’on réalise lorsque nous sommes confrontés à une personne victime d’un arrêt cardiaque. Il va sans dire qu’il est nécessaire de suivre un cours de premiers secours pour apprendre les bons gestes.

Ceci dit, connaître les techniques de base de la RCP peut également être utile à tous, car une urgence peut arriver à tout moment et à n’importe qui.

La réanimation cardio-pulmonaire consiste en deux phases que l’on doit alterner :

  • Les compressions thoraciques : pour maintenir la circulation du sang
  • La technique du bouche à bouche : pour apporter de l’oxygène à la victime

Dans un premier temps, des compressions thoraciques sont nécessaires pour que le sang continue à alimenter les organes. Pour cela, agenouillez-vous à côté de la victime et placez le talon (la partie charnue) d’une main au centre de la poitrine de la victime.

Mettez ensuite le talon de la deuxième main sur la première et entrelacez les doigts. Faites 30 compressions à un rythme de 100 à 120 compressions par minute (environ 2 compressions par seconde).

Dans un deuxième temps, procédez au bouche à bouche ou insufflations. Commencez par en faire deux pour vérifier comment gonfle la poitrine et vous assurer que vous effectuez le geste correctement.

Cet article peut vous intéresser : Comment survivre à une crise cardiaque si vous êtes seul ?

Ce qu’il faut éviter de faire lors d’un AVC

Il arrive parfois, dans le but d’aider la victime, d’avoir des gestes qui empirent la situation. N’essayez pas de traiter les signaux listés auparavant, c’est en effet une perte de temps s’il s’agit des symptômes d’un accident vasculaire cérébral. De même, ne donnez jamais quoi que ce soit à manger ou à boire à la personne qui subit potentiellement un AVC.

Prévenir un AVC

Comme toujours quand il s’agit de la santé, la prévention est un facteur vital. Les facteurs de risque d’un AVC sont les suivants : 

  • Une hypertension artérielle
  • Des antécédents d’AVC
  • La tabagisme
  • Une condition diabétique
  • Une maladie cardiaque
  • L’âge

Toutefois, la meilleure façon de prévenir les accidents vasculaires cérébraux est d’éviter les facteurs de risques mentionnés ci-dessus et d’autres pratiques néfastes. Par exemple, en plus d’éviter de fumer, il est recommandé de ne pas abuser de l’alcool et des médicaments.

Par ailleurs, essayez d’éviter le surpoids, faites de l’activité physique quotidiennement, au moins une demi-heure, et adoptez un régime alimentaire équilibré. Contrôler régulièrement la tension artérielle et les taux de glucose et de cholestérol dans le sang sont également de bonnes habitudes à prendre.

Pour finir, il est préconisé aux personnes à partir d’un certain âge d’effectuer un contrôle médical tous les ans ou tous les six mois. De même, si le médecin vous prescrit un traitement, assurez-vous de bien le respecter.

 

  • García, M. de la P., Morlans, L., & Sanjoaquin, A. C. (2011). Accidente cerebrovascular. In Manual del residente en geriatría. https://doi.org/10.1111/j.1462-2920.2010.02190.x
  • Ruiz-Giménez Arrieta, N., González Ruano, P., & Suárez, C. (2002). Abordaje del accidente cerebrovascular. Información Terapéutica Del Sistema Nacional de Salud.
  • Moyano Vera, A. (2010). El accidente cerebrovascular desde la mirada del rehabilitador. Hospital Clínico Universitario Chile.