Comment prévenir les maladies courantes du côlon ?

· 21 janvier 2014
Puisqu'il n'existe aucun traitement contre la colite ulcéreuse, la seule solution est l'ablation.

Le côlon, également appelé le gros intestin, est un tube gros et large qui se trouve à la fin de notre système digestif. Il mesure environ 1,5 mètres et s’occupe de la phase terminale de la digestion. Il prend le liquide (l’aliment digéré) du petit intestin pour finaliser l’absorption et changer l’état chimique du liquide au solide pour le convertir en excrément. Sa fonction principale est donc de stocker les excréments qui seront évacués par la suite.

Quand les excréments ne sont pas évacués normalement, le côlon continue à absorber le liquide, les déchêts deviennent durs et c’est à ce moment-là que se produit la constipation.

Parfois, certaines conditions ne permettent pas son fonctionnement optimal. Et dans certains cas, cela peut mener à un cancer du côlon. Ce type de cancer est plus courant chez les personnes de plus de 50 ans qui présentent des facteurs de risque et qui ont des antécédents familiaux.

Vu que le cancer du côlon peut être asymptomatique au début, il est vital d’effectuer des examens de routine pour détecter assez tôt toute anomalie.

S’il est diagnostiqué dans sa phase initiale, le cancer du côlon a des chances de bien évoluer, mais si le diagnostic est tardif, ce n’est plus le cas.

Les maladies courantes du côlon

On retrouve notamment :

La colite ulcéreuse

Il s’agit d’une maladie inflammatoire du gros intestin et du rectum. Des ulcères apparaîssent à l’intérieur du côlon.

Il y aurait apparemment une origine immunologique, et la tolérance aux antigènes habituels de l’intestin se perd. Les symptômes sont la diarrhée, parfois accompagnée de sang et de pus, des douleurs abdominales, de la fièvre, des douleurs rectales et une perte de poids.

Le diagnostic s’effectue à travers des tests en laboratoire et des examens radiologiques, dont l’endoscopie.

La colite ulcéreuse est une maladie chronique qui peut présenter de longues périodes de rémission. Les périodes actives de la maladie s’appellent des épidémies.

Sa cause n’est pas connue. Généralement, elle se présente avant les 40 ans, mais elle a aussi été diagnostiquée chez des personnes d’âge avancé. La seule solution définitive est de retirer le côlon affecté.

Le traitement conventionnel consiste à administrer des médicaments qui réduisent l’inflamation et préviennent de nouvelles crises.

Le stress et certains aliments peuvent accélérer l’evolution de la maladie, bien que cela n’en soit pas la cause.

étapes

Comme la cause reste inconnue, on ne connait pas non plus le mode de prévention idéal pour cette maladie. L’option qui nous reste est d’éviter les facteurs qui accélèrent la maladie.

Ce type de colite entraîne une mauvaise absorbtion des aliments : il est donc recommandé de consommer des fruits et des légumes, des fruits secs, du lait, des oeufs, du poisson et des céréales.

Les aliments qui doivent être évités sont les légumineuses, les viandes grasses, les boissons alcoolisées, les épices et le sucre.

Les polypes intestinaux

Il s’agit de protubérances ou d’excroissances anormales à la superficie du côlon. La majorité des polypes sont sans danger, mais d’autres peuvent aussi évoluer et provoquer un cancer.

La manière correcte d’éviter cette évolution est de les retirer pour éviter qu’ils deviennent cancérigènes. Les patients à qui l’on a retiré les polypes doivent être soumis à des contrôles par endoscopie tous les ans ou tous les 3 ans pour éviter que les polypes ne refassent surface.

Généralement, ils sont asymptomatiques. On les découvre lors d’une exploration pour d’autres motifs. On les détecte et on peut les retirer à travers une coloscopie. Ils peuvent être d’origine héréditaire ou non.

coloscopie

Certains symptômes peuvent apparaître : saignement anal, constipation ou diarrhée de plus d’une semaine, sang dans les excréments.

Personne n’est sûr de savoir comment prévenir les polypes, mais on peut réduire le risque de son développement en consommant plus de fruits, en évitant l’alcool et la cigarette, en évitant de prendre du poids et en consommant des aliments riches en calcium

Les diverticuloses

Ce sont de petites poches situées sur les couches musculaires de la paroi du côlon. Elles sont d’autant plus fréquentes que l’on avance en âge, et il peut ne pas y avoir de symptômes.

Quelles peuvent être les complications ?

  • La diverticulite aigüe : un procédé inflammatoire causé par une infection.
  • Une hémorragie : les patients qui ont des diverticuloses peuvent présenter une hémorragie cachée ou au niveau du rectum.
  • Une perforation : quand la zone est inflammée, elle peut se perforer et causer des infections très dangereuses.

Les  symptômes qui peuvent se présenter sont la constipation, des gênes abdominales et des fistules.

Les causes

La faiblesse du muscle intestinal dûe à :

  • Une alimentation pauvre en fibre, qui peut être liée à l’apparation de cette maladie. En effet, les fibres exercent le muscle intestinal et permettent d’éviter des problèmes de constipation.
  • Les antécédents familiaux, qui prédisposent à souffrir de cette maladie. Ce type de patients présente ainsi une paroi intestinale plus faible et plus mince.

Le traitement

En cas d’épisodes de diverticulite, des antibiotiques sont prescrits pour éliminer l’infection. Dans des cas plus graves, cette maladie peut mener à une hospitalisation ou même à la chirurgie.

La prévention

Un régime riche en fibre peut éviter la constipation et maintenir les muscles de l’intestin actifs et forts.

Si vous présentez les symptômes exposés ci-dessus (ou d’autres), il est vital de consulter votre médecin traitant. Rappelez-vous qu’une détection précoce permet une meilleure évolution de la maladie et une récupération plus rapide !