Quand y aura-t-il un remède contre la SEP ? Découvrez les progrès !

Le remède contre la SEP reste un objectif insaisissable. Cependant, les recommandations thérapeutiques actuelles permettent aux patients de jouir d'une meilleure qualité de vie.
Quand y aura-t-il un remède contre la SEP ? Découvrez les progrès !

Dernière mise à jour : 10 juin, 2022

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurodégénérative, ce qui signifie que ses symptômes s’aggravent avec le temps. À l’heure actuelle, il n’existe aucun remède définitif contre la SEP, mais le traitement a beaucoup évolué, et certains médicaments semblent modifier son évolution.

Dans la sclérose en plaques, la gaine de myéline, qui est l’enveloppe protectrice des axones neuronaux, est endommagée. Initialement, cette lésion est le résultat d’un processus inflammatoire complexe de cause inconnue. Cependant, au fur et à mesure que la pathologie progresse, il est évident que des dommages difficiles à inverser apparaissent également, ce qui entraîne divers degrés de handicap..

Le traitement actuel de la sclérose en plaques

Dans la SEP, un processus inflammatoire chevauche un processus dégénératif. Tous deux semblent dépendre d’une composante immunitaire, de sorte que le schéma thérapeutique actuel cherche à réguler cette réponse immunitaire.

En conséquence, le traitement ne couvre pas seulement le contrôle des symptômes et la gestion des poussées, mais tente également de réduire la composante immunitaire. C’est ce qu’on appelle le traitement modificateur de la maladie.

Approche des poussées

Des stéroïdes à forte dose (méthylprednisolone) sont utilisés pour le traitement des poussées de la SEP. Lorsque cela n’est pas possible, la plasmaphérèse est utilisée, et l’administration d’immunoglobulines devient même une option.

Le but de cette thérapie est de diminuer le processus inflammatoire pour raccourcir la durée des symptômes. Mais elle ne modifie pas l’évolution de la maladie.

Traitement symptomatique

Les symptômes de la sclérose en plaques sont divers, car ils dépendent de la localisation des lésions. Ces manifestations cliniques s’aggravent avec le temps, affectant la qualité de vie des patients. Pour cette raison, diverses approches thérapeutiques ont été proposées avec des preuves variables concernant leur innocuité et leur efficacité.

Les médicaments utilisés chez les patients atteints de SEP doivent être prescrits par un spécialiste.
Examen médical pour la sclérose en plaques.
Le diagnostic du type de SEP est essentiel à la planification du traitement et du suivi.



Les types de maladies cachent-ils un remède possible contre la SEP ?

Comme il existe un processus neurodégénératif variable complexe dans la sclérose en plaques, il est devenu difficile de classer la maladie. Cependant, la façon dont les symptômes évoluent dans le temps a permis de la diviser en plusieurs classes.

Cette classification permet de comprendre le degré d’implication de la SEP chez chaque patient. Cela facilite la mise en place d’un traitement qui pourrait être efficace.

Sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR)

C’est la forme la plus fréquente d’apparition de la maladie. Dans ce type de SEP, les symptômes se manifestent par épisodes, laissant derrière eux divers degrés de handicap.

Chez ces patients, le traitement a montré une plus grande efficacité, tant qu’il est établi à un stade précoce. C’est pourquoi il y a ceux qui considèrent que le remède contre la SEP est une possibilité proche pour cette forme.

Sclérose en plaques progressive (SPM)

Dans ce type de SEP, les symptômes s’aggravent avec le temps. Si cela se produit après des années de poussées, on parle de sclérose en plaques progressive secondaire (SPMS).

En revanche, si depuis le début des manifestations de la maladie, l’évolution des symptômes est progressive, on parle de sclérose en plaques progressive primaire (PPMS).

Le pronostic est moins bon que celui de la SEP-RR, le traitement modificateur est donc moins efficace et plus complexe.

Syndromes isolés liés à la SEP

Il existe des situations dans lesquelles un patient peut présenter des lésions évocatrices de sclérose en plaques mises en évidence dans une étude d’imagerie, sans avoir présenté de symptômes. Au contraire, il y a des patients qui présentent des altérations sans qu’il y ait un test d’imagerie pour le prouver, on parle alors de syndrome démyélinisant isolé.

Les TMS chez ces patients sont également décrits dans la littérature. Elle repose, avant tout, sur les interférons.



De nouvelles approches thérapeutiques pour modifier le cours de la maladie

Le traitement modificateur de la maladie (DMT) comprend des médicaments qui sont regroupés en deux grandes catégories :

  1. Immunomodulateurs
  2. Immunosuppresseurs

Ces médicaments cherchent à contrôler la réponse immunitaire, réduisant ainsi le processus inflammatoire. Mais la composante dégénérative n’a pas de traitement efficace connu. Pour cette raison, il n’existe actuellement aucun remède définitif contre la SEP.

Le TME a été d’une grande aide pour réduire l’apparition de poussées, ce qui a entraîné un moindre degré de blessure. Il permet aux patients d’avoir une meilleure qualité de vie.

Les spécialistes essaient de concevoir des médicaments qui aident dans une certaine mesure à réhabiliter les zones lésées. Les médicaments actuels ont permis de maintenir les patients à l’abri de l’activité de la maladie pendant de courtes périodes.

Neurones sous traitement pour la SEP.
De nombreux médicaments cherchent à moduler la réaction immunitaire pour stopper ou ralentir la démyélinisation.

Médicaments de première ligne

Les médicaments immunomodulateurs sont considérés comme la première ligne thérapeutique dans le traitement de la SEP. Si ceux-ci ne font pas preuve d’efficacité, on a recours aux médicaments de deuxième ligne, que nous verrons plus tard.

Parmi les composés à effet immunomodulateur, figurent les suivants :

Médicaments de deuxième ligne

Les immunosuppresseurs sont considérés comme un traitement de deuxième ligne dans le traitement de la SEP. Ces médicaments sont destinés aux patients chez qui l’efficacité des immunomodulateurs n’a pas été démontrée et à ceux dont le pronostic est plus sombre.

L’utilisation est plus complexe, car ils nécessitent un contrôle approfondi. Parmi ces médicaments, se trouvent les suivants :

  • Fingolimod
  • Siponimod
  • Tériflunomide
  • Natalizumab
  • Ocrélizumab
  • Alemtuzumab
  • Cladribine

Autres directives thérapeutiques

Certains médicaments, tels que la mitoxantrone et l’azathioprine, ne sont pas couramment utilisés aujourd’hui pour traiter la sclérose en plaques. Si le cyclophosphamide, le méthotrexate et le rituximab ont des indications très précises, leur utilisation est donc exceptionnelle.

De plus, la greffe autologue de cellules souches de moelle osseuse est également décrite. Toutefois, en raison du grand nombre de médicaments disponibles et des risques de ce type de thérapie, leur utilisation est indiquée dans des situations très particulières.

L’espoir d’un remède contre la SEP demeure

Bien qu’il ait été démontré que les TME améliorent la qualité de vie des patients atteints de sclérose en plaques, ce sont des médicaments d’usage délicat. Par conséquent, la recommandation est toujours d’individualiser chaque cas, en tenant compte de la forme clinique de la maladie, de l’âge, du sexe et des préférences du patient. De même, un suivi rigoureux avec des contrôles réguliers est indispensable.

Alors que la thérapie de contrôle de la maladie est établie à un stade précoce, le traitement montre une plus grande efficacité. Par conséquent, l’éducation des patients concernant les bénéfices, les effets indésirables, l’observance, la tolérance et le suivi est essentielle.

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