Quels sont les types de paralysie cérébrale ?

13 octobre 2020
Les types de paralysie cérébrale varient en fonction des symptômes, de la partie du corps qui est affectée par le trouble et de leur sévérité. C'est une pathologie complexe qui n'a pas un bon pronostic évolutif mais des études continuent d'être menées pour améliorer la qualité de vie du patient.

Les différents types de paralysie cérébrale qui existent sont liés à des classifications médicales qui facilitent leur diagnostic et leur traitement. Mais cela n’enlève rien à la gravité de cette maladie, surtout sous sa forme infantile.

Selon la terminologie médicale, la paralysie cérébrale est un groupe de troubles qui altèrent la mobilité musculaire à cause d’un dommage localisé dans le cerveau du patient. Par ailleurs, à côté de ce noyau principal, on peut retrouver d’autres signes dans le système nerveux, plus variables.

Nous allons ici voir les différents types de paralysie cérébrale pour mieux comprendre cette pathologie. Un groupe se classe selon la posture qu’acquiert la personne avec cette maladie, et un autre se classe selon la partie du corps qui est touchée. Enfin, on peut aussi cataloguer la paralysie selon sa gravité.

Selon le tonus et la posture de la personne

Dans ce type de paralysie, c’est la posture qu’acquiert plus fréquemment la personne qui varie. Le tonus musculaire entre ici en jeu car son altération détermine les spasmes, les mouvements involontaires ou les ataxies.

La paralysie cérébrale chez une petite fille.

La paralysie cérébrale se produit à cause d’un dommage localisé dans le cerveau qui affecte la mobilité musculaire.

Paralysie cérébrale spastique

C’est le type de paralysie cérébrale le plus habituel. Les muscles connaissent une immense tension et les réflexes sont exacerbés. Le patient ne peut pas marcher et peut à peine traîner les membres inférieurs car il perd toute possibilité articulaire.

Un mouvement habituel que l’on peut voir lors des déplacements est celui de la démarche en ciseaux : un membre inférieur croise l’autre en restant droit et en ne fléchissant pas les genoux. Cette paralysie implique une perte de masse musculaire et les personnes voient leurs fibres rétrécir.

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Paralysie cérébrale hypotonique

À l’opposé de ce que nous venons de décrire, cette forme apparaît avec un très faible tonus musculaire. Les fibres ne maintiennent pas la contraction et le patient ne peut pas être droit ; ses membres pendent, sans force.

Au-delà des mouvements internes, le risque vital se situe dans la dynamique respiratoire. Les enfants et les adultes atteints de cette forme de paralysie voient leur mécanique thoracique entravée.

Paralysie cérébrale athétosique

Ce type de paralysie cérébrale se manifeste par un mouvement désordonné de tout le corps. Le tonus musculaire se contracte et se détend dans les membres supérieurs et inférieurs, de façon involontaire.

Au niveau du visage, les symptômes se situent généralement dans la zone de la langue. Les expressions changent aussi de façon brusque quand un spasme se produit.

Paralysie cérébrale ataxique

Elle ressemble à la paralysie athétosique mais se présente moins fréquemment. Les mouvements apparaissent de façon involontaire mais sont toujours désorganisés. Celle que nous décrivions dans le paragraphe précédent est plus stéréotypée. L’équilibre est difficile pour les personnes touchées, qu’elles soient assises ou debout.

Paralysie cérébrale mixte

Le type mixte n’est rien d’autre qu’une combinaison des symptômes que nous avons décrits. La classification est ici difficile car les médecins ne savent pas à quelle catégorie de paralysie cela correspond.

Types de paralysie cérébrale selon la partie du corps affectée

Selon la partie du corps la plus touchée, on parlera de différentes manifestations et classifications. Voici les différents types :

  • Hémiplégie : cela se produit quand un seul côté du corps présente des symptômes, qu’il s’agisse du droit ou du gauche, selon la région cérébrale affectée.
  • Paraplégie : si la moitié du corps présentant des signes était la partie inférieure, de la taille vers le bas, nous sommes face à une paraplégie.
  • Tétraplégie : dans ce cas, le corps est touché dans son ensemble, du cou vers le bas, bras et jambes inclus.
  • Diplégie : il s’agit d’une variante particulière de la paralysie cérébrale qui se manifeste plus fréquemment au moment de l’enfance. Elle est plus rare à l’âge adulte. Les symptômes se situent dans les membres inférieurs et sont accompagnés de spasmes musculaires.
  • Monoplégie : la monoplégie se focalise sur un membre, sans sa partie contre-latérale ni du même côté du corps, ou dans une région musculaire localisée.
Les types de paralysie cérébrale.

La paralysie cérébrale se classe aussi en fonction des parties du corps qui sont touchées.

Selon la gravité

Cette façon de classer la paralysie cérébrale se base sur des consensus internationaux que l’on retrouve dans le Système de Classification de la Fonction Motrice Globale (GMFCS pour Gross Motor Function Classification System). Il s’agit d’une convention entre l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Groupe de surveillance pour la paralysie cérébrale en Europe.

Selon ces critères, nous pouvons parler des types suivants :

  • Forme légère : le patient peut marcher mais avec certaines limitations. On inclut également dans cette catégorie les personnes qui réussissent à se déplacer sans courir avec le soutien d’instruments externes, comme des béquilles ou un fauteuil roulant.
  • Variante modérée : ces patients avec une paralysie cérébrale ont besoin de l’assistance de tiers pour se lever et s’asseoir. Le fauteuil roulant est quasiment toujours présent, même s’ils l’utilisent en étant indépendants.
  • Paralysie cérébrale sévère : la forme la plus grave est celle où le patient ne peut pas soutenir son crâne par ses propres moyens et a donc constamment besoin de tiers pour réaliser toutes les activités de la vie quotidienne.

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Quelle est la meilleure classification ?

Il n’y a pas de meilleure classification des types de paralysie cérébrale. Chacune suit des critères spécifiques. Certaines modalités sont plus utiles que d’autres dans les plans de rééducation et d’autres le sont davantage selon le traitement médical.

Le plus important est le bon diagnostic, qui permet d’élaborer un plan de rééducation pour améliorer la qualité de vie. Ceci est possible à travers la physiothérapie, le soutien psychosocial et les traitements médicaux.

 

 

 

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