Septembre jaune : 4 conseils pour identifier les signes avant-coureurs du suicide

Connaître les signes avant-coureurs du suicide et s'informer sur ce problème de santé publique peut nous aider à intervenir à temps. Nous partageons quelques conseils pour agir en conséquence.
Septembre jaune : 4 conseils pour identifier les signes avant-coureurs du suicide
Maria Fatima Seppi Vinuales

Rédigé et vérifié par la psychologue Maria Fatima Seppi Vinuales.

Dernière mise à jour : 30 septembre, 2022

Chaque 10 septembre, partout dans le monde, on sensibilise à la prévention du suicide. Connaître le sujet est utile pour identifier les signes avant-coureurs.

C’est un problème de santé publique, avec un impact énorme sur la communauté. Il ne s’agit pas seulement de la personne qui se suicide, mais aussi de la manière dont son environnement est affecté.

Sur le suicide et les premiers signes

La personne qui envisage de se suicider se perçoit dans une situation « sans issue ». Son malaise et sa difficulté à trouver une solution le poussent à croire qu’il ne reste plus qu’à mourir. Cependant, si des changements devaient se produire, il préférerait continuer sa vie.

Certains des signes sont les suivants :

  • Émotions changeantes : mauvaise humeur, colère, tristesse, réticence et apathie, désespoir, pessimisme quant à l’avenir. La personne est craintive et nerveuse.
  • Changements soudains dans la routine.
  • Intérêt (et accès) aux armes ou aux médicaments.
  • Consommation d’alcool et de drogues.
  • Des questions récurrentes sur la mort et ce qui se passe quand on meurt.
  • Intérêt pour mettre les choses en ordre, résoudre les problèmes, se débarrasser des effets personnels, appeler les gens pour leur dire au revoir.
Drogues et alcool pour se suicider.
De nombreuses personnes ayant des idées suicidaires augmentent leur consommation d’alcool et accèdent à des médicaments psychotropes avant de commettre l’acte.

4 conseils pour identifier les signes avant-coureurs de suicide

Suicide avertit.

Les personnes qui envisagent de se suicider donnent des indications préalables. Ce qui se passe, c’est que, souvent, l’environnement dont il fait partie remarque des changements, mais n’est pas capable d’évaluer leur gravité. Par conséquent, nous allons passer en revue quelques conseils pour identifier les signes avant-coureurs du suicide.

1. Mélanger l’idée de suicide donne à une personne de multiples émotions

Celles-ci sont généralement visibles d’une certaine manière, avec leur propre ambivalence. Ils ressentent de l’angoisse, de la culpabilité, ils s’inquiètent pour leurs proches, ils parlent du sens de la vie, ils se posent des questions sur le bonheur, sur ce que vous feriez si un jour il n’était pas présent. Par conséquent, il est important de prêter attention aux changements de routine.

2. Interrogez-vous sur les circonstances de la vie de cette personne

Par exemple, certaines situations peuvent causer du stress et de l’inconfort, comme le harcèlement scolaire, le harcèlement au travail, être victime de violence, d’extorsion et de chantage, de graves difficultés économiques. Détecter ces facteurs de risque sert à intervenir et à alerter.

3. Faites attention au verbal et au non verbal

Un geste ou une posture en disent bien plus que la réponse automatique “je vais bien”. Ce que la personne fait et ne fait pas, ce sont des signaux.

4. Demandez de l’aide à un professionnel

Les premiers secours psychologiques peuvent être prodigués à domicile. Cependant, il est important d’appréhender le suicide dans toute sa complexité pour une approche interdisciplinaire et globale. N’essayons pas de nous occuper seuls de la situation.

Comment pouvez-vous aider à prévenir le suicide ?

Voici quelques recommandations pour aider ceux qui traversent cette situation et qui présentent des signes annonciateurs de suicide :

  • Permettre un espace de dialogue, dans lequel la personne peut se sentir contenue. Souvent, cette décision est prise parce que vous vous sentez gêné par quelque chose. Il est important qu’ils perçoivent un soutien, échappant aux jugements et aux évaluations morales. Nous devons nous montrer sensibles, en évitant que le dialogue ne devienne un espace de questionnement.
  • Validez les émotions. “Je n’arrive pas à croire que tu t’en soucies, ce n’est pas si grave.” Parfois, dans un effort pour que l’autre ne se sente pas si bouleversé, nous ignorons son état émotionnel. Ainsi, nous générons l’effet inverse. Il s’agit de faire preuve d’empathie avec vos sentiments, en même temps que nous vous aidons à réfléchir à des solutions. Par exemple, il convient de dire « Je comprends que vous vous sentiez mal à propos de ce qui s’est passé, mais je sais que nous pouvons trouver une solution ».
  • Ne sous-estimez pas les signes. Lorsque nous identifions les facteurs de risque, nous devons prendre la situation au sérieux. Nous ne sommes pas tous prêts à aider, mais nous sommes prêts à demander de l’aide.
  • Partagez des activités et une routine avec la personne qui se sent mal. Par exemple, faire de l’exercice, organiser des visites, etc.
  • Réduisez les situations à risque à la maison. Si nous vivons avec quelqu’un qui présente des signes avant-coureurs de suicide, nous pouvons prendre des mesures, comme se débarrasser des médicaments, de l’alcool ou des armes.
Espace de conversation pour prévenir le suicide.
Les espaces de dialogue sont la clé de l’empathie. Quoi qu’il en soit, une assistance professionnelle est nécessaire.

S’informer et s’impliquer c’est aussi prévenir

Souvent, nous n’intervenons pas parce que nous essayons d’être discrets et prudents. D’autres fois, on ne le fait pas par peur d’être impliqué, des conséquences.

Cependant, il faut savoir qu’une simple phrase, un geste, un commentaire peut faire une différence significative dans la vie de ceux qui souffrent. Il y a plusieurs façons d’aider et d’être présent. Nous pouvons nous-mêmes décider comment nous nous sentons le plus à l’aise pour le faire.

Il faut garder à l’esprit que les mythes et la désinformation sur le suicide circulent encore. Parmi eux, que c’est quelque chose qui arrive à ceux qui ont une maladie mentale. Ce n’est pas toujours vrai. Parfois, des personnes en parfaite santé vivent des situations qui leur causent un grand stress et elles ne se sentent pas les ressources pour y faire face.

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