Acné hormonale : causes et traitements

Le plus caractéristique de l'acné hormonale est son apparition à des âges postérieurs à l'adolescence. Elle est plus tenace et peut laisser des marques ou des cicatrices. Voulez-vous en savoir davantage ?
Acné hormonale : causes et traitements

Dernière mise à jour : 12 décembre, 2020

L’acné hormonale est une forme tardive d’acné qui affecte surtout les femmes. On estime à 30 % les personnes entre 25 et 30 ans souffrant de ce type de problème. De même, le pourcentage est de 20 % chez les femmes entre 22 et 50 ans.

Bien que ce ne soit pas une maladie grave, l’acné hormonale a parfois un impact important sur l’image et l’état psychologique de la personne touchée. Elle peut même détériorer la qualité de vie. Il existe de nombreux déclencheurs, mais le facteur hormonal prévaut.

L’acné normale, ou “acné vulgaire” est une affection fréquente pendant l’adolescence. On estime que jusqu’à 90 % des jeunes en souffrent. En revanche, l’acné hormonale est moins courante. Cependant, au cours des dernières décennies elle a augmenté dans le monde. Quels sont les traitements qui existent pour y faire face ?

Qu’est-ce que l’acné hormonale ?

L’acné hormonale est celle qui survient à l’âge adulte, après l’adolescence. Elle apparaît parfois suite à l’adolescence. Et d’autres fois, elle se prolonge ou persiste après en avoir déjà souffert pendant la phase juvénile.

Acné sur le corps d'une femme.

“Contrairement à l’acné juvénile, l’acné hormonale se localise généralement plus souvent dans le cou, autour de la bouche et sur les joues.”

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Comme l’indique un article publié dans les Annales Brésiliennes de Dermatologie, ce type d’acné présente quelques différences par rapport à l’acné vulgaire. La première d’entre elles est que les lésions sont inflammatoires et profondes. Par contre, les boutons sont moins abondants.

De plus, l’acné hormonale a tendance à laisser plus souvent des cicatrices car les peaux matures sont plus susceptibles de générer des marques.

Une autre différence est la zone dans laquelle elle se produit. L’acné juvénile affecte surtout la fameuse “zone T” qui comprend le front, le nez et le menton. Tandis que l’acné hormonale survient dans le cou, autour de la bouche et sur les joues. Dans les deux cas, cependant, les boutons peuvent apparaître sur n’importe quelle partie du corps.

Causes de l’acné hormonale

Les causes de l’acné hormonale sont variées. Mais, dans tous les cas, elles sont liées aux hormones. Et plus particulièrement à l’augmentation de la testostérone.

Cela se produit pour diverses raisons. Le premier de ces facteurs est l’irrégularité des menstruationsLa peau produit alors davantage de sébum, ce qui entraîne l’obstruction des follicules et favorise l’apparition de boutons.

La même situation a lieu lorsqu’une femme présente le syndrome des ovaires polykystiques (SOP). Ce dernier ne provoque pas l’acné mais l’encourage. De même, la consommation habituelle de tabac est également associée avec l’apparition de ce type d’acné. Ainsi que l’usage de produits cosmétiques inadéquats.

Le stress est aussi un autre facteur qui contribue à l’apparition de l’acné hormonale. Selon les indications de plusieurs chercheurs de l’Université McGillcela s’explique par le fait que le stress est impliqué dans l’augmentation de l’hormone cortisol qui favorise l’augmentation des hormones androgéniques. Par ailleurs, la pollution et la mauvaise alimentation contribuent également au problème.

Symptômes et manifestations

Le symptôme le plus évident est l’apparition de boutons, de points noirs et autres types de lésions sur la peau à la fin de l’adolescence. Cela peut se produire à tout âge, mais ce symptôme est plus fréquent entre 24 et 35 ans.

Acné sur la joue.

“Les lésions causées par l’acné hormonale sont généralement plus visibles. Elles peuvent également occasionner des douleurs et des cicatrices.”

Lisez aussi : Quels traitements pour l’acné papulo-pustuleuse ?

Contrairement à l’acné vulgaire, les lésions sont souvent plus douloureuses. L’inflammation est également plus visible et se situe dans la “zone U” déjà mentionnée : joues, cou et autour de la bouche.

Un autre aspect qui la définit est le fait qu’elle présente une résistance à la plupart des remèdes conventionnels utilisés contre l’acné. Par conséquent, comme sa cause est principalement hormonale, un traitement plus spécifique est nécessaire.

Traitements disponibles

L’acné hormonale requiert un traitement intégral qui doit être suivi par un dermatologue. Le plus souvent, un traitement topique est prescrit, complété par un traitement oral. Le traitement topique comprend généralement des produits contenant des composants tels que l’acide salicylique, le peroxyde de benzoyle, les rétinoïdes et les antibiotiques.

Selon un article publié dans le Journal Médical du Costa Rica et d’Amérique Centralele traitement oral s’effectue pour rétablir l’équilibre hormonal. Cela comprend généralement des pilules contraceptives et de la spironolactone qui est un diurétique, dans le cas des femmes. Pour les deux sexes, on utilise de l’isotrétinoïne (antibactérien et antiseptique) et la dapsone (antibiotique).

En outre, la thérapie biophotonique ou Kleresca est introduite depuis peu. Elle consiste en l’application d’un gel photoconvertisseur traversé par un faisceau de lumière. Il pénètre le derme, élimine les bactéries et diminue la production de sébum. Il prévient aussi l’apparition de cicatrices.

Que faire en cas d’acné hormonale ?

Vous avez des symptômes d’acné hormonale ? Vous vous inquiétez des conséquences sur la santé de la peau ? Si c’est le cas, consultez un dermatologue afin d’établir une évaluation et recevoir un traitement adéquat.

N’ignorez pas le problème, demain votre peau vous remerciera !

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