L'articulation de l'épaule, un appareil complexe

Les épaules sont les structures qui relient les bras au tronc. Grâce à elles, nous pouvons effectuer une multitude de mouvements pour lesquels de nombreux muscles sont sollicités.
L'articulation de l'épaule, un appareil complexe

Dernière mise à jour : 02 mai, 2022

L’articulation de l’épaule est complexe puisqu’elle est constituée de plusieurs articulations. Toutes travaillent ensemble pour permettre un mouvement harmonieux global. Si l’une ou l’autre échoue, le mouvement des épaules en sera affecté.

Les épaules

Les épaules sont la zone anatomique qui relie les bras au tronc. Cette zone est composée de l’union de trois os : omoplate, clavicule et humérus.

L’articulation de l’épaule gagne en stabilité grâce aux muscles. Ceux-ci sont chargés, tout d’abord, de permettre le mouvement. De plus, ils apportent un soutien à l’articulation.

Une grande partie des mouvements quotidiens, en particulier ceux qui sont effectués au-dessus de la tête, dépendent des épaules.

L’articulation de l’épaule

Articulation de l'épaule.

L’articulation de l’épaule est un complexe articulaire. Les joints qui la composent sont divisés en deux groupes de base.

Premier groupe

  • Articulation glénohumérale. Elle est formée par la tête de l’humérus et la cavité glénoïde. C’est la plus importante de toutes.
  • Articulation sous-deltoïdienne. Elle est considérée comme une articulation physiologiquement, mais pas anatomiquement. On y trouve deux surfaces qui glissent l’une contre l’autre : la face profonde du deltoïde et la coiffe des rotateurs. Elle comprend également une bourse séreuse, qui facilite le mouvement. Cette articulation est rattachée à la glénohumérale. Ainsi, un mouvement dans la gléno-humérale génère également un mouvement dans le sous-deltoïde.

Deuxième groupe

  • Articulation scapulothoracique. Dans celle-ci, l’omoplate glisse sur la cage thoracique. Elle est également considérée comme une articulation physiologique, mais pas anatomique. C’est la plus importante de ce groupe. Elle est mécaniquement liée aux deux autres.
  • Articulation acromio-claviculaire. Elle est située sur le segment externe de la clavicule.
  • Articulation sternoclaviculaire. Elle est située entre la partie interne de la clavicule et la partie supérieure du sternum.



Les ligaments de l’articulation de l’épaule

L’union entre les bras et le tronc est possible grâce à plusieurs groupes de ligaments :

  • Ligament capsulaire. Il va du col de l’humérus à la cavité glénoïde. Il est fibreux et en forme de manchon.
  • Ligament coracohuméral. Il est inséré entre l’omoplate et l’humérus. Il est épais et solide.
  • Ligaments glénohuméraux. Il y en a trois : supérieur, moyen et inférieur. Ils traversent tout l’humérus.
  • Ligament huméral transverse.
  • Ligaments coracoglénoïdes.

Mouvements et rythme scapulohuméraux

Articulation de l'épaule.

Les mouvements de l’articulation de l’épaule s’effectuent selon trois axes :

  • L’axe transversal, qui dirige les mouvements de flexo-extension ;
  • L’axe antéropostérieur, qui dirige les mouvements d’abduction-adduction ;
  • L’axe vertical, qui dirige les mouvements de rotation ;
  • Tous produisent un quatrième mouvement : celui de la circumduction.

Les mouvements de l’épaule donnent lieu à deux fonctions importantes : le rythme scapulo-huméral (SH) et la stabilité du complexe de l’épaule. Le rythme scapulohuméral est une combinaison de mouvements au niveau des articulations scapulothoracique et glénohumérale. Leurs fonctions sont les suivantes :

  • Répartir le mouvement entre les deux articulations pour étendre leur amplitude ;
  • Faciliter la congruence articulaire, c’est-à-dire l’harmonie entre les différents composants ;
  • Aide les muscles à agir sur l’humérus.



La stabilité des épaules

Stabilité des épaules.

La stabilité de l’épaule est assurée par une interaction complexe. Il s’agit d’éléments stabilisateurs statiques, à savoir les surfaces articulaires de l’humérus et de la fosse glénoïdienne, le bourrelet glénoïdien, la capsule et les ligaments.

Des éléments stabilisateurs dynamiques interviennent également. Ce sont les muscles gléno-huméraux, les muscles scapulo-thoraciques et les muscles thoraco-huméraux. La coiffe des rotateurs est l’élément stabilisateur.

Le long tendon du biceps complète cette fonction. Enfin, le liquide synovial agit comme un limiteur passif de mouvement.

L’articulation de l’épaule est celle qui a la plus grande mobilité au sein du système musculo-squelettique. De ce fait, elle est sujette à de multiples blessures et affections. C’est même celle qui se disloque le plus facilement. Il est donc important d’y porter une attention particulière.

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