Le syndrome de la reine des abeilles chez les femmes

· 4 février 2019
Le syndrome de la reine des abeilles cache une série de carences et d'insécurités que la femme qui en affiche le comportement projette sur les autres femmes au travers de la soumission.

Le syndrome de la reine des abeilles ou syndrome Queen Bee  n’est pas toujours reconnu par certains professionnels. Cependant, nombreux sont ceux qui se référent à ce terme pour identifier et signaler les comportements malveillants et compétitifs qu’ont certaines femmes envers d’autres femmes.

Dans les ruches, la reine joue un rôle prépondérant puisqu’elle est entourée de divers mâles et d’autres femelles qui ne sont pas fertiles. Le syndrome de la reine des abeilles fait référence à un sentiment de supériorité de certaine femme vis-a-vis des autres femmes dans un environnement fortement compétitif.

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Société et compétitivité

femme compétitive

Depuis l’enfance, on nous apprend à rivaliser les uns avec les autres. En effet, les adultes ont tendance à comparer les enfants. De fait, ils encouragent cette compétitivité entre enfants mais ce phénomène peut parfois faire chuter leur estime de soi.

C’est pourquoi, quand on veut être le meilleur, on ne le fait pas pour s’améliorer, mais pour se démarquer, pour exceller, pour que les autres soient jaloux de nous. Le syndrome de la reine des abeilles correspond à cette problématique, mais il ne concerne cependant que les femmes.

Les femmes subissent une grande pression sociale: Des standards de beauté élevés, la pression d’être toujours parfaite, de tout faire bien et ce dans un milieu féminin fortement concurrentiel.

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Pourquoi voyez-vous plus de femmes en compétition avec d’autres femmes plutôt qu’avec des hommes ? Parce qu’avec les femmes elles se sentent plus identifiées et parce qu’il y a une série de comportements qui ont été appris depuis l’enfance. Critiquer les autres femmes, les juger, vouloir être meilleures que les autres….

Comme on peut l’imaginer, ce sont des comportements qu’on devrait combattre. Cependant, ces comportement restent présents et pour certaines femmes ils peuvent s’apparenter au syndrome de la reine des abeilles.

Le syndrome de la reine des abeilles : comment le détecter

femme critiquant une autre femme

Pour savoir si une femme souffre du syndrome de la reine des abeilles, il suffit d’observer son comportement. Parfois, on pourrait croire qu’elle a un ego démesuré, qu’elle est très compétitive ou envieuse. Mais si nous y regardons de plus près, nous verrons qu’il y a d’autres raisons :

  • On la trouvera toujours en train de dire du mal d’une autre femme. A colporter des ragots sur ce qu’elle fait ou ne fait pas. Tout ce qui est dit est toujours négatif, dégradant et humiliant.
  • Son empressement à se démarquer et à toujours se mettre au-dessus des autres à tout prix, l’amène à perdre des amitiés et à montrer un comportement passif-agressif très déconcertant.
  • Elle essaiera de faire en sorte que d’autres femmes deviennent ses « sujets » pour devenir plus puissante. De cette façon, elle finira par détruire l’estime de soi et le moral de ceux qu’elle considère comme des rivales.

Comme on le voit, cette attitude est très néfaste. Cela fait beaucoup souffrir les personnes qui ont la triste expérience de côtoyer quelqu’un qui souffre de ce syndrome. Mais que cache réellement le syndrome de la reine des abeilles ?

Des femmes avec beaucoup d’insécurités

insécurité

Les femmes atteintes du syndrome de la reine des abeilles doivent piétiner et miner l’estime de soi de celles qu’elles considèrent comme leurs rivales. Elles le font parce qu’elles ne se sentent pas certaines de pouvoir réaliser ce qu’elles désirent.

En réalité, elles projettent leurs insécurités sur d’autres femmes. Elles cherchent donc, d’une manière plutôt malheureuse, à obtenir la sécurité qui leur fait défaut.

Chaque fois que nous voyons une femme qui malmène les autres, quelqu’un qui essaie de se démarquer, une « chipie » en quelques sorte. Posons-nous cette question. Cette femme se sent-elle vraiment meilleure, plus forte et plus puissante que les autres? En réalité, sous toute cette façade, il y a peut-être une personne blessée, fragile, avec une estime de soi brisée et de multiples insécurités non résolues.

Malgré cela, nous devons apprendre à nous protéger de ces personnes qui souffrent du syndrome de la reine des abeilles parce qu’elle peuvent nous faire beaucoup de mal.

Sans en être conscientes, elles diffusent leurs faiblesses, leurs insécurités et à leurs peurs qu’elles ne reconnaissent pas elles-mêmes.

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Avez-vous déjà été témoin du syndrome de la reine des abeilles ? Avez-vous connu quelqu’un de votre entourage (professionnel, personnel…) qui l’a subi ?

García-Velasco Rubio, O. (2013). El síndrome de la abeja reina. Retrieved from https://dialnet.unirioja.es/servlet/dctes?codigo=96188