Qu'est-ce que le syndrome de Sinding Larsen Johansson ?

Décrit par Sinding-Larsen en 1921 et Johansson en 1922, le syndrome de Sinding est une surcharge mécanique à l'extrémité inférieure de la rotule. Il est courant chez les jeunes athlètes en phase de croissance.
Qu'est-ce que le syndrome de Sinding Larsen Johansson ?

Dernière mise à jour : 20 janvier, 2021

Le syndrome de Sinding Larsen Johansson se caractérise par une douleur qui survient pendant les activités physiques, juste à l’extrémité inférieure de la rotule. Il s’accompagne d’une inflammation locale et d’une douleur importante en touchant cette zone.

Il a été décrit par Sinding-Larsen en 1921 et Johansson en 1922. Le syndrome de Sinding consiste en une surcharge mécanique par traction, similaire à celle qui se produit à l’autre extrémité du tendon rotulien, appelée Osgood Schlatter.

Chez les jeunes en croissance, il existe une zone appelée la physis où se trouvent les cellules qui provoquent la croissance osseuse. Cette zone est faible et diverses pathologies peuvent y apparaître.

Dans le syndrome de Sinding Larsen, en raison d’une traction répétitive due à des gestes sportifs, il y a « souffrance » de la physis et, par conséquent, douleur dans cette zone.

Diagnostic du syndrome de Sinding

Le syndrome de Sinding touche le genou des adolescents.

L’examen clinique est généralement suffisant pour le diagnostic. La douleur peut produire l’impuissance fonctionnelle que l’adolescent manifeste habituellement par « une incapacité à sauter », « des difficultés à frapper la balle avec force », etc. Le syndrome de Sinding a tendance à s’aggraver lorsqu’il fait froid et à s’améliorer avec l’échauffement.

Cependant, si la douleur est intense, le jeune peut finir par boiter considérablement. Ainsi, d’autres pathologies doivent être exclues. Ce n’est qu’en cas de récidives fréquentes, de douleurs très intenses ou de traumatismes antérieurs qu’une radiographie doit être demandée et une échographie doit être évaluée.

Facteurs de risque du syndrome de Sinding

Certains des facteurs de risque de souffrir de cette pathologie sont :

  • Pratique du sport de façon intensive.
  • Surpoids ou obésité
  • Les facteurs environnementaux, tels que le terrain de jeu.
  • Chaussures inappropriées.
  • La taille.
  • État musculaire et âge.

Chez les patients présentant des facteurs de risque, la récidive de la douleur est très fréquente. Il est important d’avoir le bon diagnostic et d’expliquer à la famille le déroulement du processus jusqu’à la fin de la croissance.

Comment le syndrome de Sinding se traite-il ?

Le but du traitement est d’éliminer la douleur, tout en essayant de maintenir, autant que possible, les activités. Cela peut généralement se faire grâce à une combinaison d’étirements, de refroidissement local et de médicaments anti-inflammatoires.

Des exercices d’étirement doivent s’effectuer avant de faire du sport. Ils ciblent généralement les muscles avant et arrière de la cuisse, appelés quadriceps et ischio-jambiers.

Après une activité physique, de la glace peut être utilisée sur la zone douloureuse pendant 20 minutes. Un traitement avec des anti-inflammatoires peut aider à contrôler la douleur.

Dans les cas où les symptômes de la douleur sont intenses et dans ceux dans lesquels la douleur ne peut être réduite avec les mesures précédentes, d’autres directives de traitement seront suivies telles que :

1. Repos sportif

Cette pathologie s’améliore beaucoup avec le repos du sport habituel. Le patient peut continuer à aller à l’école mais doit baisser l’intensité du sport pendant 10 à 15 jours. Avec cela, 90% des cas s’améliorent.

2. Traitement de physiothérapie

Dans les cas plus difficiles ou chez les jeunes ayant des exigences sportives élevées, le physiothérapeute aidera à réduire l’inflammation dans la région. Des bandages fonctionnels ou des sangles peuvent s’utiliser pour atténuer la douleur.

Un anti-inflammatoire et de la glace peuvent réduir la douleur du syndrome de Sinding

3. Plasma riche en plaquettes

Ce type de traitement est à l’étude, car son efficacité dans ces processus est actuellement inconnue.

Les plaquettes sont obtenues à partir du sang du patient et injectées dans la zone. Il s’agit donc d’un traitement biologique qui ne nuit pas au patient. Cela peut être une option dans les cas très difficiles et à répétition élevée.

4. Chirurgie

Le recours aux techniques chirurgicales est extrêmement rare dans cette pathologie. La chirurgie n’est utilisée que pour les cas de complications et, généralement, chez les adultes.

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Quand reprendre une activité physique ?

Vous pouvez faire des exercices de force et d’équilibre une fois que la douleur s’est calmée pour limiter les futurs épisodes de douleur. Il reste conseillé de pratiquer un autre entraînement ou de faire des activités qui ne nécessitent pas de course ou de saut comme la natation ou le cyclisme.

La plupart des jeunes athlètes peuvent pratiquer des sports avec une légère douleur sans causer de dommage. Cependant, faire du sport avec une douleur modérée ou sévère peut aggraver la maladie ou la rendre difficile à traiter.

Lorsque vous reprenez le sport, il peut être utile de porter une genouillère pour couvrir la zone irritée. Votre médecin vous aidera à décider quand et comment vous pouvez reprendre une activité physique en toute sécurité et pleinement.

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