Technique d’autopsie neuropathologique

29 juin 2020
L'autopsie neuropathologie comprend deux grandes phases. La première est l'autopsie crânienne et la seconde l'autopsie rachidienne. Dans le premier cas, on libère le cerveau et dans le second, la moelle épinière, afin de pouvoir l'étudier.

Une autopsie neuropathologique est une procédure que l’on effectue pour identifier les éventuelles blessures du système nerveux qui conduisent à la mort. Ces blessures peuvent être de nature primaire ou secondaire.

Les lésions primaires sont celles qui correspondent au processus fondamental ou direct qui conduit à la mort. Tandis que les lésions secondaires sont celles qui participent à une autre pathologie fondamentale présente dans le corps.

Dans le cadre de l’autopsie neuropathologique, on réalise des prélèvements du système nerveux. Ces processus suivent certaines réglmentations et varient en quantité et en localisation, selon que les lésions sont de nature primaire ou secondaire.

La technique macroscopique de l’autopsie neuropathologique comprend deux grandes phases : l’autopsie crânienne et l’autopsie rachidienne. Lors de l’autopsie crânienne, on prélève le cerveau pour l’étudier. Lors de l’autopsie rachidienne, on fait de même avec la moelle épinière et les ganglions postérieurs.

Les étapes de l’autopsie neuropathologique

L’extraction du cerveau

L'autopsie neuropathologique dans le cerveau

Il est préférable d’extraire le cerveau dans les 24 heures suivant la mort. Généralement, un pathologiste, un technicien et un assistant effectuent cette procédure. Les étapes de l’extraction du cerveau sont les suivantes :

  • Placement du corps sur la table d’autopsie en position allongée : il faut placer le cou et l’occiput sur un appui-tête, avec pour objectif d’élever le crâne et de faciliter les manœuvres
  • Incision au scalpel d’une oreille à l’autre : la profondeur doit atteindre le périoste, c’est-à-dire très près de l’os
  • Ensuite, on sépare les plans périostaux, en les faisant avancer et reculer. Ainsi, le crâne est à découvert
  • Une découpe à la scie circulaire est réalisée, en partant de l’avant du crâne et en faisant le tour jusqu’à atteindre le même point de départ. La coupure ne doit pas dépasser la dure-mère
  • Ouverture du sinus longitudinal supérieur : on l’ouvre de l’avant vers l’arrière et on prélève une petite partie de la dure-mère, que l’on coupe latéralement. Le cerveau doit être à découvert
  • On continue à séparer la zone des pôles frontaux : la meilleure technique consiste à le faire avec l’index et le majeur en tirant doucement. Ensuite, on découpe le chiasme optique et les parties restantes des paires crâniennes. Le cerveau doit être dégagé
  • On coupe ensuite au scalpel les deux côtés de la tente du cervelet
  • On tire doucement sur le cerveau, le cervelet et le tronc. Ensuite, le bulbe est coupé à travers la région occipitale avec le scalpel. La coupe doit être très basse, de sorte que le bulbe rachidien soit prélevé en entier. Le cerveau doit être complètement libre
  • Les apophyses lymphoïdes sont brisées avec le scalpel. On ôte l’hypophyse à l’aide d’une pince et d’un scalpel

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Manipulation du cerveau dans l’autopsie neuropathologique

Une coupe transversale du cerveau

Une fois le cerveau extrait, il faut le peser sur une balance. Il doit ensuite être suspendu avec un fil. Ce dernier va du basilaire au tronc cérébral. On laisse ensuite le cerveau flotter dans du formol à 10 %.

Le récipient doit être hermétiquement fermé et étiqueté. Il y est normalement laissé pendant 15 jours, sauf en cas de suspicion de maladie à prions. Si c’est le cas, il doit être laissé pendant au moins un mois.

Après cette période, on réalise l’étude macroscopique externe. La première étape consiste à laver le cerveau dans l’eau pendant 24 heures. Ensuite, il faut procéder à une palpation et à une inspection. Puis on effectue les coupes coronaires et on prélève des échantillons pour une étude microscopique ultérieure.

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L’autopsie rachidienne

L’autre grande phase de l’autopsie neuropathologique est l’autopsie rachidienne. Dans ce cas, la première chose à faire est d’extraire la moelle épinière, par une approche interne ou externe. Une fois libérée, on la laisse à disposition pour la palpation et l’inspection des deux côtés.

On prélève ensuite la moelle épinière. Pour ce faire, on réalise des coupes transversales tous les 3 ou 4 centimètres. S’il existe une pathologie spécifique de la moelle épinière, on doit prélever des échantillons représentatifs.

Les échantillons doivent être prélevés dans les régions cervicale, dorsale et lombaire. Mais également au niveau du sacrum, lorsque cela est possible.

 

  • De Guevara, J. F. L. Técnica de la autopsia neuropatológica Técnica macroscópica de realización de la autopsia y procedimiento de obtención de muestras.