Oloparib : découvrez tout ce qu'il faut savoir

L'olaparib est un inhibiteur de la réplication des cellules tumorales. Il modifie le processus de copie de l'ADN dans les cellules néoplasiques. Les études scientifiques sur ce médicament sont prometteuses.
Oloparib : découvrez tout ce qu'il faut savoir
Franciele Rohor de Souza

Relu et approuvé par la pharmacienne Franciele Rohor de Souza.

Écrit par Equipo Editorial

Dernière mise à jour : 01 mars, 2023

Olaparib est un médicament de chimiothérapie indiqué pour le traitement de différents cancers à un stade avancé. La marque déposée est Lynparza, et il a été développé par la société pharmaceutique AstraZeneca.

Il existe différentes formes pharmaceutiques d’olaparib, et l’une ou l’autre est indiquée selon la pathologie et le stade du patient. Par exemple, la formulation en comprimés est utilisée en monothérapie pour le traitement d’entretien de patients adultes atteints d’un cancer épithélial de haut grade de l’ovaire et des trompes de Fallope. Il fonctionne également dans les rechutes chez les patients sous traitement à base de platine.

D’autre part, l’olarparib en gélules est utilisé pour traiter les cancers qui possèdent un gène muté : BRCA. Ce gène joue un rôle très important dans le développement du cancer, en particulier du sein et des ovaires.

Les gélules et les comprimés d’olaparib ne sont pas interchangeables en raison des différences de dosage et de biodisponibilité de chaque formule. D’autre part, il convient de mentionner les effets indésirables que ces formules peuvent provoquer chez les patients qui les prennent :

  • Nausée
  • Diarrhée
  • Fatigue
  • Neutropénie
  • Thrombocytopénie
  • Vertiges

Le mécanisme d’action de l’olaparib

L’olaparib est un médicament qui inhibe les enzymes humaines responsables de la réparation correcte de l’ADN. Ces enzymes sont connues sous le nom de PARP.

Il a été démontré qu’il inhibe la croissance de lignées cellulaires tumorales sélectionnées in vitro et qu’il inhibe la croissance de tumeurs in vivo. Il peut être utilisé aussi bien en monothérapie qu’en association avec des chimiothérapies préalablement établies.

Lorsque l’olaparib se lie à ces enzymes associées à l’ADN, par une série de réactions, il parvient à empêcher la réparation de l’ADN. Dans les cellules saines, cette réparation nécessite le bon fonctionnement des gènes BRCA-1 et BCRA-2. Dans les cellules tumorales qui présentent un dysfonctionnement de ces protéines, d’autres voies de réparation alternatives sujettes aux erreurs commencent à s’activer, provoquant une plus grande instabilité génomique.

Après plusieurs cycles de réplication de ces cellules tumorales, l’instabilité génomique peut atteindre des valeurs intolérables. En conséquence, les cellules cancéreuses meurent. La raison en est qu’elles présentent un nombre élevé de dommages à l’ADN.

Dans des études réalisées avec des patients porteurs d’une mutation BRCA, il a été constaté que l’administration d’olaparib après un traitement au platine était bénéfique. Il en a résulté un retard dans la progression tumorale et une augmentation de la survie globale par rapport au traitement au platine seul.

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Olaparib interfère avec la réplication de l’ADN des cellules tumorales.



Olaparib et BRCA

Comme nous l’avons mentionné, bien qu’il puisse être utilisé pour le traitement d’autres cancers, l’olparib est surtout indiqué pour le traitement du cancer du sein. Surtout lorsque celui-ci est avancé. Il est aussi indiqué pour le traitement du cancer de l’ovaire métastatique.

En ce qui concerne le cancer du sein, l’un des événements moléculaires les plus fréquents dans les tumeurs du sein triple négatif est l’altération de la fonction de la protéine BRCA. Cette variété oncologique est l’une des plus agressives pour les femmes,

Parmi les patients atteints d’un cancer du sein porteur d’une mutation du gène BRCA1, plus de 80 % ont un cancer du sein triple négatif. Environ 15 % des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire et 5 % des patients atteintes d’un cancer du sein, du pancréas ou de la prostate présentent des mutations héréditaires BRCA1 ou BRCA2.

Olaparib et BRCA.
Une efficacité prometteuse de l’olaparib a été constatée chez les patients porteurs d’une mutation du gène BRCA.

L’olaparib est un inhibiteur de PARP, qui, comme nous l’avons vu, sont des protéines qui aident à réparer l’ADN endommagé. Étant donné que les mutations BRCA peuvent également interférer avec la réparation de l’ADN, une inhibition similaire de ce processus avec l’olaparib peut entraîner la mort des cellules cancéreuses.

Différents essais cliniques de phase II ont évalué l’efficacité de l’olaparib en monothérapie et en association avec d’autres médicaments chimiothérapeutiques. L’efficacité de l’olaparib, en monothérapie, chez les patientes atteintes d’un cancer du sein avancé lourdement prétraité, a eu un taux de réponse objective plus élevé.



En somme…

L’olaparib, par inhibition de la PARP, représente une nouvelle approche en tant que traitement antinéoplasique. Il peut ainsi répondre à un besoin non satisfait chez les patients atteints d’un cancer associé à BRCA.

S’agissant de pathologies néoplasiques avancées, les traitements sont compliqués. L’association thérapeutique et un suivi prolongé du patient sont toujours nécessaires. L’idéal est d’être conseillé par des experts en oncologie toujours à l’écoute des besoins du patient et qui considèrent toutes les variables.


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