Quels poissons ne contiennent pas d’anisakis ?

24 septembre 2020
Les poissons contaminés par des anisakis peuvent provoquer de graves intoxications alimentaires. Il est donc important de faire attention à la consommation de cet aliment. Quels poissons sont exempts de ce parasite ? Découvrez-les !

Tous les poissons ne contiennent pas d’anisakis ; certaines variétés n’ont pas ce parasite et leur consommation est donc considérée comme sûre. L’anisakis est un nématode qui peut être très nuisible lorsqu’il est introduit dans le corps humain.

Selon les informations publiées par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), elle est à l’origine d’une maladie appelée anisakiase, qui peut déclencher de graves réactions dans l’organisme, tant digestives qu’allergiques.

Selon cette même source, la meilleure façon d’éviter cette condition est d’éviter de manger du poisson cru ou des calmars insuffisamment cuits. Par conséquent, en plus de connaître les poissons qui ne contiennent pas d’anisakis, nous verrons quelques conseils pour réduire le risque d’infection.

Les poissons qui ne contiennent pas d’anisakis

L’anisakis est un parasite qui, selon une revue publiée dans l’International Journal of Parasitology, peut se trouver dans différentes souches, ce qui conditionne la réaction ultérieure de l’organisme humain.

Il est généralement présent dans les céphalopodes, mais aussi dans des poissons tels que le merlu, le chinchard, la sardine ou la morue. Cependant, tous les produits de ce type ne sont pas susceptibles d’héberger le nématode.

En général, les poissons vivant en eau douce ne sont pas atteints par ce parasite. La truite et le saumon d’élevage sont tous deux des aliments sûrs du point de vue de l’absence de ce micro-organisme.

Il convient de noter qu’il s’agit d’un parasite dont l’ingestion peut déclencher un processus d’anaphylaxie, comme l’indique un article publié dans la revue Internal Medicine. C’est pourquoi il faut aussi se demander quels poissons en contiennent et, si oui, comment les rendre propres à la consommation.

Une truite au four.
Des variétés de poissons comme la truite sont considérées comme exemptes d’anisakis. Par conséquent, leur consommation ne présente pas de risque d’infection.

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Les moyens d’éviter les anisakis

Bien qu’un poisson puisse contenir des anisakis, il existe des moyens d’éviter sa présence. L’un d’entre eux consiste à l’introduire dans une saumure ou à la baigner dans du sel. Ainsi, alors que le cabillaud pourrait héberger le parasite, sa version conservée dans le sel est considérée comme sûre.

Une autre méthode pour tuer cet organisme dangereux est la congélation. Une étude publiée dans la revue Parasitology Research souligne que les poissons doivent être soumis à une température inférieure à -15°C pendant 24 heures pour assurer la destruction du parasite.

C’est la raison pour laquelle, avant de consommer du poisson cru, il est recommandé de le congeler. Cela réduit considérablement le risque d’intoxication alimentaire. Il est donc possible de préparer en toute sécurité des préparations telles que les sushis sans risque de problèmes ultérieurs.

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Cuisiner du poisson pour tuer les anisakis

Outre la congélation, il existe d’autres méthodes pour éviter l’empoisonnement par les anisakis. Une option efficace consiste à soumettre le poisson à des températures élevées. La friture et la cuisson au four sont toutes deux efficaces pour minimiser le risque de contamination par le parasite.

Cependant, fumer ou mariner ne suffit pas à tuer l’organisme qui provoque ces infections. Pour garantir la salubrité du poisson fumé, il est conseillé de le congeler ensuite, sinon il risque de ne pas être comestible.

Il convient de noter que manger des nématodes est dangereux, car la plupart des gens ne savent pas s’ils y sont allergiques ou non. Par conséquent, ce qui pourrait être un simple processus inconfortable d’un point de vue gastro-intestinal, peut devenir un trouble aigu avec des risques pour la santé.

Il est donc crucial de s’assurer de l’absence d’anisakis dans le poisson avant sa consommation, soit parce que l’aliment en question n’est pas un hôte potentiel, soit parce que les mesures nécessaires ont été prises pour éliminer le parasite.

Une femme qui mange du thon.
Une bonne cuisson du poisson peut aider à prévenir les intoxications alimentaires.

Tous les poissons ne contiennent pas d’anisakis

Comme nous l’avons vu, les anisakis peuvent constituer un risque sanitaire majeur. Vous savez maintenant que les poissons ne sont pas susceptibles de l’héberger à l’intérieur. Si vous avez des doutes, pensez que les poissons de rivière ou d’élevage sont exempts de ce nématode.

De plus, lorsque vous cuisinez des aliments provenant de la mer, assurez-vous qu’ils sont bien cuits pour qu’ils soient sains et exempts de pathogènes.

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